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V« PARTIE. ' BOIS D'AFRIQUE

Jusque dans ces dernières années, l'Afrique n'a guère fourni que des bois d*ébénisterie, pour ainsi dire glanés au milieu des forêts d'essences variées. Les négociants de ce continent sont généralement obligés, par suite du manque de scieries, de faire des expéditions en grumes, ce qui occasionne des frais de transport élevés, et restreint par suite le

commerce des bois à celui des bois de luxe ; bien souvent on se contente d'expédier les produils accessoires de la foret, tels que : coprah, huiles, écorces, gommes, caoutchouc, résines, etc.

Cependant, dans les colonies françaises notamment, quelques petites scieries commencent à s'établir, et Madagascar, le Congo, la côte d'Ivoire, le Dahomey, la Guinée, font de notables efforts vers la production commerciale des bois.

Au nord de TAfrique, l'Algérie et la Tunisie jouent déjà un rôle important dans le monde au point de vue de la production du liège. Malheureusement les scieries y font complètement défaut, et les belles forêts de cèdres et de pins d'Alep de ces pays restent inexploitées ; l'Algérie et la Tunisie, malgré leurs propres richesses, importent des bois sciés de Suède, de Norvège et de Bosnie.

99&. Egypte. — L'Egypte ne possède pas de forêts, aussi ce pays est-il un importateur de bois.

Les importations en bois et charbons ont été, en 1898, de 1.483.423 livres égyptiennes (de 26 fr. environ).

tSB. Alsérie. — (Voir chap. XII).

t87. Tunisie. — (Voir chap. XII).

•88. Maroe. — Les forêts, au sens ou nous entendons ce mot, sont fort rares au Maroc.

Dans les steppes du Sahel se trouve un arbre qui est caractéristique de cette région, c'est le doiim (palmier nain : Chamerops htimilis). Il fournit aux indigènes la matière pour la confection des cordages, nattes, paniers, bats, tentes, etc., et sert de combustible. On trouve encore dans les landes côtières, le Klakln (Ferula thigitana) dont les tiges, de 2 ou 3 mètres de hauteur servent à la construction des huttes.

Il existe des maquis (Gliaba) en plusieurs points dans le Sahel sur les pentes des vallées. L'espèce la plus commune est le sder iZizyphus lohis) dont les branches, hérissées et tordues, servent à faire des clôtures {zeriba). Le dro (Pistacia lentisczis), dont le bois fournit d'excellent charbon ; l'écorce sert à tanner le cuir, tandis que les fruits donnent une huile utilisée pour Téclairage, dans le Rif notamment. Le llah {Acacùi (jH))wdfeni) dont on récolte la gomme au sud du

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