SCÈNE IV FRANGINE, GHAMPMOREL, puis PAUL
FRANGINE
Oh! monsieur le directeur... Je vous demande pardon.
GHAMPMOREL.
C'est bien le petit des Fargettes... Un peu pressé... mais charmant.
FRANGINE
Oh 1 charmant.
GHAMPMOREL.
Madame Champmorel me suit, elle apporte une foule d'accessoires.
FRANGINE
Bien... bien... Mais avant tout, monsieur le le directeur, permettez-moi de vous dire ma profonde reconnaissance, mon émotion. Je sais que vous avez bien voulu... enfin que mon dossier...
GHAMPMOREL.
Oui, mais pas un mot encore... La seule chose que je puisse déjà vous assurer, c'est que le ministre a bien voulu ratifier mon choix.
FRANGINE
Ohl que vous êtes bon!... Ohl que le ministre est bon!... Ali! on peut dire tout ce que l'on voudra sur le gouvernement actuel... mais il a tout de même une conscience... un souci d'équité... toutes ces belles réformes sociales... toutes ces lois d'assistance, de mutualité... C'est admirable!... Ah! nous vivons à une belle époque!
CHAMPMOREL.
C'est mon avis.
FR.VNCINE.
Et quand jo songe, monsieur le directeur, à ce que j'ai fait... Oli!... jo suis dans un état de contusion.
CHAMPMOREL.
No parlons plus de ça... n'en parlons plus... et même, en passant, laissez-moi vous le dire, n'en parlez à personne... ça vaut mieux pour vous... pour moi aussi d'ailleurs.
FRANGINE
Oh ! monsieur le directeur I
CHAMPMOREL.
C'est la seule récompense que je souhaite pour mon attitude qui, jo poux le dire, n'a pas été sans nu'rito.
FRANC.INE
Ah! je l'imagine... Je me souviens de la carte que vous avez bien voulu me laisser lire.... et jo devine tout ce que ma rivale madame de Valreney a dû mettre en œuvre.
Comment est-elle?
CHAMPMOREL.
Comment elle est..., mon Dieu, c'est une femme... qui... que...
FRANGINE
Joïie?
LE BOIS SACKÉ li9
GHAMPMOREL.
Piquante... c'est une femme qui ne ressemble à aucune autre...
FRAXt-INt;.
oli! je suis sûre qu'il n'aurait tenu qu'à vous...
GHAMPMOREL.
Oh! évidomment !.. il n'aurait tenu qu'à moi... Mais, moi, vous savez, la justice avant tout.
FRANGINE
C'est très beau ça...
GHAMPMOREL.
Oui, c'est assez beau... Je dois dire d'ailleurs que vous avez eu auprès de moi... un avocat tout dévoué à votre cause.
Qui (;a?
GHAMPMOREL.
Ma femme!
FRANGINE, surprise.
Ah!... justement, voici mon mari.
GHAMPMOREL.
Enchanté... je l'aime beaucoup.
PAUL, eatraDt.
Ah! monsieur le directeur. Comme c'est aimable à vous de venir à cette répétition.
PIERRE, entrant.
Mudamo, les musiciens viennent d'arriver. Et puis on apporte une grande caisse pour la répétition.
GHAMPMOilEL.
Ah! c'est la stèle du dieu Cupidon pour le ballet..,. Une merveille.... c'est très fragile.
PAUL
Mais si on la casse?
CHA.MPMOREL.
Oh! ça ne fait rien. C'est à l'Etat.
Je vous accompagne, monsieur le directeur.
PAUL, à part.
Mais qu'est-ce qu'elle a donc ?
Cbainpmorel el Francine sortant. Paul va pour lea suivre, lorsque Adrieone passe la tête parla porte (1h fond. Elle est eininitonllée dans un grand noanteaii qui la rache entièrement.
ADRIENNE
Psst!...