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BOIS FEUILLUS

Le chêne-liége (Quercus suher). — Le liège que produit cet arbre est une des principales richesses de l'Algérie. Nous avons dit que les peuplements de cette essence recouvrent actuellement près de 450.000 hectares, sur une surface forestière totale de 3 millions d'hectares.

Presque tous les chênes-liège sont localisés dans la région littorale de la province de Constantine et une partie de celle d'Alger jusqu'à la limite ouest du Djurjura. Cette essence §'élève en Algérie, jusqu' à une altitude de 1.000 mètres.

Nous avons parlé à difTérentes reprises de cette intéressante essence et de l'exploitation du liège (voir p. 1022).

Le chêne zeen {Quercus Mirherckii Durieu). Syn. : Qiiercus Robur Desf. non Smithy nec Lin., Quercus lusilanica, p. Bœtica^ Webb.; zeen ou zân des Arabes. — Ce chêne est un des arbres les plus beaux et les plus utiles de TAlgérie, on il est relativement fort répandu, comme le démontre la statistique placée en tête de ce chapiire. Il forme de vastes forêts sur le littoral des départements d'Alger et de Conslantine et en Kabylie principalement^ et de Ifi pénètre assez largement en Tunisie.

Cet arbre peut atteindre 30-33 mètres de haut, sur 6 mètres et plus de circonférence à 1 mètre du sol. L'écorce est noire, dure, épaisse et profondément crevassée.

Il végète surtout bien dans les montagnes où on le trouve, soit seul, soit mélangé avec le chêne ballote, le chêne-liège, le chêne à feuille de châtaignier ou le cèdre, jusqu'à 1.000- 1.400 mètres d'altitude et quelquefois plus. Ce végétal repousse très facilement de souche, il peut former d'épais taillis.

Le port et les dimensions de cet arbre rappellent beaucoup le chêne rouvre. Le gland mûrit tous les deux ans, mais les feuilles sont plus grandes, à lobes aigus ou même mucronés ; la feuille, de teinte jaune, est recouverte, en dessous seulement, d*un duvet floconneux, épais, très caduc.

Bois, — Le bois est d'une couleur fauve clair rappelant celle du chêne rouvre.

Les vaisseaux du bois de printemps sont moins nombreux et moins gros que dans le rouvre, il y en a parfois un rang unique. Le bois d'automne forme la plus large zone des couches annuelles, le tissu fibreux y est très dominant et sa consistance est cornée. Les vaisseaux, de diamètre décroissant au fur et à mesure qu'on s'avance vers le bord externe, deviennent très petits à la limite de l'accroissement. Les rayons médullaires sont très inégaux, très larges ou très fins, nombreux. Le parenchyme ligneux est disposé en arcs concentriques, très apparents à la loupe.

Densité : 0,741-0,943 et exceptionnellement 0,622.

Usages du bois. — Ce bois très nerveux peut être utilisé pour les mêmes usages que celui du rouvre : charpente, grandes constructions, menuiserie, charronnage, traverses, pilotis.

Les compagnies de chemins de fer, qui Pont employé pour les traverses des voies ferrées, ont constaté que ce bois présentait une durée supérieure à celle de la plupart des autres essences. Sa résistance à la flexion est grande, aussi peut-on en faire des poutres de pont. D'après des essais faits à Tarsenal maritime de Toulon, la charge de rupture, par millimètre carré de section, équivaut à 7 k. 4 pour le chône zeen, tandis qu'elle oscille entre 4 k. 7 et 7 k. 2 pour le chône d'Europe. Les chônes venus à une faible altitude et dans les expositions chaudes peuvent fournir des bois pour pilotis, la charpente des ponts, les constructions hydrauliques, etc. On peut les utiliser, en somme, toutes les fois qu'on a besoin de matériaux présentant à la fois des qualités de force et de durée. Les arbres venus sur les versants nord et dans les régions élevées, donnent des sciages, des douelles pour foudres, des bois de tonnellerie, des merrains, etc. Le bois de zeen est, en efiet, un assez bon bois de fente, grâce h sa fibre très droite, comme d'ailleurs celle de tous les chônes, mais il est sujet à se fendre.

