Soi
Sarrasin
Maïs
Totaux
En examinant de tableau on voit de suite que le froment occupe à lui seul près de la moitié des terres consacrées aux céréales. En joignant à son domaine le méteil également consacré 1 à la nourriture de l'homme, et, en outre, la moitié de l'étendue occupée par le seigle, le sarrasin et le maïs, on peut constater que les 57 centièmes de la surface totale des champs à céréales sont occupés par des plantes dont l'Homme doit consommer le grain — après avoir déduit les semences, bien entendu. Ainsi, il reste une différence île 43 °/o représentant la surface couverte par les céréales (pie l'agriculteur destine à l'alimentation des animaux domestiques ou à quelques transformations i ndustrielles.
Dans un pays à terres fertiles comme la France ej avec 1 une population qui ifest pas très dense, la quantité de grains récoltée est presque suffisante, au moins en moyenne. On voit, cependant, que nous
avons admis comme certaine une consommai ion aie grains alimentaires antres que le froment. Tons les Français ne peuvent pas m angetf du pain blanc. Voilà ce qui ressort avec évidence de nos constatations et évaluations. D'antre part, il est impossible — l'expérience le démontre — de réduire la surface destinée à La product ion des grains — et des pailles — que les animaux domestiques consomment, soit dans les
us ne pouvons pas era si la producrar d'une part notre irface, et , d'autre
villes, soitdans les campagnes , espérer que cette situation s] tion par hectare ne s'accroît^ territoire ne saurait changé part, il sera toujours nécessaire de consacrer Une fraction notable de nos terres à la production <jj grains ou des pailles qui servent à nourrir ne liaires indispensables: les animaux enipl^^^liJfans^ les fermes ou dans les entreprises industriel 1 nature.
L'amélioration de la condition sociale dl nombre, l'abondance, notamment, desgrd pani fiable ou non, ne dépend pas de notre (Tune répartition différente de notre territoi (Mitre les diverses cultures de céréales; il est — p nous — clairement établi que seuls de nouveaux progrès agronomiques peuvent nous permettre de grossir, en matière alimentaire, la masse des richesses, partageables et consommables. Que Ton répartisse/ comme Ton voudra, les récoltes de grains dont nous disposons aujourd'hui, que le communisme égalitaire le plus strict intervienne demain pour assurer la répartition du produit entre tous les Français; peu importe ! Chaque ration humaine devra comprendre
LE BLE ET LES CÉlŒALES
quelques kilogrammes ou quèlques grammes de seigle, de méteil, de sarrasin ou de niais, tout simplement parce que la quantité de froment produite n'est pas «suffisante pour satisfaire les besoins delà consommation.
Qu'on ne dise pas, d'ailleurs, qu'il est possible de remplacer 1rs animaux de ferme par des machines e1 de disposer par suite des aliments qu'on leur dist ribue aujourd'hui.
En fait, la plus grande partie des céréales consommées dans les exploitations rurales sert à la nourriture ou à F engraissement des animaux destinés à la boucherie, ou à la production du lait. Les chevaux eux-mêmes, ces consommateurs d'avoine, nesauraient être remplacés dans nos fermes tant que des découvertes inattendues n'auront pas permis de leur substitue* d'autres moteurs, et leur travail est indispensable pour arriver à produire les céréales mêmes dont nous avons besoin, soit pour eux, soit pour nous.