CHAPITRE XIV
DU DÉBOISEIEIT ET DU IEIOISEIEIT - COISEIVATM DES FOIÊT*
I^es forêts qui existent encore en Europe, et notamment celles de la France, sont les débris d'immenses massifs qui, autrefois, s'étendaient uniformément sur la majeure partie de son territoire.
La Gaule tire évidemment son nom du mot celtique Gaël, qui veut dire forêt. La plus grande partie de la péninsule ibérique et de l'Italie était également couverte de bois; et si, dans ce dernier pays, les défrichements ont commencé dès les premiers figes, dans la Gaule, au contraire, et en Espagne le sol est resté longtemps à l'état de forêts vierges mêlées de clairières, au milieu desquelles vivaient des tribus sauvages.
La tradition druidique a conservé le souvenir de cet état primitif du sol, et raconte comment un incendie, allumé par la foudre, vint changer tout à coup la face de la Celtique :
« La foudre, dit la légende, tomba au sommet des monts Pyrénées; la flamme s'attacha sur un amas de branches résineuses dont le sol était couvert, en fit un brasier qui, en un instant, communiqua le feu aux forêts. L'incendie dirigea ses ravages d'un côté sur l'Ibérie, de l'autre sur la Celtique, en suivant les chaînes des Cévennes, du Gévaudan, du Gharolais, du Vivarais; de là, le feu se porta sur le plateau de Langres, où la fureur des flammes envahit d'une part le Jura et les Vosges, de l'autre les Alpes jusqu'à l'Eridan, où se termina l'incendie. »
Les oasis que le feu avait réservées au milieu de la masse compacte des forêts furent alors envahies par les peuplades de la Germanie, qui n'était aussi, à cette époque, qu'une vaste contrée entièrement boisée.
Cet état de choses dura jusqu'à César ; alors pour la sécurité des conquérants, pour l'établissement des villes nouvelles, pour la nourriture des hommes et des troupeaux, commencèrent de vastes défrichements.
Cependant, à la fin de la domination romaine, on pouvait encore traverser la Gaule, de l'est à l'ouest et du nord au sud, en suivant sans interruption de larges bandes de futaies séculaires. Mais au fur et à mesure que la population s'accrut et que les sociétés se constituèrent, il se produisit ce qui s'est produit
ti
en Amérique dans les temps modernes : on attaqua ces grandes zones de forêts de tous les côtés et par tous les motifs, tantôt parce qu'elles étaient un obstacle à la culture des céréales, tantôt parce qu'elles renfermaient des éléments de travail et de transport. C'est ainsi que ces derniers restes de nos grandes masses boisées, pareils à ces îles que l'Océan ronge sans cesse, se sont successivement amoindris sous les effets du flot toujours croissant de la population.
Les causes du défrichement ou de la destruction des forêts, du déboisement en un mot, sont multiples. Nous venons de citer les progrès de la civilisation, l'accroissement de la population, mais il y a en outre la guerre, l'incendie, les abus du pâturage, l'insouciance, la passion destructive chez certains paysans, enfin certaines mesures politiques, financières ou administratives.
Mais si Ton ne considère que celles des causes qui résultent de la marche rationnelle des choses, du besoin de créer de nouvelles terres arables, par exemple, ou du désir de tirer du sol le meilleur parti possible, on ne trouve pas que les défrichements aient été partout effectués avec un égal discernement. Mais on remarque que c'est dans les régions les plus éclairées qu'on a le mieux observé les convenances du sol et qu'on s'est le plus abstenu de défricher les terrains qui ne sont propres qu'à la culture forestière.
Il est certain qu'il y a des contrées favorisées entre toutes où Ton trouve partout des terres arables, et de bonnes terres : ce sont les plaines généralement; les plaines, cependant, ne sont pas toutes dans ce cas, puisque la Sologne, cette plaine immense, aride, marécageuse et fiévreuse, jadis couverte de forêts, nous offre un des plus tristes exemples des funestes résultats que peuvent produire les défrichements inconsidérés.
