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DIFFÉRENCE ENTRE LES DEUX PRIX

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La meunerie française, protégée par des droits de

douane prohibitifs, n'a rien à redouter de la concurrenee des autres peuples producteurs.

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Variations du cours du froment et de la farine (1877- 1906)

La loi toute-puissante de l'offre et de la demande a cependant forcé les minotiers à proportionner les coins <lc Leurs produits aux cours correspondants de la matière première qu'ils transforment.

Les faits que nous établissons ici sont, d'ailleurs, connus de tous ceux qui onl étudié le problème des fluctuations générales clu prix des grains. Un autre phénomène rarement analysé doit, croyons-nous, être mis en lumière : il se rapporte aux écarts relevés entre les cours des blés et des farines.

Les éeOTtS entre les prtv du blé et de la farine

Nous avons relève ces écarts et tracé sur notre araphique La courbe qui s'y rapporte.

On se tromperait étrangement si Ton admettait — a pi lori — que ces différences représentent le total des frais de fabrication et des bénéfices industriels. Il if en est rien ; et nous tenons précisément à signaler cette erreur commise fort souvent par des personnes mal informées des réalites.

Le prix d'un quintal de farine du type 30 °/o représente :

1° La valeur du froment employé pour obtenir ce poids de farine sur le pied de 70 kilos de farine pour 100 kilos de grains.

2° Le montant des frais de fabrication.

3° Le montant des bénéfices industriels.

Mais, il faut déduire du prix du grain employé la valeur des résidus, c'est-à-dire des farines inférieures, des recoupes et des sons.

Or, nous connaissons assez exactement la quantité

de froment nécessaire pour obtenir 100 kilos de farine du type 30 °/ 0 ; elle est égale à 143 kilos en chiffres ronds (142 kilos 857).

Lorsqu'on calcule L'écart existant entre les cours du quintal de farine 30 % (type 0-12 marques par exemple), et celle du froment, on obtient comme résultat :

1° Le prix de 43 kilos de grains correspondant aux 30 kilos de farine que le premier quintal de grain n'a pu fournir : 2° la valeur des frais et bénéfices.

Le total en question est, bien entendu, diminué du montant de la valeur des résidus (farines secondes, recoupes et sons).

Si le prix des grains diminue, la valeur des 43 kilos de froment supplémentaires s'abaisse également, de même qu'elle s'élève lorsque le prix des grains augmente. Or, cet élément ayant une importance très considérable, il en résulte que la courbe des écarts entre la farine et le grain devient à peu près parallèle à la courbe des prix du froment. C'est ce qu'il est aisé de vérifier sur notre graphique. Ceci n'a que de lointains rapports, comme on le voit, avec les variations des frais et des bénéfices industriels. 11 s'agit de différences, de frais complexes et même de variations en sens contraires, car La valeur des résidus ne suit pas toujours la même marche que celle des gra i os.

Pour éliminer l'influence des variations du prix des grains, il suffit de calculer effectivement la valeur variable des 43 kilos de grains dont nous avonsparlé et d'en retrancher les écarts successivement constates.

La nouvelle différence ainsi calculée correspond

alors à La valeur des résidus industriels diminuée des frais et des profits.

C'esl ce qu'il est aisé de démontrer.

En elTet L'écart entre le prix de 100 kilos de farine à 30 % et le prix de 100 kilos de blé est représenté par l'égalité suivante :

Ecart = Prix de 43 kilos grains -(-frais + bénéfices — valeur des résidus.

La différence entre cet écart et le prix des 43 kilos de grains vaut donc, après réductions et changements des signés :

Prix de 43 kilos — Ecart = Prix de 43 kilos — [Prix de 43 kilos + frais

+ bénéfices — valeur des résidus]. = valeur des résidus — [Irais + bénéfices].

Tout ce que nous pouvons noter, c 'est la valeur variable de cette différence dont les deux termes sont eux-mêmes variables ; et voici les chiffres obtenus de 1877 à 1901.

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