Les planches débitées sur mailles offrent un très bel aspect. On peut donc obtenir du chêne zeen, non seulement du tan, des madriers, des plateaux, des traverses, mais encore des merrainsavec lesquels on peut confectionner des fûts, comme on a pu s'en rendre compte en visitant l'exposition de TAW gérie, en 1900. Les propriétaires de vignobles en Algérie ont par conséquent à leur disposition, dans les forêts mêmes du pays et k bon compte, le bois nécessaire à la fabrication de leurs tonneaux. Il faut ajouter que le chêne zeen, qui est très dense et beaucoup plus difficile à façonner que le chêne rouvre ou le pédoncule, exige pour l'ouvrier chargé de le met^ tre en œuvre un véritable surcroît de travail ; par contre, les tonneaux fabriqués avec ce bois seraient beaucoup plus résistants, et la durée compenserait sans doute l'augmentatation de main-d'œuvre.

A côté de toutes ces qualités il faut faire ressortir les inconvénients reprochés à ce bois : il est trop pesant, dur, trop raide, sujet à se gercer profondément; il a de la tendance à se déjeter. Ces défauts sont communs à tous les bois de chêne, mais s'appliquent plus spécialement au bois de zeen qui est très nerveux.

Ce boîs fournit un chauffage bien supérieur à celui des chênes rouvre et pédoncule; il a cependant comme eux l'inconvénient d'éclater au feu. Il sert à fabriquer un bon charbon.

Produits accessoires. — L'écorce fournit un tan excellent que le commerce recherche.

Chêne a feuilles de cbataignier (Quercus castaneœfolia), Syn. : Afàrez, Affarès en Algérie. — Ce chêne est un bel arbre dont les feuilles rappellent celles du châtaignier^ elles possèdent de nombreuses nervures secondaires parallèles, rapprochées ; elles sont bordées de dents triangulaires, pointues, séparées par des sinus arrondis. La maturation des glands s'effectue tous les deux ans. L'écorce ne produit pas de liège proprement dit, mais un rhytidome rouge-brun, très épais et longuement crevassé. Il constitue, soit pur, soit mélangé avec le chêne zeen, le cèdre et le pinsapo, de grandes forêts dans les montagnes de la Kabylie. Il peut atteindre 25 mètres de hauteur sur 3 mètres de tour. Dans les Babors, il est en contact avec le cèdre et le sapin.

Le bois possède un aubier épais, blanc, mal délimité ; le cœur est d'une teinte rouge-brun avec une veinure assez marquée. Densité : 0,853-1,024.

Ce bois est très dur, très nerveux, sujet k se gercer, peu apte à la fente. On peut Tutiliser pour la menue charpente et pour la fabrication des échalas, etc. Il constitue un excellent chauffage.

Le liber contient du tannin en assez faible quantité. On pourrait cependant l'utiliser en tannerie à cause de son épaisseur assez considérable.

Le chêne vert (Quercus ilex). Syn. : Chêne yeuse. — C*est le chêne le plus répandu en Algérie après le chêne-liège (voir la statistique p. 1189). Il s'y trouve représenté par sa variété Bal/oie ou chêne à glands doux, qui se distingue du chêne vert proprement dit (voir p. 751) par ses feuilles plus blanches, poilues en dessous et ses glands plus gros, toujours doux et de saveur agréable. Sa taille est plus grande.

On le trouve en Algérie à l'état pur ou souvent mélangé avec le pin d'Alep.

Nous étudions le bois et les usages du chêne yeuse p. 751.

Le chêne kermès {Quercus coccifera). — 11 est commun sur

le littoral, notamment dans la province d'Oran,où on Texploite très activement pour son écorce tannifère. Cette exploitation faite sans ménagement est néfaste à cette essence (voir sur cette espèce, page 754).

Les chênes en se fécondant entre espèces différentes donnent naissance à un certain nombre d'hybrides que M. Trabut a étudiés pour TAlgérie.

