BLANC KT
Les cabaretiers, soumis au maximum et peu soucieux de donner à boire el à manger sans profit pour euxmêmes, ôtaient leurs enseignes à l'arrivée des volon- . tairas dans la ville (ce qui se produisait très-souvent), et ils ne les replaçaient qu'après le départ des « défenseurs de la pairie ». Le 30 avril 1 794, la municipalité leur enjoignit de ne plus agir ainsi à l'avenir, sans en avoir préalablement fait la déclaration huit Jours auparavant.
La question des subsistances m'a entraîné un peu loin. Je vais revenir sur mes pas et suivre, autant que possible, dans leur ordre chronologique, les dilTérents actes de l'autorité municipale.
Le 9 Juillet 1793, à sept heures du soir, la municipalité procéda solennellemant h. la publication de l'acte constitutionnel du 21 juin 1793 et à la proclamation de la déclaration des droits de l'homme. J'ai déjà parlé, dans un chapitre précédent, de cet événement, qui couronnait l'édifice Jacobin. Toutes les autorités constituées furent convoquées pour assister à cette cérémonie. Le 21 juillet, les citoyens furent réunis à son de caisse, en assemblée primaire; ceux de la partie basse aux Augustins, ceux de la partie haute aux Récollels, pour voter sur l'acceptation de la constitution.
Le 15 août 1793, les chevaliers de Saint-Louis commencèrent à déposer leurs croix et leurs brevets au secrétariat de la municipalité, en exécution du décret du 28 juillet. « La croix de Saint- Louis, avait dit Manuel h. la Convention » est une tache sur un habit ; il la faut « effacer. C'était la marque dont les rois notaient leurs
u esclaves ; il en demande la suppression, la Convention u nationale la décrète '. »
Les chevaliers qui comparurent ce Jour-là étaient MM. Jean Martial, Choppy-Lebet, Louis Gbnpellet et Pierre -Antoine Pontenette ; Charles Vizien du Cluzeau, administrateur du district du Blanc, se présentait pour son frère, Philippe Vizien du Cluzeau, lieutenant de la gendarmerie nationale au Blanc, et alors & l'armée de Tours.
Le registre prend soin de décaire les breveta. Celui du citoyen Choppy avait été donré à Versailles le 17 juillet 1777, il était signé LouU et plus bas k comte de Monlbarey. Le brevet du citoyen Chappellet avait été donné h. Beauvais, Tfe 1" juin 1777, il était signé fe marqua de Fraguet, comme chargé de recevoir à la dignité de chevalier. Celui du citoyen Fontenette datait du 37 avril 1783, il était contresigné Sigur. Cehii du citoyen du Cluzeau avait été donné à Paris, le 36 octobre 1791, il était contresigné Duportal.
Le 19 août, le citoyen François-René Pichon déposa le brevet de la croix de Saini-Louis pour sou frère Joseph Pichon, capitùne au bataillon de l'Indre, alors & l'armée de la Moselle, division du géaénil Puiay. Le brevet avait été délivré le 24 juin de l'ande grâce 1792,
Le 17 août, le Conseil renvoya au juge do paix une lettre du curé de Villemort qui dénonçait le ciloyen Bichier comme ayant tenu des propos contce-révolution-
< ŒuvfSi de MoximUien Robespierre, tome Bebond, page 349; Paris. ~ Laponnerayei — 18*0.
tOO LE BLANC ET SA MLNICIPALITI-
naires. 11 avait demandé à une funme de la métairie du ci-devant château de Villemort si elle serait bien aise si Hi meilleurs revenaient, et lui avait afQrmé qu'ils reviendraient dans trois semainas '.
Un peu plua tard, le 26 décembre, les institateuTB et maîtres d'écriture du Blanc fuient dénoncés parce que au lieu de donner congé à leurs élèves chaque décadi, jour consacré aux repos et aux fètea civiques, ila continuaient à choisir, suivant l'ancien usage, les jeudis, dimanches et fêtes. Op, ces jours rappelaient <i les préjugés du fanatisme, qu'il est intéressant de détruire pour maintenir le bon ordre ». La municipalité enjoignit aux dits instituteurs de se conformer au calendrier républicain.
Le 15 novembre 1793, un acte de vandalisme bien regrettable fut commis en présence des membres du Conseil général rexêtus de leurs écharpes. On brûla sur la place des Hautes-Toura, puis sur la place publique de la partie basse de la ville, tous les titres concernant les droits féodaux, déposés au secrétariat de la municipalité par les ci-devant seigneurs féodaux, commissaires à terrier, notaires, etc. Que de monuments précieux pour notre histoire disparurent ce jour-là !
Le 15 novembre 1793, on s'occupa des publications h faire, pour parvenir è la vente de la culasse de l'étang de la "Mer-Bouge, dont le dessèchement avait été ordonné.
Le & décembre, dans la reddttjon des comptes d'un