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LES MINIMES

Bois de Vincenneiï

fldefonse Bouts et Bho to

Fentrée de l’enclos, l’artillerie avait édifié une sorte d’arc de triomphe avec des canons, des mortiers, des faisceaux de lances et des drapeaux. Au pied de chaque arbre de la grande avenue des Minimes, dont les branches s’élèvent vers les cieux comme les colonnettes d’une cathédrale, des statues d'anciens preux, à pied ou à cheval, revêtues de leurs armures , étaient rangées à l’instar de celles de la célèbre salle d’armes de la tour de Londres. Sous d’élégantes tentes étaient disposés des orchestres, des divans, des tables de jeux, des buffets , des corbeilles de fleurs rares , & des milliers de verres de couleur éclairèrent les danses jusqu’au matin. Certes, aucun des témoins de ces magnificences ne soupçonnait l’imminente catastrophe de 1848.

Ce fut le dernier beau jour de l’enclos des Minimes. De ses deux portes, la porte noire & la porte jaune, il ne reste que le pavillon dont celle-ci était flanquée, & où le restaurant s’est installé. Deux autres bâtiments qui étaient placés de chaque côté de la cour d’honneur, ont été conservés pour servir d’habitation à une brigade des gardes. Ils ont. malgré leurs transformations, conservé une élégante physionomie. La grande avenue de marronniers qui les précède n’a rien à envier aux plus belles des anciennes résidences rovales.

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