Le caroubier [Ceratonia siliqiia), — Cet arbre très utile appartient k la famille des Légumineuses-Césalpiniacées, il est originaire d'Orient mais naturalisé sur tout le littoral méditerranéen; rare en France, il existe dans toute TAlgérie. Il peut atteindre 16-20 mètres de hauteur et 3 mètres de circonférence. Il repousse bien de souche et est doué d'une longévité considérable ; il s'accommode de tous les terrains sauf de ceux qui sont marécageux.

Le bois. — Le bois en est rouge veiné, avec un aubier assez abondant, de couleur blanc jaunâtre. Ce bois est dur, sa densité est de 0,827-0,908.

Les accroissements sont bien distincts. Les rayons médullaires sont égaux, étroits ou assez étroits, très nombreux ; leur couleur plus foncée permet de les distinguer facilement du reste du tissu. Les vaisseaux sont inégaux, sans cependant présenter de décroissance apparente vers le bord externe, assez gros, assez nombreux, par groupes radiaux de deux ou trois vaisseaux inégaux, quelquefois plus, dispersés régulièrement; ces groupes forment des alignements espacés, obliques, courbes, un peu dendritiques et entrelacés en ogives. Le tissu fibreux est dense, plus dense sur le bord externe où il est plus coloré. Le parenchyme ligneux est groupé en auréoles plus claires autour des vaisseaux (Thil).

Usages du bois. — Ce bois est dur, lourd, susceptible d'un beau poli, bon pour la fente ; il est excellent pour Tébénisterie, la menuiserie, le charronnage, l'armurerie commune. 11 se détériore promptcment à Thumidité.

Le bois de caroubier constitue un bon combustible et fournit un charbon estimé.

L'écorce peut servir au tannage.

Nous n'avons pas à parler ici du fruits la caroube » qui rend de très grands services pour ralimenfation des animaux.

Les pistachiers (fam. des Térébinthacécs). — 1® Pistachier térébinthe (Pisiacia Terebinthus), — Ce petit arbre, qu'on trouve aussi dans le midi de la France, a un bois à aubier blanc, abondant, quelquefois teinté de rougeàtre ou verdàtre ; le cœur est d'un beau brun marron, quelquefois très foncé, il est agréablement veiné.

Les vaisseaux sont de deux dimensions : les uns, assez gros, sont disposés sur un rang et bien isolés les uns des autres au bord interne des couches annuelles : les autres, très fins, sont disséminés dans le reste de la couche, tout en étant disposés par petites bandes rayonnantes, ou par petits Ilots, dans le tissu fondamental.

Ce bois est dur^ homogène, susceptible d'un beau poli. Densité : 0,757 à 0,876. On l'emploie en ébénisterie, marqueterie, sculpture, tour.

C'est un bon bois de chauffage.

L'écorce de la plante laisse exsuder un liquide qui donne, en se solidifiant, une lek (laque) qui n'est autre que la térébenthine de Chio, sorte de mastic employé surtout en parfumerie.

2** Le pistachier lentisque(Pi5/ac2fl lentisciis). — Cet arbre ou arbuste atteint au maximum 4-6 mètres de hauteur sur 1 ruètre à 1 m. 80 de circonférence.

Le bois du lentisque est blanc, blanc jaunâtre au niveau de l'aubier, lequel est bien distinct et assez abondant ; le cœur a une agréable teinte rose, quelquefois un peu jaune avec un éclat satiné. La distinction des vaisseaux en deux catégories est moins tranchée que dans l'espèce précédente ; les vaisseaux fins sont disposés en petites lignes claires, sinueuses et comme hiéroglyphiques.

C'est un bois lourd (densité : 0,757-0,876), dur, susceptible d'un beau poli. Usages : ébénisterie, menuiserie. L'aubier est facilement atteint de vermoulure.

C'est un combustible de premier ordre, donnant un excellent charbon.

Celte espèce fournit, comme la précédente, la térébenthine de Chio.

3** Le pistachier de l'Atlas [Pistacia Atlantica). — C'est un grand et bel arbre d'une vingtaine de mètres de hauteur et 4 mètres de circonférence. Les Arabes le désignent sous

le nom dé Betoum. Il est commun en Algérie où il se trouve généralement à Tétat isolé. Il s*avauce vers le désert jusqu'au 32*" degré. Dans les montagnes, il s'élève à l'altitude de t. 400 mètres.

