LE CORAIL. LES POLYPES. L'ÉPO^'GE
11 n'est peut-être pas un de mes lecteurs qui ne connaisse cette belle matière rouge, aussi dure que le marbre, assez brillante lorsqu'elle est polie, et à laquelle on donne le nom de corail. En la voyant travaillée par la main de l'artiste pour en faire des bijoux, on la prendrait pour ime pierre; mais en l'observant dans l'état où on la retire de la mer, sous la forme de petits arbrisseaux sans feuilles, on croirait avoir sous les yeux une plante. Aussi quelques naturalistes anciens avaient -ils considéré le corail comme une production minérale, tandis que d'autres le regardaient comme appartenant au règne végétal. Un savant, nommé Peysonnel, dont les observations ont été confirmées par celles de plusieurs autres, tels queRéaumuretBernardde Jussieu, a reconnu et constaté que le corail n'est ni une pierre, ni une plante, mais une production animale.
Je vous ai déjà parlé, mes amis, d'une classe d'animaux qu'on appelle ynolliisques , qui présentent l'aspect d'une masse gluante, dont l'organisation est peu compliquée, et dont une partie est armée de coquilles qu'ils forment avec leur propre substance. Il existe d'autres animaux organisés d'une manière plus simple et plus imparfaite encore, relativement aux autres
êtres. Ce sont ceux auxquels on donne le nom de polypes. Leur corps se compose d'une espèce de sac rempli d'une substance gluante semblable à une gelée, mais irritable et vivante. Une sorte de tube, ou canal, sert à recevoir et à digérer la nourriture qu'ils prennent, et n'a qu'une seule ouverture par laquelle ils avalent leurs aliments et rejettent leurs déjections. Autour de cette ouverture, se trouvent, ordinairement, plusieurs tentacules, ou petits bras, qui s'alongent et se retirent à volonté, et qui ser\ent au polype à saisir sa proie, consistant en chétifs animaux comme lui.
Ces petits êtres existent en quantité prodigieuse au sein de la mer et de certaines eaux douces, et ils sont peut-être les plus nombreux dans la création. De même que les mollusques testacés , ils ont la faculté de se former, avec leur propre substance, des habitations qui se fixent sur des rochers au fond des eaux. La forme de ces habitations varie à l'infini; elles comprennent toutes les innombrables variétés des corps qu'on nomme madrépores, corallines, et qui présentent des milliers d'aspects divers. Tantôt ce sont des masses rondes, ou oblongues, ou irrégul.eres; tantôt ce sont des réseaux qu'on prendrait pour un ouvrage de l'art; ici, ce sont de larges feuilles découpées à jours et partant d'une même racine; là,
comme dans les coraux, ce sont de petits arbrisseaux d'un pied et même d'un pied et demi de hauteur, ayant une racine, un tronc et des brandies. Chacun de ces différents polypiers sert d'habitation à une multitude de polypes qui vivent dans des petites cellules, dont ces corps sont criblés. Dans le corail, ces cellules se trouvent à l'extrémité des petites branches, et pouvaient être prises pour les fleurs de l'arbrisseau, lorsqu'on croyait qu'il appartenait au règne végétal.
Un fragment de polypier détaché de la masse s'accroit bientôt et en produit un nouveau. Cette multiplication est quelquefois si considérable que les polypiers forment dans la mer des bancs, des espèces de rochers, dans lesquels les ancres se brisent, et qui sont dangereux pour la navigation.
