PARASITES
elles perceat, au moment de leur transrormation en nymphes, les balles de liège. L'insecte parrait est d'un noir uniforme, soyeux.
Le goût de bouchon. — Le H^ge, rais en œuvre à l'état de bouchons, est souvent le siège d'une altération particulière, dont nous allons parler.
M. Bordas (1) a montré récemment que les Hèges qui fournissent les bouchons communiquant aux liquides le « goût de bouchon » proviennent des chênes atteints de la maladie dite de la tache jaune. Cette maladie est due au développement de plusieurs moisissures, notamment de VAspergil/us niger et du Pénicillium g laucum {V. fig. 183). Ces moisissures peuvent se développer dans les anfractuosités du liège femelle et envahir plus ou moins profondément le tissu cellulaire, surtout s'il y a beaucoup d'humidité dans ces fissures ; ces champignons provoquent dans les bouchons, issus de planches ainsi contaminées, la formation de principes volatils qui communiquent aux liquides en contact avec eux le c< goût de bouchon ».
L'odorat permet de reconnaître, dans bien des cas, les bouchons qui donneront aux liquides le «goût de bouchon ». Mais le liège peut être sain d'aspect et cependant contaminé par les filaments de la moisissure ayant pénétré dans l'intimité du tissu cellulaire. Il sufût de quelques fragments de mycélium, ou de quelques spores, pour que, lorsque les conditions favorables au développement des moisissures se trouveront réalisées, ces champignons envahissent tout le liège et communiquent aux liquides le goilt désagréable bien connu.
Les procédés actuellement employés pour assainir et blanchir le liège, tels que l'ébullition en présence d'hypochloriles. de chlore gazeux, d'acide sulfureux, etc., sont sans action sur les filaments mycéliens intracellulaires. 11 faut dclriiirc tous les germes des moisissures et cela dans toute la masse du liège, et faire, en outre, disparaître les principes odorants déjà formés qui préexistent dans les lièges malades.
On y arrive en stérilisant le liège dans le vide. On place les bouchons dans une enceinte chautrée i") 120° pendant 10 minutes environ ; on fait ensuite le vide, puis on rétablit la pression
(t) Co m pics- rend us de l'Acad des sciences, 11 avril 1904 et Vt mai 190i.
en laissant pénétrer delà vapeur d*eau^ que Ton porte ensuite À la température de 130° pendant 10 minutes.
Les bouchons ainsi traités sont toujours stériles et ne donnent pas de mauvais goût.