Le plus souvent, dans les régions même les plus fertiles, il existe toujours une certaine étendue de terrains de qualité inférieure, auxquels la végétation forestière semble la mieux appropriée. On doit évidemment conserver les forêts qui s'y trouvent avec le plus grand soin, puisqu'on ne saurait leur substituer que la stérilité. C'est ce que Ton a généralement fait dans les contrées éclairées, riches, avancées; c'est au contraire ce que l'on n'a pas fait dans les contrées stériles, pauvres et arriérées sous tous les rapports.
Si nous prenons l'Angleterre par exemple, nous trouvons que, de toutes les nations, c'est elle qui fait les plus grands efforts pour la bonne administration et la conservation de ses bois.
Son domaine forestier n'existe que dans ses colonies, mais aussi de quels soins et de quelles précautions l'entoure-t-elle ! Les forestière viennent puiser l'instruction dans les écoles de France et d'Allemagne; elle ne recule devant aucun sacrifice de temps et d'argent pour atteindre le but qu'elle s'est fixé.
Dans notre pays, en ne remontant qu'à une centaine d'années à peine, nous trouvons qu'en 1797, de Ne ut château, alors ministre de l'intérieur, adresse une circulaire aux administrations centrales des départements dans laquelle il expose « que, depuis un siècle, la consommation du bois en France excède sa production; que le mal s'accroît de jour en jour; que les défrichements trop multipliés surtout dans les montagnes, l'accroissement df la population, la consommation augmentée par le luxe des constructions et des cheminées, ou par la mauvaise disposition de ces dernières, ont étendu la disette du bois de la
manière la plus effrayante. » Et il ajoute qu'un des premiers soins du gouvernement doit être de ramener autant que possible l'équilibre entre la consommation et la reproduction du bois.
Avant lui Turgot, suivant les avis de Buffon et de Réaumur, rédigeait un arrêt pour forcer les propriétaires à planter un vingtième de leurs propriétés, sous peine d'être surtaxés aux impositions.
Depuis, et grâce à la loi de 1860 sur le reboisement des montagnes et la mise en valeur des marais et des terres incultes appartenant aux communes, les plantations se multiplient partout; on sème, on plante les landes, les montagnes et les terrains communaux; on repeuple et on aménage avec soin et persévérance les forêts de l'État. La France pourra conjurer ainsi la crise dont elle est menacée par l'épuisement de ses gîtes houillers, et avec d'autant plus de raison que, dans l'état actuel, ces gîtes ne produisent que la moitié de la houille nécessaire à sa consommation.
Le déboisement d'un pays influe non seulement sur le climat, mais il modifie encore la flore et la faune d'une contrée. Sur les bords du Rhin, il y a plusieurs centaines d'années on cultivait la vigne sur une grande échelle; elle a disparu en partie parce que, comme disent les vignerons, « elle a 'perdu l'abri des forêts. »
Dans les temps modernes, l'État prend les forêts sous sa protection ; autrefois elles étaient sous celle des dieux. Certains arbres étaient l'objet d'un culte divin, et beaucoup de forêts étaient considérées comme des remparts naturels contre les ravages des avalanches et des ravines. Comme nous l'avons vu[, elles n'en préviennent pas seulement la formation, mais elles l'arrêtent même, de sorte que l'on ne trouve encore rien de mieux, pour rendre certains endroits habitables, que de reboiser les montagnes environnantes.
Ce sont les plantations qui seules ont pu fixer les dunes de Gascogne; ce sont les mêmes plantations qui empêchent les montagnes de se dénuder par le haut et de remplir, avec le temps, les vallées de terres et de galets.