Maintenant que vous savez ce que sont les polypes et les polypiers en général , parlons du corail en particulier. Sa couleur est ordinairement d'un rouge vif. Quelquefois, il est rose ou jaunâtre; mais le premier est le plus estimé. Il se trouve en abondance dans la mer Rouge et dans la Méditerranée, attaché aux rochers dans toutes les directions possibles. Ce sont principalement les habitants de Marseille, de la Catalogne, de la Corse et de quelques autres lies de la Méditerranée qui en font la pèche, autour de la Sicile, à l'entrée de la mer Adriatique et sur les côtes de Tunis. Cette pêche a lieu pendant les trois mois des plus grandes chaleurs. Ceux qui la font sont nommés coraillers. Ils se servent, pour cet objet, d'une machine qu'on appelle salabre, à Marseille, et qui consiste en deux forts bâtons mis en croix, au point de réunion desquels est attachée d'un côté une fort longue corde, et de l'autre un boulet ou autre corps pesant. A chacune des extrémités de ces bâtons, est fixé un filet de ficelle, à larges mailles, fait en forme de bourse ouverte, et les bâtons sont entourés d'étoupe dans toute leur longueiu'. On traîne cette machine sur les rochers. Les pieds des coraux qu'elle rencontse sont brisés, et les branches s'entortillent à l'étoupe ou tombent dans les filets. Quelquefois on plonge pour ramasser ce que la machine n'a pas entraîné avec elle. C'est ordinairement à soixante ou quatre-vingts pieds de profondeur, et quelquefois à plus de cent, qu'on pèche le corail.
On travaille beaucoup le corail à Marseille, mais c'est principalement dans l'Orient qu'on le débite. Il y sert à garnir les armes des guerriers, à faire des bijoux aux femmes, et des chapelets. Les Arabes n'enterrent pas un de leurs parents sans lui mettre un de ces chapelets dans les mains. Il est également fort recherché dans l'Inde et en Afrii|ue. En France, il n'a beaucoup de valeur que lorsque la mode lui eu donne. On en fait alors des colliers, des boucles
d'oreilles, des agrafes, et autres objets de parure.
Après vous avoir entretenus, mes chers amis, d'un polypier qui offre une matière de luxe et d'agrément, il est juste de vous dire quelques mots de celui dont l'homme a tiré le parti le plus utile, de l'éponge. L'éponge est aussi l'habitation d'un polype, également formée par lui-même; mais au lieu d'être solide comme les autres, elle est fibreuse et molle. Je n'ai pas besoin de vous rappeler qu'une éponge est percée d'une infinité de petits trous inégaux. Dans l'état naturel, ces trous sont remplis d'une matière gélatineuse qui est l'animal. Lorsque l'éponge est desséchée, elle a la propriété d'absorber l'eau et de la retenir, ce qui rend ce corps propre à une multitude d'usages domestiques. C'est dans la Méditerranée, autour des îles de l'Archipel de la Grèce, qu'on pêche en abondance les meilleures éponges. On les trouve fixées aux rochers, à cinq ou six toises de profondeur. Ce sont des plongeurs qui vont les y chercher, et qui ne s'enrichissent guère à ce métier, car ils sont, dit-on, dans la plus affreuse misère. Cette pêche se fait pendant l'été seulement. Lorsque les éponges sont retirées de la mer, on les lave à plusieurs reprises dans l'eau douce pour leur enlever l'odeur de marée; et c'est là la seule préparation qu'on leur donne.
Quelle immense vaiiété dans les oeuvres de la création! O mes enfants, quelle puissance et que de merveilles! Une chétive matière gélatineuse, renfermée dans les pores d'une éponge, est un animal qui vit, qui agit, et qui produit lui-même cette éponge!
LE DAÎsGER DE LA MOQUERIE.
Rien n'est plus aimable, sans doute, que la gaieté de la jeunesse, mais elle doit être subordimitée à certaines règles de convenance, et il est fâcheux que l'étourderie naturelle à cet âge ne permette pas toujours de les observer.
