DE PAIN A PARIS
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Les prix du blé et du pain s'abaissent de 1863 à 1865 à la suite des deux belles récoltes de 1863 et de 1864. La consommation totale de grains et farines augmente immédiatement et passe de 2.257.000 quintaux à 2.290.000.
L'année suivante (1866) les prix se relèvent et la consommation retombe à 2.187.000 quintaux.
En 1867, malgré l'aflluence énorme des visiteurs à l'Exposition universelle, ce chiffre de la consommation remonte seulement à2.290.000quintaux, quantité qui avait été constatée en 1865. Mais nous voyons que les prix se sont élevés de 19 fr. 41 à 26 fr. 19 pour le grain, et de 0 fr. 29 à 0 fr. 43 pour le kilogr. de pain.
La persistance des prix élevés explique la diminution de la consommation en 1868 et les entrées n'augmentent qu'en 1869 quand les cours fléchissent sous l'influence d'une très belle récolte, celle de 1868.
Tous ces laits confirment ce que nous avons dit plus haut à propos des arrivages parisiens de 1893 à
A 35 ans de distance, on voit que la baisse des prix provoque une augmentation de la consommation parisienne et que, d'autre part, la hausse a pour conséquence un<> réduction marquée des quantités introduites et consommées dans la capitale*
L'origine des arrivages de froment. Répartition entre les voies ferrées ou le service de In batellerie
Pour se rendre compte de l'origine des arrivages de froment à Paris, il suflit de jeter un coup ci'œil sur une carte spéciale. Les départements qui entourent la capitale produisent des quantités énormes de blé. De plus, ces quantités comparées àla population totale dépassent notablement la moyenne relevée pour la France entière. Cette moyenne s'élève à 343 hectolitres pour 100 habitants de population totale, et elle est largement dépassée dans toutes les régions recouvertes sur une carte spéciale d une teinte d'autant plus foncée que la production moyenne par 100 habitants est plus considérable. Elle atteint 7()() hectolitres et au delà dans l'Eure-et-Loir, dans Seiue-et-Marne et dans l'Yonne: elle varie de 000 à 700 hectolitres dans l'Eure et l'Oise, La teinte correspondant à une moyenne de 500 à 700 hectolitres
Répartition géographique de la production du froment. En France : nombre d'hectolitres récoltés par 100 hectares du territoire agricole. — Moyenne française : 23o hectolitres.
concerne tons les départements du bassin de la Loire qui sont desservis soit par les lignes de l'Etat, soit par l'Orléans ( f ).
La Seine, enfin, met en communication Paris avec le Havre et Rouen où peuvent arriver les blés étrangers^ sans parler des canaux qui mettent la capitale en rapport avec les niions du Nord et les ports de ce 1 ( e cote.
On comprend donc parfaitement que le marché parisien puisse être facilement alimenté en puisant dans ce réservoir immense que constituent les régions voisines, soit dans le bassin de la Seine, soit dans celui de la Loin*. Pendant les années de mauvaises récoltes, les importations de grains étrangers sont facilitées parles transports fluviaux*
Il nous reste à préciser ces données et à montrer dans quelles proportions les grains et les farines sont déversés soit par les chemins de Fer, soit par la batellerie sur le marché parisien.
Notons en passant — encore une fois — que nous ne connaissons pas les quantités de grains ou de farines arrivant par route sur des voilures, ou pénétrant dans Paris à l'état de farine après être sorties des magasins ou moulins situés hors des limites de l'octroi.
Voici les 2 tableaux qui résument les renseignements relatifs aux arrivages par voies ferrées ou par bateaux pour les grains de froment ou les farines, de 1893 à 1900.
1 En outre, la récolte moyenne de froment, par ioo hectares de territoire agricole, est considérable dans le bassin parisien.
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