HISTORIQUE
C'est au XVIII e siècle seulement, que le monde scientifique se préoccupa des causes de la putréfaction, et chercha par l'expérimentation et l'analyse à en pénétrer le secret. Des investigations méthodiques furent entreprises sur les phénomènes de la fermentation et de la putréfaction. On les attribua d'abord à la séparation d'avec la substance, en voie de transformation de l'élément inconnu qui, à cette époque, avait reçu le nom de phlogistique. Puis vint la théorie de Macbride, donnant à l'acide carbonique le pouvoir particulier de maintenir la cohésion des molécules; d'après cette théorie, la putréfaction commence lorsque les molécules se disjoignent par suite du départ de l'acide carbonique. Aucune des ces théories n'expliquait pourquoi la cessation du mouvement vital était la seule cause du commencement de désorganisation des tissus.
A la fin du XVIII e siècle, l'opinion généralement admise, était que la putréfaction est une des formes de la fermentation.
Mais cette théorie, comme il arrive bien souvent, était devancée par la pratique, et plusieurs listes étendues de composés antiseptiques furent publiés dès la fin du siècle dernier.
Vers J850, l'opinion généralement répandue sur les causes de la putréfaction du bois, était la conséquence naturelle de la théorie des fermentations créée par Liebig. D'après Liebig, la fermentation n'était autre chose qu'une sorte de combustion lente, déterminée par la présence de certaines matières organiques, en voie de décomposition.
Cette théorie n'exige, pour que la fermentation puisse avoir lieu, . que le concours de l'air humide. Les moisissures, parasites ou animalcules signalés par le microscope dans les substances en putréfaction ne sont pas la cause du