CELLULOSE
VASCULOSE
CUTOSB
1026 CHAPITRE X. — LK LliCE
Ces substances se colorent en jaune par le chlorure de zinc iodé ou Tacide sulfurique iodé et non en bleu comme la cellulose ; elles fixent le vert d'iode, la fuchsine et les couleurs d'aniline en général, mais il ne faut pas oublier que ces colorants se fixent aussi sur la lignine du bois. Le réactif qui caractérise la subérine et la cutine est la teinture d'Aïkanna qui les colore en rose. Ces substances sont insolubles dans Teau, Talcool, l'éther, dans le liquide cupro-ammoniacal (réactif de Schweizer), dans Tammoniaque, les acides chlorhydrique et sulfurique même concentrés.
L'acide azotique, et mieux le mélange d'acide azotique et de chlorate de potasse, attaquent ces substances à TébuUitioa et les décomposent en donnant notamment de l'acide subérique.
Les dissolutions alcalines, et même à la longue les solutions de carbonates alcalins, dissolvent la cutose sans qu'il soit nécessaire d'employer la pression comme pour la vasculose ; il se produit une sorte de savon qui est soluble dans Teau mais insoluble dans un excès d'alcali, soit dans les dissolutions salines. Sous l'influence des alcalis, la cutose s'est dédoublée en deux acides, Tun solide, Tacide stéaro-cu tique, l'autre liquide^ l'acide oléo-cutique.
La cutose ou subérine résiste indéfiniment à Taction du bacille amylobacter qui corrode et dissout la cellulose pure.
On trouve quelques autres substances dans le liège (1), rtiais fort peu abondantes. C'est d'abord un principe aromatique^ la Vanilliîie, qui peut s'extraire par l'éther ; il reste alors un résidu d'où l'on retire, entre autres produits, une substance analogue à la cire, mais cristallisablc, appelée la cérine, dont la formule brute est C^'H^O^ ou C"H*'0^
Traité par l'eau dans un digesteur distillatoire, le liège a donné, comme produits volatils, une huile et de l'acide acétique, (Chevreul) ; calciné, il laisse, suivant les qualités, 3 à 7 0/0 de cendres siliceuses. Le digesteur, qui dissout toutes les parties solubles contenues dans le liège, ne lui fait perdre aucune de
(1) Kiigler, Karl. Ueber dasSuberin, sein Beitrag zur botanischen. pharmacognoslischen und chemisclien Kennlniss des Korkes von Quercus 8uber. Inaiig. Dissert., Halle (Waisenhaus), 1884 ; id. Pharm-Zeitung ^ XLUI, 770, -26/10, 1898. Tlioms. Pharm. CentralbL, H. XXXIX, p. 696-700i 29/9, 1898.