Au sujet des déboisements, de Humboldt dit dans le Cosmos : « Le défrichement des montagnes amènera deux grandes afflictions pour les générations futures: le manque de calorique et le manque d'eau. Il ajoute que la forte transpiration des feuilles répand dans l'air une grande humidité qui est portée par les vents dans les grands espaces. Les forêts donnent, en outre, aux terrains quelles abritent un couvert protecteur et retardent l'écoulement des eaux de pluie; les sources sont par là, entretenues dans leur état normal; les fleurs ne se dessèchent pas, et le cultivateur de la plaine peut compter sur les montagnes qui l'avoisinent pour l'irrigation de ses terres. »
Comme autre suite du déboisement, de Humboldt dit encore : « Les lits des rivières, qui restent secs pendant une partie de Tannée, se changent en torrents quand il pleut. Le gazon, les mousses disparaissent avec la végétation ligneuse, les millions de feuilles qui buvaient l'humidité s'en vont avec les arbres, et l'eau de pluie n'est plus retenue dans son cours. Au lieu d'augmenter successivement, très lentement, et par infiltration, l'eau provenant de la fonte des neiges ou de la pluie se précipite des montagnes, forme des torrents qui amènent dans les vallées la terre qu'ils charrient et cause ainsi les inondations. >»
Pour quiconque a parcouru les Alpes françaises, à présent encore presque dénudées, et les Alpes suisses, où les forêts ont été mieux conservées, les effets du déboisement sont manifestes. Les premières offrent de nombreux lits de torrents ordinairement à sec pendant l'été, mais qui roulent, à la fonte des neiges et au moment des orages, des ondes furieuses. Dans les secondes, au contraire, les torrents ne grossissent généralement pas assez pour causer de grands ravages.
A l'influence des bois sur le régime des eaux, nous rattacherons l'obstacle qu'ils opposent à la chute des avalanches. Beaucoup de villages des montagnes ne doivent leur conservation qu'à une forêt dont les arbres arrêtent ce redoutable fléau. Nous citerons en particulier le village d'Andcrmatt en Suisse. Son existence dépend de celle d'une forêt de sapins qui couvre une Ipente ravagée chaque hiver par les avalanches. Ce fait est tellement avéré qu'il est défendu d'en couper aucun arbre sous les peines les plus sévères.
Les forêts exercent une autre action moins bien définie peut-être, mais plus importante encore si on n'en considère le défrichement que dans une localité restreinte. Nous voulons parler de la destruction des miasmes. La production de ces derniers est favorisée par la décomposition des matières animales ou végétales qui prend naissance dans les pays marécageux, tels que les marais pontins, célèbres par leur insalubrité. Les forêts paraissent exercer sur les miasmes une action destructive, et certaines contrées, la Sologne par exemple, sont devenues malsaines par le fait du déboisement.
Citons encore l'exemple de la petite ville de Chantilly, que le choléra ne visite jamais, tandis que le village de Montataire, situé à quelques kilomètres seulement, mais tout à fait en dehors de la forêt, est toujours frappé le premier quand le terrible fléau fait son apparition dans l'Ile de France.
M. Becquerel, de son côté, en discutant la grande question de l'influence du déboisement, s'est arrêté aux conclusions suivantes :
4° Les grands défrichements diminuent la quantité des eaux vives qui coulent dans un pays;
2° On ne peut décider si cette diminution doit être attribuée à une» moindre quantité annuelle d'eau tombée, ou a une grande évaporation des eaux pluviales, ou à ces deux causes combinées, ou a une nouvelle répartition des eaux pluviales ;
3° La culture établie dans un pays aride et découvert dissipe une partie des eaux courantes;
k? Dans les pays qui n'ont point éprouvé de changement dans la culture, la quantité d'eau vive paraît toujours être la même ;
5° Les forêts, tout en conservant les eaux vives, ménagent et régularisent leur écoulement;
6° Uhumiditè qui règne dans les bois, et Vintervention des racines pour rendre le sol plus perméable doivent être prises en considération;
7° Les débordements en pays de montagnes exercent une influence sur les cours d'eau et les sources. En plaine, ils ne peuvent agir que sur les sources.
