ioi,4 38,3 io3,6 38,9 io5,i
On voit ([iir La production du froment s'esl accrue beaucoup plus rapidemenl que la population, et Ton pourrait en conclure que la baisse incontestable du prix de Cette céréale depuis 1876 est précisément due a une sorte de rupture d'équilibre entre la production et la consommation. C'est là, à vrai dire, une conclusion très téméraire résultant d'une vue trop superficielle des faits. 11 faut tenir compte de nos excédents d'importation de grains ou de farines dînant ces périodes successives. Pendant longtemps nous avons corrigé l'insuffisance reconnue de notre production par des achats faits à l'étranger. En tenant compte : 1° des récoltes (sous déduction de semences) ; 2° des excédents d'importation (grains et farines), on trouve les nombres suivants :
Tableau II
PÉRIODES
QUANTITÉS TOTALES DISPONIBLES
POPULATION
Millions d'hectolitres IOO
ioi,4o io3,6o
io4,5o ;
La situation se présente à nous sous un aspect tout différent. C'est surtout de 185(> à L8<S<> et, en particulier, de L866 à 1886, que l'augmentation des quantités totales de froment disponibles est considérable par rapport au développement de la population. Depuis 1886, on observe, au contraire, que l'accroissement des quantités disponibles est à peu près égal ou très légèrement supérieur à celui de la population.
C'est ce qu'il est facile de montrer plus clairement en ramenant à 100, dans le précédent tableau n° 2, les chiffres de la période 1876-1885. On trouve :
ANNÉES
QUANTITÉS TOTALES DISPONIBLES
POPULATION
1896- IQo5
io5,i
io3,2
io3,o
Il est donc très téméraire d'affirmer que l'augmentation des quantités disponibles pesé sur les cours et
les fait baisser parée <pie le nombre des consommateurs ne s'accroît plus qu'avec une extrême lenteur. Comparons, en effet, simultanément, depuis 1856, les variations des quantités disponibles, de la population et des prix. Nous obtenons les chiffres suivants :
Tableau III. — Variations simultanées des quantités disponibles de froment, de la population et du p?*ix de r hectolitre 1 .