Le bois ressemble à celui du térébinthe, mais ses dimensions sont plus considérables ; la distinction des deux catégories de vaisseaux est encore plus tranchée.

Le bois de cœur est d'un beau brun veiné, rappelant le noyer ; l'aubier est blanchâtre, fort altérable.

Cet arbre fournit la même sorte de térébenthine que les deux espèces précédentes.

Les eucalyptus. — Les eucalyptus, originaires d'Australie, ont été introduits en Algérie où ils rendent des services multiples et considérables (voir p. 998 et 874). On a naturalisé dans notre colonie africaine une centaine d'espèces de cesarbres, adaptés à des terrains spéciaux. C'est ainsi que le rostrata, le tereticornis viennent bien dans les plaines basses et marécageuses, pourvu que le solsoitprofond;le^/oôe//w.ç(voirp.874), le diversicolor, le resinifera^ le corntUa sont plus spéciaux aux vallées humides dans un bon terrain ; le marginaUiy le meliodora^ le lencoxylon^ Vobliqua s'accommodent particulièrement des stations élevées où les vents et la sécheresse régnent souvent, où la végétation est maigre et sans abri.

Les eucalyptus sont de beaux arbres à croissance très rapide ; certaines espèces atteignent 100 mètres et plus de hauteur et 3 mètres de diamètre à la base.

Le bois d'eucalyptus est résistant, très durable, inattaquable par les insectes^ élastique ; sa couleur varie depuis le blanc clair jusqu'au rouge foncé. On Tutilise pour la charpente, en prenant la précaution de le traiter par la vapeur d'eau, si Ton ne veut le voir se voiler et se fendre, ou bien en le jetant dans des bassins où on le laisse immerger pendant deux ou (rois mois et en le faisant ensuite sécher à l'abri du soleil. Il faut, dans tous les cas, pour éviter que ce bois ne travaille, que sa dessiccation soit aussi complète que possible.

On fait depuis de nombreuses années en Algérie avec le bois d'eucalyptus des hangars, traverses de chemins de fer et poteaux télégraphiques, du charronnage,de rébénisterie, des meubles tels que des chaises ; on a même réussi à en fabri-

qaer des tonneaux ;on peut en faire des instrument agricoles.

Cubage approximatif des bois. — « Les Eucalyptus globulus, le Red-Gum et, en général, les variétés qui fournissent des bois de construction, plantées en massif dans un sol favorable, se développent avec une régularité remarquable. La tige, parfaitement droite, lisse, sans branches parasites, affecte, depuis la base jusqu*à deux ou irois mètres du sommet, une forme tronc-conique très régulière et dont rinclinaison est extrêmement faible. On conçoit que, dans ces conditions, on puisse calculer le cube et, par suite, la valeur vénale d'un eucalyptus, en l'assimilant à un tronc de cône dont les deux bases extrêmes diffèrent peu Tune de l'autre. En partant de ces considérations, on arrive à la formule suivante, très facile à calculer.

V, désignant le cube de l'arbre, C, la circonférence mesurée avec une roulette à un mètre au-dessus du sol, L, la long'ueur du tronc mesurée à partir du sol, on a :

. La règle pratique de ce cubage peut s'énoncer ainsi : <( On retranche, de la circonférence mesurée en centimè- M très, le centième de la longueur; on fait le carré du résulte tat; puis on multiplie ce carré, exprimé en mètres carrés, a par les huit centièmes de la longueur. » (Certeux).

Les premières plantations de ces arbres précieux ont été faites en Algérie seulement vers 1862 (1). L'honneur de cette introduction dans notre colonie appartient à M. Ramel qui s'en est constitué Tardent propagateur ; son nom peut être placé à côté de ceux de F. v. Mtieller, le savant botaniste de Melbourne qui a révélé les eucalyptus en en décrivant de nombreuses espèces dans son Eucalyptographia (2), et de Naudin qui les a préconisés en France.

Le bois d'eucalyptus peut être pour l'Algérie une source

(i) II serait plus exact cependant de dire qu'il existait déjà quelques spécimens au jardin d'acclimatation du Hamma près d'Alger, encore fallaitil faire accepter la propagation de cette essence par le gouvernement de KAigérie et par les colons.

