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Moyenne annuelle.
La moyenne annuelle durant cette période, s'élève à 1.109.000 quinlaux pour le froment en grains et à 2.216.000 quintaux pour la farine.
Ce sont là des chiffres correspondant à des marchandises différentes et pour pouvoir les additionner il est nécessaire d'opérer, par exemple, la conversion du blé en farine à raison de 70 kilos de farine pour 100 kilos de grain.
Les entrées totales à Paris, par voie de fer et par
LE KLE ET LES CEREALES 219
eau, représenteraient ainsi en farine des poids indiqués dans le tableau suivant :
POIDS TOTAL en farine
i8y5 3.oo3
Moyenne annuelle. 2 . 999
L'accroissement régulier des quant i tés totales introduites à Paris apparaît très nettement.
L'augmentation de la population parisienne en fournit l'explication. Nous savons, en effet, que le nombre des habitants était :
En 1891, de 2.447-°oo
En 1896, de 2. 536. 000
En 1901, de 2.714.000
Pour savoir quelle a été la consommation probable du froment, on peut comparer le chiffre moyen représentant un poids de farine, au nombre des habitants en 1896, au milieu de la période 1893-1900.
Le quotient obtenu est 118 kilos en chiffres fonds.
Ce chiffre représenterait la consommation par tête, sous forme de pain, de gâteaux, biscuits, en y joignant les quantités employées pour les usages culinaires.
Malheureusement ce chiffre moyen de la consommation parisienne est tiré de la statistique des arri-
vages par chemin de fer ou par eau; or, nous savons qu'il entre peut-être à Paris du froment par une autre voie, ou qu'il en sort au contraire, sans que ce double mouvement soit constaté.
11 nous faudrait précisément un terme de comparaison pour fixer les idées et servir de base aune conclusion solide.
Ce terme de comparaison nous est heureusement fourni par 1rs relevés statistiques précis qui ont été faits de 1864 à 1870, période durant laquelle le blé et la farine ont été taxes à l'entrée de Paris ainsi que le pain fabriqué à L'extérieur,
En tenant compte seulement du blé converti en farine au taux de70°/ # , et des farines taxées à l'octroi, les quantités introduites dans Paris, il y a quelque quarante ans, ont été exactement les suivantes :
POIDS BH FARINE Milliers de quintaux)