Armand et Honorine de Saint-Gratien étaient de fort bons enfants; mais ils s'étaient livrés de bonne heure au plaisir de contrefaire tous les ridicules qui frappaient leurs yeux. C'était sur-tout devant les domestiques, trop souvent disposés à applaudir à ce genre de talent, qu'ils obtenaient des succès. Leurs parents attachaient peu de prix à cette facilité d'imitation qui, lorsqu'on ne songe point à la réprimer, peut devenir un dangereux présent de la nature. Insensiblement, elle entraîna nos jeunes gens si loin, que les infirmités naturelles ne furent plus respectées par eux, et que le plaisir d'entendre répéter qu'ils les imitaient avec une vérité fruppaule, leur fit oublier qu'il y a une légèreté bien coupable, ou une grande dureté de cœur, à tourner en ridicule le malheur et celui qui en est la victime.
Déjà Armand et sa sœur avaient reçu plus d'une leçon. Un vieux maître , qui consacrait à leur instruction des soins presque paternels, les avait quittés, fatifjué d'avoir à essuyer de fades plaisanteries et de mauvais jeux de mots, lorsqu'il s'agissait de prêter attention à des sujets intéressants. Les parents, instruits du motif de sa désertion, grondèrent vivement leurs enfants. Ceux-ci pleurèrent, mais ne tardèrent pas à retomber dans leur mauvaise habitude de tourner tout en raillerie. Us éprouvèrent bientôt qu'elle peut avoir de graves résultats, et que l'un des plus certains est de refroidir l'affection de ce qui nous entoure, et de relâcher tous les liens de la société.
M. de Saint-Gratien reçut un jour un billet d'un de ses amis, de qui les enfants se réunissaient ordinairement aux siens, une soirée de chaque semaine. Cet ami priait, ce jour là, M. de Saint-Gratien de garder ses enfauts chez lui. » Nous sommes très inquiets de mon plus jeune fils qui est gravement malade, disaitil, et je suis forcé de convenir que l'infatigable gaieté d'Armand et d'Honorine serait peu en harmonie avec l;i disposition de nos esprits. Mes enfants ont besoin d'amis qui partagent leur tristesse, et vous me pardonnerez de vous avouer que le penchant à la plaisanterie, qui distingue les vôtres, nous rendrait aujourd'hui leur visite plutôt importune que consolante. "
Armand et sa sœur ignoraient encore qu'il n'est point de liaison intime, sans la certitude de pouvoir mettre également en commun les peines et les plaisirs, et que celle qui ne subsiste que par le désir de s'amuser, et qui cesse le jour de l'adversité, ne mérite pas le nom d'amitié.
On leur doit cependant la justice de convenir qu'ils furent frappés de la lettre qu'avait reçu M. de Saint- Gratien, et quel'éloignement où leurs amis desiraient les tenir, étant dans l'affliction, fut pour eux une pénible leçon. La tristesse qu'ils eu éprouvèrent donna à leur contenance quelque chose de réfléchi qui leur était peu ordinaire; et lorsque leur bonne les mena promener aux Tuileries, ils s'assirent très raisonnablement sur un banc et, pour la première fois, regardèrent les passants sans chercher à se moquer d'eux. Cette sage disposition durait encore, lorsque vint s'asseoir près d'eux une dame âgée, un peu contrefaite, qui paraissait ce qu'on appelle une femme comme il faut, bien que son costume annonçât qu'elle ne suivait pas exactement les modes. Elle donna quelques ordres à un vieux valet-de-chambre qui l'avait accompagnée, et dont la perruque poudrée ei l'accent picard commencèrent à ramener le sourire sur les lèvres de nos étourdis. La dame, sans avoir l'an- de le remarquer, entama avec eux une conversation aussi spirituelle qu'obligeante, tandis que la
bonne tricotait sur le même banc. Les manières bienveillantes de l'inconnue excitèrent la confiance d'Honorine et de son frère, lille prétendit remarquer sur leur physionomie les traces récentes d'un vif chagrin, et ils finirent par lui avouer celui qu'ils venaient d'éprouver, ainsi que le vilain défaut qui en avait été la cause. «Assurément, ajoutèrent-ils, nous en sommes bien corrigés. — Non pas encore parfaitement , reprit l'inconnue avec un sourire un peu malin; mais votre guérison avance. A mon âge l'expérience tient lieu du don de lire dans l'avenir, et j'ose vous prédire, mes jolis enfants, qu'avant la fin de la journée, vous aurez encore une terrible rechute de ce mal qui parait en vous si invétéré; mais ce sera la dernière. » On plaisanta beaucoup de cette prédiction. Le vieux valet-de-chambre vint reprendre sa maîtresse, qui se sépara de nos deux entants de la manière la plus amicale.