(2) Signalons la publication d'un travail récent concernant la révision de l'étude du genre Eucalyptus : Maiden, J. H., À cri tirai rev^ision of the (fenus Lucalyptus. Sj^dnej, i903.

de richesse et suppléer aux bois d*œuvre exotiques dont cette colonie importait pour plus de trois millions au moment où Ton commençait à planter les premiers sujets de cette espèce (1).

Le micocoulier. — Cet arbre existe dans les forêts de la Kabylie et des environs de Bône. Il se prête particulièrement au reboisement en Algérie car il s'accommode fort bien des terrains secs (v. p. 873).

Il faut encore citer parmi les espèces indigènes : Les Tamaris de France et d'Afrique, bois blanc, puis rose ou rougeâtre, cassant, sans durée, donnant un combustible médiocre et un mauvais charbon ; les érables ; les frênes oxy phylleet élevé; les peïtpliers hhxnc et noir; le saule blanc; le châtaignier \ Y olivier (voir p. 868) ; puis des arbrisseaux : le philaria (Phyllyrœa latifolia) à bois très dur, se brisant un peu comme le verre sous Toutil, lourd (densité 0,746 à 1,051), homogène, blanchâtre ou légèrement jaunâtre, coloré de brun, noirâtre au centre des vieux pied^ ; usages : tour, menues pièces mécaniques, etc. ; bon bois de chauffage ; les myrtes (voir p, 870) ; les fusains ; la bruyère en arbre y bois de couleur rouge cramoisi, grain très fin, très serré, très homogène, lourd (densité : 0,899-1,001), susceptible d'un très beau poli ; malheureusement à fibre courte cassante, sujet à se gercer et à se tourmenter. Le bois de la souche, qui est volumineuse, est recherché pour les menus ouvrages et surtout les pipes. Très bon com*buslible.

Le buis commun existe, quoique rare, dans la région du cèdre (voir p. 864). Le Jujubier commun [Zizyphus vulgaris) peut atteindre 6-8 mètres de haut et 1 mètre à 1 m. 80 de circonférence ; son bois est dur, compact, homogène, susceptible d'un très beau poli ; son aubier est blanc jaunâtre, le cœur est d'un rouge uniforme vif comme celui de Tacajou ; il est employé en ébénisterie où on le désigne parfois sous le nom d'acajou d'Afrique. Très bon chauffage, excellent bois. Dans les oasis on trouve une autre espèce de jujubier, le Zizyphus spina Chrisd. Il existe encore un jujubier, dit J. des lotophages (Zizyphus Lotus) que l'on trouve communément à l'état

(1) Voir su ries eucalyptus en Algérie : 6^ai{/e du planteur d^eucalyp-^ tuij par A. Ccrlcux. Alger, Jourdan, éditeur, et Paris, Challamel.

d'arbustes buissonnants dans les plaines ou sur les coteaux jusques et y compris la région saharienne ; cette espèce est remarquable par le volume relativement énorme de ses racines, volume que ne fait point prévoir la faible taille de ses parties aériennes. Le bois de ces racines fournit un excellent combustible.

Citons encore des nerpruns, des cistes^ Vamélanchier (dans le Djurjura) ; des alisiers et des sorbiers, tels que TA. blanc (v. p. 858), TA. torminal (voir p. 858), le S. domestique ou cormier (v p. 861), Yaubépine monogyne^ les sumacs (voir p. 877), le houx commun, dans la région des cèdres ; il atteint parfois les dimensions d*un arbre ; son bois est lourd, dur, très homogène, avec une fine maillure, blanc, le cœur brunissant par altération. Usages : ouvrages de marqueterie, de tour, dents d'engrenage, outils, etc. Il prend la couleur noire et ressemble alors à Tébène. Densité : 0,764 à 0,952.

On a acclimaté en Algérie plusieurs espèces à' acacias australiens. Leur croissance est rapide, leur bois bon pour la fente, avec une écorce qui peut contenir jusqu'à 50 p. 100 de tannin.

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