‹ Le bolchevisme dans l'impasseChapitre 26 sur 52 · RE D FENTE · texte numérisé non relu

RE D FENTE

Œins Ta

menti CRE rs « æ > D LE < dei | Le 4 Dr 00 7 PERS S'ET pe. © re mie se | 28 re. ue 7 - de 19° = nr à ee - D CS TT F7 F

er ras

+ AE NES EE AE ac TAF TAREE fre die ne eh St pee mans À ae ee = res a res é see = as z REZ … = SE - z Æ

1€ Fr 1:

gi :

: 1 .: Îl At t :

pl L1 |: 04 | À A1 V1 it EU î 4 1 L , é ?L : [] NE K!

î th (1 V4 f : 4 à ‘ È Vo tl :

| n EL :

venin aa me ut à pp eee ee

pen ee td

em es mate rt 4 te ur dt ag tot

TRY DST Tr re e

Dans une comparaison entre deux événements analogues, l'un peut bien jeter de la lumière sur l’autre. Mais la comparaison peut également tromper beaucoup, si elle est entreprise sans observer suffisamment non seulement ce qu'il y a de commun, mais aussi ce qu'il y a de différent, et si l'on s’en tient à des détails extérieurs. Les Jacobins se distinguent déjà des bolcheviks en ce qu'ils étaient un parti bourgeois ou petit-bourgeois, et non socialiste. Un parti socialiste n'avait encore que

faire à’ la fin du XVIIF siècle.

Mais aussi les circonstances dans lesquelles triomphèrent les Jacobins étaient, en 1792 et 1793, tout autres que celles qui mirent en selle les bolcheviks en 1917. Sans doute, aux deux époques, c'était la guerre. Mais en 1792 elle sortait de la Révolution;: en 1917, c'était tout au contraire la Révolution qui sortait de la guerre. Les terroristes de la grande Révolution française tirèrent leur force de ce qu'ils étaient ceux qui, lorsque l'ennemi extérieur pressait, poussèrent avec le plus d'éneraie et le moins de ménagements la conduite de la guerre.

Au rebours, les terroristes de 1917, qui dissolvaient la Constituante, tiraient leur force de ce qu’ils mettaient le plus d'énergie et d’intransigeance non seulement à réclamer, mais à amener la capitulation devant l'ennemi.

La Terreur était, dans la Révolution française, un effet non de la Révolution, mais de la guerre. Elle cessa dès que la France cessa d’être acculée par l’ennemi. Elle ne dura que deux ans.

On aurait pu s'attendre à voir de même la terreur cesser en Russie dès qu’aurait fini l’ère des guerres civiles et du « communisme de guerre ». La paix apporterait un rétablissement économique, un relâche de dictature dans l'économie et la politique. C’est le moment où surgit l’idée de la démocratisation des soviets.

Mais nous savons qu'il en fut tout autrement. La terreur n’est pas, dans le système bolcheviste, seulement une mesure de guerre. Au contraire, elle jeta dans les dix années de paix à partir de 1920 des racines de plus en plus profondes.

Page 1