ACTE II, SCENE I
FAUVILLE.
Vous serez des nôtres, monsieur le comte?
Tu veux plaisanter! Je n'aurais qu'à faire une chute; un directeur général qui se^iaisse tomber... Je ne suis pas superstitieux , mais. . .
MADAME BEAUGRAKD , se levant.
Je demanderai d'abord à monsieur le comte la permission de lui présenter les amis de monsieur Beaugrand qui ne sont pas encore prévenus de son arrivée.
MTGNOT.
Ces messieurs sont au billard.
LE COMTE .-
C'est moi qui veux leur être présenté , et faire connaissance avec eux.
MADAME DERBELET.
Monsieur le comte sera satisfait du ton décent et résOTvé de tous ces messieurs. J'avoue que j'étais venue avec quelque prévention ; car une partie de garçons!... mais je ne les ai vus qu'un moment , et j'ai été enchantée de leurs égards pour pia fille et pour moi 5 ils m'ont édifiée.
FAUVILLE , à pari.
Ah! les diables incarnés ! il faut 'qu'ils aient bien fait ies hypocrites.
MADAME DERBELET.
N'es-tu pas de mon avis , ma fille ?
LAUKE.
Oui , ma mère : je ne puis que rendre hommage à la galanterie de tous ces Messieurs qui sont restés.
MADAME EEAUGRANB, bas.
Qui sont restés! [Haut,) Si monsieur Dirselle veut me donner la main.
0 ffi
LE COMTE
Volontiers. Attends-moi , Fauville , j'ai à te parler.
FAUVILLE.
Tout à vos ordres 5 je vais rester ici.
MADAME BEAUGRAW#, « madame Derhelei.
P Soyez tranquille , il m'a promis de le faire nommer. MADAME DERBELET.
r^ Ah ! Monsieur, que vous justifiez bien la réputation ^^^ d'obligeance et de bonté qu'on vous a faite !
Ç^ FAUVILLE.
tXÏ Voilà comme je .suis , Madame! mes amis sont toujours sûrs de me trouver ; c'est mon bonheur , c'est ^ ma vie ! il faut que je sois utile aux autres , c'est plus ^, ^ fort que moi.
5 Se LAURE.
^ ^ Nous le savons j monsieur Dolcj nous a raconté de ' f ^^ vous des traits qui nous ont touchées.
FAUVILLE. ^
;] Oui , j'ai été assez heureux, en sortant du collège.. .
MADAME DERBELET.
On doit réussir quançl on a recours ayons.
-j FAUVILLE.
' .*> L'amitié est un sentiment si sacré, Madame! je
C^ m'en suis fait une religion.
^' LAURE
'i? Je n'hésite pas à le dire devant ma mère, Monsieur,
\p^ je partage toute l'estime qu'elle a pour vous.
(,'Q FAUVILLE.
J:^ Fort bien! la jeune personne m'estime! tout le
>»-W monde m'est irae !