‹ Le blé et les céréalesChapitre 30 sur 101 · francs · texte numérisé non relu

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Et la baisse atteint ici la proportion de 31%- Les diverses régions dont nous venons de parler ont donc été très éprouvées par la baisse des prix qui a exercé une influence visible sur les loyers agricoles. — Les terres de ces régions produisent notamment beaucoup de grains et leur amélioration est difficile en raison de leur nature physique. Quant à Leur composition chimique, assez satisfaisante d'ordinaire, elle ne peut pas être modifiée heureusement et rapidement puisque le sol est déjà assez riche. — Le développement de la production n'a pas toujours compensé la baisse des prix et la culture des céréales a subi L'influence de la dépression des coin s

Dans d'autres régions, au contraire, là où l'élevage

et l'engraissement du bétail ont plus d'importance que la production des grains, La baisse des profits a été bien moins sensible parce ([Lie le prix du bétail n'a pas été^afTecté par la dépression des cours dans la même mesure que celui des céréales.

Voici I< s variations constatées pour les revenus des domaines ruraux des hospices de Nevers (Nièvre) :

1876-80 100 francs.

18SG-90 n3

On voit qu'ici la diminution du revenu des terres est très faible.

Aux environs de Moulins on constate des faits analogues, parce qu'il s'agit aussi d'un régime d'élevage et d'engraissement.

D'autre part, les terres de ce département ont été l'objet & améliorations rapides qui ont beaucoup élevé leur productivité.

Aussi, l'on constate, chose bien remarquable, une hausse pour les revenus des terres de l'hospice de Moulins (Allier). Voici les « index-numbers » qui caractérisent le mouvement :

1876-80 100 francs.

On voit combien il serait dangereux de conclure trop hâtivement et de déclarer la culture française

ruinée parce que Ton observe dans certaines régions une baisse considérable <lr Ja valeur du sol. lly a des exceptions! à cette règle, et Ton pourrait en signaler plusieurs autres, dans l'Ouest de la France notamment, où la production d'origine animale a plus d'importance relative.

Les faits économiques ne sont jamais simples, et uniformes. Nous n'observons que des résultantes, diverses comme les phénomènes dont elles sont l'expression. A coup sur, la baisse des prix a été générale — sans être, cependant, identiquepour tous les produits agricoles — et nous observons une tendance à la baisse des loyers ruraux. ^lais, parfois, d'autres faits modifient les conséquences de la dépression des prix ; tel est le cas pour les terres dont on a développé la fertilité et utilisé dans de meilleures conditions les aptitudes culturales. — Les domaines du Nivernais et du Bourbonnais font exception à la règle pour cette raison-là.

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