Enfin, et pour terminer cette partie de noire étude sur l'influence néfaste
exercée dans notre pays par le déboisement, nous citerons les conclusions que Ton peut tirer de l'examen de la carte forestière de la France. On peut dire que le déboisement s'est très inégalement étendu sur les diverses régions naturelles de la France étudiée dans son ensemble. Contrairement aux prévisions fondées sur l'état géologique et minéralogique, sur l'aptitude bien connue des forêts à croître encore, là où l'agriculture n'est plus possible avec profit, on constate que les bassins y ont le mieux résisté, eux et les montagnes qui les bordent immédiatetement et les alimentent; que les grands massifs accidentés, plateaux ou groupes montagneux, sont au contraire presque totalement dénudés, surtout dans les parties centrales.
Les besoins de la consommation , la nature encombrante de la matière ligneuse, la difficulté et le prix élevé des transports, ont en grande partie déterminé ce premier résultat.
Mais on remarque, d'autre part, que dans chaque bassin considéré isolément la répartition de la production agricole et forestière y est parfaitement logique, parfaitement subordonnée à la structure géologique, à la composition minéralogique du sol. On y voit qu'à peu d'exceptions près l'agriculture est en possession de toutes les terres fertiles, que la sylviculture n'occupe plus que celles qui, sans son concours, resteraient vouées à la stérilité, à savoir les grès et les sables siliceux, les calcaires, puis les crêtes des collines et des versants. On peut conclure enfin de cet examen qu'aux régions peu fertiles et aux populations pauvres et peu éclairées correspondent des régions déboisées et improductives, et qu'enfin qui dit contrée boisée dit contrée prospère, et contrée déboisée dit contrée pauvre.
Ajoutons qu'il serait inexact de dire que le fer, avec ses emplois variés dans la construction, pourrait devenir un remède au déboisement du territoire, car Ton constate au contraire que jamais la consommation du bois n'a été plus grande que depuis la généralisation de l'usage du fer.
Le reboisement s'impose donc à la civilisation, et cela d'autant plus qu'il faut un temps considérable pour que l'arbre puisse devenir utilisable au point de vue industriel. Le tableau suivant indique l'âge moyen des différentes essences forestières au moment de la coupe la plus avantageuse.
Noyer commun 250 à 300 ans.
Chêne rouvre 250 ans.
Chêne blanc 200 ans.
Châtaignier commun 200 ans.
Tilleul d'Europe 125 ans.
Tilleul de Hollande 90 à 100 ans.
Hêtre 90 à 95 ans.
Orme 90 à 100 ans.
Pin sylvestre 90 ans.
Sycomore 50 ans.
Orme. — Peuplier. — Bouleau 50 à 60 ans.
Ces faits bien établis, à savoir : d'une part, nécessité de conserver, en les améliorant, les forêts qui nous restent; d'autre part, opportunité de reboiser les contrées élevées et pauvres, aussi bien pour elles-mêmes que pour les b*is-
âto ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE
sins inférieurs. Nous allons examiner les moyens et procédés permettant d'arriver le plus facilement à ce dernier résultat.
OU REBOISEMEJVT
La loi du 28 juillet 1860 sur le reboisement et celle du 8 juin 4804 sur le gazonnement des montagnes, ont donné à toutes les questions qui se rattachent aux procédés divers de repeuplement une grande impulsion qui a été féconde en résultats.
A la suite des terribles inondations de 1856, l'opinion publique indiqua unanimement le reboisement des montagnes comme étant le moyen le plus certain, non pas d'en prévenir le retour, mais au moins d'en atténuer les terribles conséquences.
Dès \ 861 on se mit à l'œuvre. Depuis, les études nombreuses auxquelles on s'est livré, les précieuses observations que Ton a recueillies, enfin les indéniables et vivants résultats que l'on a obtenus ont victorieusement répondu aux 'objections de la première heure.