A peine les jeunes de Saint-Gratien étaient-ils de retour à la maison, qu'ils racontèrent, à une femmede-chambre et à sa fille qui travaillaient dans l'antichambre, la rencontre qu'ils avaient faite aux Tuileries. On commença par faire l'éloge de la dame inconnue; puis, sans y réfléchir, on contrefit sa manière de parler, car elle avait aussi un peu d'accent; puis on contrefit ses gestes. Le patois de son domestique fut imité de la manière la plus plaisante. La gaieté des spectateurs s'animait peu à peu. Pour la rendre plus complette, Honorine et son frère ne purent résister au désir de chercher, dans la garderobe de leurs parents, de quoi se costumer à -peu -près comme les personnages qu'ils voulaient représenter. Les cheveux crêpés sur les racines, le bonnet à bec de la vieille dame, tout fut imité; et, il faut l'avouer la difformité qui soulevait sa mantille de dentelle, rien ne fut oublié. Armand, poudré à blanc, une canne de jonc à la main , et traînant un peu la jambe droite, présenta respectueusement le bras à sa maitresse. Ils en étaient au second tour de chambre; tous les domestiques attirés par les éclats de rire de la femme-de-chambre venaient de monter, lorsqu'un coup de sonnette retentit violemment à la porte, et suspendit pour un moment la gaieté générale. On alla ouvrir, et je laisse à penser à mes lecteurs quel fut l'étonnement du frère et de la sœur, lorsqu'ils entendirent une vois, qu'ils reconnurent parfaitement bien, dire au domestique: "Avertissez M. de Saint-Gratien que sa tante est arrivée d'Amiens. " Quel trait de lumière, bon Dieu! On attendait en effet leur grand' tante, marraine d'Honorine, et qui l'avait toujours comblée de témoignages d'affection, quoiqu'elle ne l'eût pas vue depuis huit ans, parce qu'elle habitait la province. Avertie, par le vieux maître dont nous avons parlé, du défaut qui dominait des neveux
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qu'elle che'rissait, elle avait désiré, en leur parlant sans être connue d'eux, s'assurer si du moins ils avaient un bon cœur. En un mot, c'était la dame contrefaite des Tuileries.
On peut facilement se figurer la honte et le saisissement des deux enfants, surpris ainsi se moquant d'une infirmité naturelle, de la meilleure et de la plus respectable des femmes, de la proche parente deleur père, qui ne leur avait jamais fait que du bien,
qui ne leur avait donné que de preuves d'amitié!
Armand, pâle, éperdu, essaya de s'enfuir. Honorine, prête à se trouver mal, tomba aux genoux de son excellente tante, qui la soutint dans ses bras, et lui dit, avec autant de grâce que de bonté : " C'est la dernière crise que je vous avais prédite; maintenant, je réponds de votre guérison. » Il est inutile d'ajouter qu'en effet elle fut complette, et que nos deux enfants se rappelèrent toujours cette scène, pourne plus oublier que la gaieté doit être sans malice, si l'on veut qu'elle ne coûte jamais ni regrets ni larmes.
