TOTAL
Nous sommes persuadé que ce total de de deux
MILLIARDS NEUF CENT SOIXANTE-SEIZE MILLIONS de franCS
représente av( k c une approximation suffisante, la valeur des céréales faisant réelle men1 partie du produit brut agricole.
C'est bien là, sans erreurs et sans double emploi, le montant de la richesse annuellement partageable (Mitre les propriét ai res ruraux, les exploitants. les salaries, et en un mot, entre 1rs diverses personnes qui ont concouru par lëurs capitaux, leur activité directrice on leur travail manuel, à la production des céréales ; et, bien entendu, nous ne parlons ici que de cet élémenl spécial du produit brut de Fagriculture.
Il y a loin, comme on le voit, du chiffre de 2. ( >7<)miilions de francs auquel aboutissent nos calculs, à celui de 5 milliards (pic donne la statistique officielle.
L/écarf s'élève à plus de deux milliards, parce qu'il est indispensable de ne pas être La dupe d'un mirage et de ii< i pas croire que nous pouvons réellemenl disposer de cette richesse globale évaluée à 5 milliards de francs pour donner du pain à tous ou pour alimenter ni dehors de L'agriculture — toutes les industries qui empruntent à La production rurale les matières premières dont elles ont besoin.
C'est en acceptant sans contrôle des évaluations exagérées du même genre qu'on arrive à admettre l'existence d'immenses richesses dont il suffirait de faire une plus équitable répartition pour assurer le bien-être à la foule.
Une vue plus exacte et une étude plus attentive des réalités nous prouvent, notamment, que nos richesses agricoles sont encore trop modestes pour donner à tous le superflu, ou même du pain blanc !
Aux illusions que peut entretenir la lecture de statistiques mal comprises et mal interprétées, il est donc utile d'opposer des réalités. C'est ce que nous avons, cherché à faire en parlant du produit des céréales.