‹ Le blé et les céréalesChapitre 20 sur 101 · ioo k 5.820 k · texte numérisé non relu

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Moyenne. 3.o9G k 5.yoo k

Pour Forge, on peut compter environ 166 kilos de paille et L00 kilos de grains,

Ces rapports sont, d'ailleurs, très variables avec les années, avec les variétés d'avoine, de froment ou d'orge cultivées ; mais, de toutes façons, le poids de la paille dépasse très largement celui du grain. Il en est de mémo pour le seigle, le sarrasin et le niais. On voit par conséquent qu'il est an inoins naturel de se demander quelles sont l'importance agricole <>t la valeur économique d'un produit accessoire dont on néglige souvent de faire mention en parlant des céréales.

1. — La paille de seigle est la plus estimée. On l'utilise pour fabriquer des paillassons, pour rémpailler des chaises, faire des liens, couvrir les meules et les habitations toits de chaume); la paille de seigle est également employée dans La fabrication des papiers d'emballage.

Les qualités très appréciées de la paille de seigle comme matière première industrielle ont pour effel d'en provoquer la vente. Une partie de la récolte est donc portée au marché au Lieu d'être consommée par les animaux ou de servir de litière ± ce qui est le cas pour la plus grande portion des autres pailles de céréales.

2. — - La paille de froment, moins forte, moins rigide, que la paille de seigle, est peu employée indus triellement. En revanche, les cultivateurs en vendent de grandes quantités pour servir soit à la nourrit ure, soit à la litière des animaux — des chevaux surtout — que Ton entretient dans les villes ou lés campagnes

et qui servent à des transports ou à la production du lait (nourrisseurs des grandes villes).

3. — La paille d'orge est peu appréciée; il est rare qu'on la vende. Elle est donc entièrement consommée par les animaux de ferme, ou utilisée comme litière.

4. — La paille <¥ avoine est de meilleure qualité soit pour l'alimentation, soil même pour Les litières; mais on en vend beaucoup moins, cependant, qu'on ne vend de paille de froment. Les trois quarts des pailles d'avoine sont assurément conservés dans les exploitations rurales et constituent des moyens de production , de véritables matières premières servant, soit à nourrir le bétail, soit à fabriquer 1<> fumier qui est lui-même une matière première de l'industrie agricole.

5. — Les pailles de sarrasin et de maïs ont peu de valeur : la première sert presque toujours de litière; La seconde est constituée par des tiges très dures rarement consommées parle bétail et le plus souvent employées comme litière ou brûlées. On nè vend, ou plutôt on ne vendait que les spathes du maïs, c'est-àdire Les enveloppes de l'épi qui peuvent servir à remplir des paillasses d'excellente qualité. Cet usage est devenu beaucoup plus rare, et, d'ailleurs, le maïs n'est cultivé que dans une zone restreinte : en Bourgogne, dans la Bresse, et dans la vallée de la Garonne.

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