VARIÉTÉS
Voici l'extrait d'une lettre que j'ai reçue d'Angers :
il Parmi les fêtes qui ont eu lieu à Angers, à l'occasion des distributions de prix dans les institutions de jeunes demoiselles, je veux signaler au bon Génie celle qui a été offerte par M"" Le Hardelay, dans le quartier qu'on nomme la Cité. C'est, comme vous vous en doutez, le quartier qui foriiiait l'ancienne ville. Le château, avec ses dix-huit grosses tours, bâti par les rois Philippe-Auguste et Saint-Louis, est là tout près, et son aspect reporte aux vieux souvenirs de la monarchie.
uLes rues de cette cité sont tortueuses et bordées (les antiques demeures des nobles familles du pays. C'est dans un de ces gothiques logis, restauré par la main d'un habile architecte, et au fond d'un jardin dont les arbres sont surchargés de fruits, que la distribution des prix a été faite, sous la présidence de Mgr. l'évêque d'Angers. MM. les grands-vicaires y ont assisté ainsi que M. le curé de la paroisse de Saint- Maurice, dont l'église fut construite par le bon roi René, qui fut maître en même temps de l'Anjou et de la Provence.
11 La distribution a été pi'écédée d'examens sur toutes les parties de l'enseignement, et des élèves, même de l'âge le plus tendre, se sont fait remarquer par des réponses si claires et si précises, que vous en eussiez été vous même émerveillé.
11 Je pourrais vous dire les noms des jeunes personnes qui ont obtenu le plus de prix; mais vous les trouverez imprimés dans le programme. »
— J'étais dernièrement à la campagne, chez M"' de M.... Se trouvant entourée de ses enfants, elle s'amusait à se faire donner par eux des bouquets, à la condition qu'ils justifiassent, par une raison quelconque, le choix qu'ils faisaient de telle ou telle fleur. Je citerai seulement la réponse de l'aimable petite Félicie, âgée de huit ans. Lorsque ce fut son tour de parler, «Maman, dit-elle, je te donne une jacinthe, parce que cette plante fleurit à la maison; elle te tiendra compagnie l'hiver. » La mère donna un tendre baiser à sa fille, se plaisant à trouver du rapport entre la jacinthe et sa Félicie.
— Je connais un aimable et bon jeune homme, pour lequel j'ai beaucoup d'amitié, et qui vient de ressentir un très profond chagrin, en rentrant dans sa pension à la fin des vacances. Qu'on ne pense pas que le dégoût de l'étude et du travail ait eu la moindre part à ce chagrin ; non , il n'a pas eu d'autre cause que le regret de se séparer de sa mère, de son père, et de sa sœur. Si je ne craignais de commettre une indiscrétion, je pourrais citer des mots et des faits bien touchants qui l'attestent. Depuis huit jours, le pauvre enfant n'a pas encore pu se remettre de ses émotions. Cette sensibilité est bien aimable, bien touchante, bien propre à exciter un vif intérêt; cependant , je dois dire à mon jeune ami qu'il ne serait pas sage de s'y abandonner sans faire aucun effort pour en maîtriser les effets. Cette sensibilité ne perdra rien du charme qu'elle doit avoir pour lui et pour les autres, en s'associant à la raison et à la fermeté. Klle conservera ainsi la même douceur, elle lui procurera les mêmes jouissances, et elle s'ennoblira du courage et de la dignité qui conviennent à l'homme ; tandis qu'au contraire, s'alliant à la faiblesse, elle peut devenir un obstacle à ses travaux, à ses succès, à la satisfaction qu'il désire donner à ses parents. Il arrive souvent, dans la vie, que le cœur est obligé de faire des sacrifices au devoir; quel moyen alors de remplir ces devoirs pénibles, si l'on n'a pas acquis un peu d'empire sur sa sensibilité? J'espère que mon jeune ami ne me saura pas mauvais gré de ces réflexions, et même qu'elles lui seront utiles. Je sais que plusieurs de ses camarades ont plaisanté sur son chagrin; cela ne me donne pas une très bonne opinion de leur caractère; mais qu'il ne s'en affecte pas: son chagrin, jusqu'ici, n'a rien que d'honorable et d'intéressant. Je sais que d'autres ont cherché à le consoler, en prenant part à sa peine, et en s'cfforçant de lui procurer des distractions; ceux-là, je suis tout prêt à les aimer.
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