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Moyenne annuelle. 2.276
En prenant comme population moyenne celle qu'accuse le dénombrement de 1866 (1.825.000 habitants), on trouve que Ja consommation par lèle s'élevait à 125 kilos.
Nous négligeons à dessein de parler du pain fabriqué à l'extérieur, jniisque nous ne pouvons à l'heure
actuelle en connaître Le poids. Cet le quant lté de pain introduite dans Paris de 1864 à 1870 était, d'ailleurs, assez faible, et ne représentait pas plus de 18,000 quintaux de farine chaque année «
En résumé, de 1864 à 1870, la population parisienne consommait par tête, pour tous les usages, 125 kilos de farine de froment, tandis que de 1893 à 1900 celle consommation calculée d'après le chiffre des arrivages ne s!élèverail qu'à 118 k. 2. Nous ne croyons pas que la consommation de farine ait réellement diminué comme l'indiqueraient ces calculs et ces comparaisons.
Il est donc fort probable, comme nous le supposions plus haut, que des grains et des farines sont introduits à Paris sans que nous puissions en noter les quantités.
Ce qui paraît certain, en revanche, c'est que les arrivages tris que nous les connaissons représentent la fraction de beaucoup la plus importante des approvisionnements nécessaires à la consommation parisienne.
En admettant que les quantités consommées par tête n'aient pas subi de changement depuis 1864, les importations qui ne sont pas notées, aujourd'hui, par la statistique municipale, s'élèveraient seulement à 7 kilos par habitant, c'est-à-dire à 17.752 quintaux de farine annuellement pendant la période récente : 1893-1900. Durant cette même période, la consommation totale de la capitale atteindrait ainsi, en moyenne, 3.170.Û00 quintaux de farine ou de froment converti en farine sur le pied de 70 kilos de farine pour 100 kilos de grain.
C'est là un renseignement statistique intéressant mais il est incomplet.
Nous n'avons pas parlé du seigle et du riz. Pour cette dernière céréale les renseignements font absolument défaut. La statistique municipale est muette à leur éga r< I .
Il en est autrement pour le seigle employé pour la fabrication du pain et surtout pour celle des pains d'épiees-
Evaluation des quantités de seigle consommées OU utilisées a Paris
Les seuls renseignements que nous possédions nous sont fournis par la statistique des arrivages en chemin de fer ou en bateaux. — Les rapports annuels du Bureau des approvisionnements publient cette statistique depuis L894.
Voici les quantités introduites chaque année :