Les comptes rendus successifs publiés par l'administration des forêts ont fait connaître le degré d'avancement des travaux, leur succès et leur dépense. Sur tous les points des régions montagneuses de la France où des reboisements, soit facultatifs, soit obligatoires, ont été entrepris, la jeune forêt existant aujourd'hui présente et maintient la réfutation la plus catégorique des allégations préconçues qui lui avaient refusé la possibilité de naître, de vivre et de se développer.
Dans les hautes régions des Alpes, cette terre classique des torrents, on peut voir aujourd'hui de nombreux peuplements d'essences résineuses, appropriées au climat local, étaler leur vigoureuse végétation, non seulement dans les bassins de réception des premiers torrents attaqués par les travaux, mais même sur leurs berges vives fixées et protégées pour toujours, tandis que ces torrents eux-mêmes, jadis si redoutés, sont [devenus des ruisseaux non seulement inoffensifs, mais d'autant plus précieux (qu'ils procurent à l'agriculture des eaux d'irrigation meilleures et plus abondantes.
Des milliers d'hectares sont aujourd'hui reboisés. Disséminés sur toute l'étendue des terrains formant les bassins des cours d'eau torrentiels, ces reboisements constituent, dans leur ensemble, un vaste système de défense qui se complète successivement pour arriver à régulariser peu à peu le régime des cours d'eau.
Mais, pour suffire à de pareils travaux, il faut d'énormes quantités de graines et de plants. Les premières sont en général demandées au commerce.
L'État a cependant établi, depuis la loi sur le reboisement, quelques sécheries où les graines recueillies à proximité de ces établissements sont directement préparées. L'Algérie fournit aussi une importante quantité de graines de pin d'Alep et de cèdre.
Quant aux plants, ils sortent presque en totalité des pépinières spécialement rréées par TKtat en vue des travaux de reboisement.
Parmi ces pépinières, les unes, dites volantes, sont établies à proximité des chantiers de travail; les autres, plus considérables, sont fixes. C'est là que se préparent, sur une vaste échelle, les approvisionnements en plants de toute espèce.
Quant aux essences forestières propres au reboisement, nous dirons tout d'abord d'une manière générale, sauf à revenir ensuite d'une façon plus détaillée sur chaque essence, que : le Pin sylvestre, l'Épicéa et le Mélèze sont les trois essences dont l'emploi, dans les régions montagneuses, a été le plus étendu au début de l'application de la loi sur le reboisement.
D'autres essences s'introduisent successivement dans les repeuplements, à mesure que des essais nouveaux sont tentés.
Le chêne est placé partout où les conditions de sol, de climat, d'exposition et d'altitude, paraissent favorables au développement de cette précieuse essence.
Le pin noir d'Autriche, particulièrement propre aux terrains calcaires, est employé avec succès sur un grand nombre de points.
Le pin à crochets, que sa rusticité permet de placer dans les conditions climatériques les plus rigoureuses, est employé dans les parties élevées des Pyrénées, des Alpes et des montagnes du centre.
Le pin d'Alep, l'essence par excellence des montagnes de la Provence, réussit parfaitement dans le Midi.
Le cèdre, semé sur différents points des Alpes, des monts d'Auvergne, des Cévennes et des Pyrénées, y pousse avec une vigueur remarquable.
L'ailante, placée une altitude modérée, semble devoir donner également de bons résultats, à raison de la propriété drageonnante très prononcée de ses racines qui retiennent les terres sur les pentes.
Parmi les essences étrangères dont la naturalisation paraît pouvoir être tentée avec succès, nous citerons le sapin de Nordmann, les Cèdres, les Pinsapo, le Cyprès chauve, le Wellingtonia, le Thuya gigantea, l'Eucalyptus, ce dernier essayé avec succès sur les montagnes des environs de Nice, de Corse, et surtout en Algérie.
Nous allons maintenant entrer dans quelques détails au sujet de ces diverses essences forestières propres au reboisement en répartissant leur étude suivant l'état climatérique des régions à reboiser :