‹ Le blé et les céréalesChapitre 81 sur 101 · T DE TUNIS II · texte numérisé non relu

T DE TUNIS II

[] est possible, nous le répétons, que la marche particulière de la courbe relative aux arrivages du Nord en 1893, 1897, et 1898 soit expliquée par les transports des blés étrangers provenant de Dunkerque et autres ports de la côte.

Les mêmes fails expliquent encore mieux l'allure bizarre de la courbe des arrivages par eau. Ceux-ci

sont très élevés en 1893, année de mauvaise récolte, et en 1894, année de grosse importation; ils diminuent brusquement en 1895- 18^6, période de grosse production mais de faible importation, et augmentent en 1807 et 1898 à La suite d'une mauvaise récolte (1897), qui a pour conséquence Fàccroissement immédiat de nos importations étrangères- En 1899 61 1900, les arrivages par eau s'abaissent, alors que les récoltes àugmentent et que les importations étrangères décroisse» t .

Quant à la part relative que prennent les diverses lignes de chemin de fer et la batellerie à L'approvisionnement de Paris, elle est marquée par les chiffres inscrits au bas du 1 er tableau. L'Est et Le L\-L.-M. ne concourent que faiblement à L'alimentation du marche parisien* C'est l'Ouest et l'Etat, puis l'Orléans e1 le Nord, qui transportenil La plus grande partie des grains. Dans leur ensemblé, les trois lignes importent les trois quarts des grains dont on a relevé les arrivages. La Seine et les canaux n'entrent que pour une faible

part dans ce total, 12 % seulement ! Le rôle dè la batellerie nous apparaît comme secondaire et complémentaire. Il n'est important que durant les années de mauvaises récoltes, quand il s'agit de transporter drs grains étrangers du Havre et de Rouen jusqu'à Paris.

Les farines, — Tout ce <pie nous venons de dire à propos des grains reste \rai pour les farines; mais ici les variations sont bien moins sensibles d'une année à l'autre. La régularité des arrivages est très remarquable.

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Toutefois on observe encore des anomalies curieuses relatives aux transports effectués parla ligne du Nord e1 la batellerie. Notons, cependant, un fait caractéristique et spécial aux arrivages de farines. Ces arrivages diminuent de L894 à 1<S ( .)7 alors que les entrées de Ides augmentaient. Ceci est vrai du moins pour L'Ouest, Le Nord et L'Est au moment où ces lignes amenaient à Paris des quantités croissantes de grains.

Quant à la répartition des arrivages (Mitre les diverses voies, elle présente encore les mêmes caractères que pour les grains, seulement les différences sont atténuées. L'Est et le P. -L. -M. viennent en dernière ligne. L'Ouest, l'Orléans et le Nord ont toujours des transports plus importants à effectuer.

Enfin les arrivages par eau sont plus considérables relativement pour les farines que pour les grains.

Ld répartition. Les approvisionnements entre les mois de Vannée

Cette question doit être envisagée sous un double aspect. Le mot : « approvisionnements » peut être compris de deux façons différentes :

En premier lieu, il désigne Les « arrivages » qui constituent, évidemment, ou servent à constituer 1 des stocks ;

En second Lieu, il s'applique aux « réserves » ou (( stocks » existant à un moment donné.

Nous allons étudier Je problème de l'approvisionnement sous ces deux aspects et noter successive me n t :

1° Les arrivages pendant les divers mois de Tannée-

2° L es stocks existant dans les magasins généraux aux mêmes iiioiikiiIs,

C'est du froment en grains ou en farines que nous allons, tout d'abord, parler exçlusive/nent.

Les arrivages de froment pendant les divers mois de l'année

Nous savons déjà que les « arrivages » dont il est ici question représentenl lejs quantités de froment transportées par chemins de fer ou par bateaux à l'exclusion des autres moyens de transport. Nous savons, également, qu'il y a lieu de distinguer les grains et les farines.

Les deux tableaux suivants résument les mouvements des arrivages à Paris, de 1893 à 1900, et par mois, pour le froment en grains et les farines.

Les graphiques que I on peut tracer pour commenter ces deux tableaux en rendent la lecture plus f acile et l'intelligence pins complète.

Chaque année, depuis L893 jusqu'à 1900, nous avons noté, mois par mois, les quantités introduites dans Paris.

Le graphique relatif aux grains nous apprend immédiatement que les entrées varient beaucoup selon les époques de Tannée. En étudiant avec soin les inflexions des courbes, on voit qu'elles s'abaissent le plus souvent à partir des premiers mois de l'année pour atteindre un minimum en juillet et août. Celte règle toutefois n'esl pas très précise. En revanche, il se produit toujours une augmentation brusque et

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