‹ Le Bon génie (volume 2)Chapitre 76 sur 136 · LES COUSINS · texte numérisé non relu

LES COUSINS

J'ai passé dernièrement quelques jours à la campagne, en compagnie assez nombreuse, dans laquelle figuraient fort gaiement plusieurs jeunes personnes, qui ne demandaient qu'à s'amuser. Jeux de toute esjjèce, promenades charmantes par un temps superbe, entretiens agréables, lectures variées, doux repos sous un frais ombrage, ce sont là passe-temps délicieux qui font disparaître rapidement les journées. A quelque distance de la jolie maison où nous les passions ainsi, est un petit étang, dont le contour irrégulier est bordé de bois bien verts et bien touffus, qui s'élèvent en amphithéâtre sur un coteau circulaire. Ce lieu charmant fut un jour le but de notre promenade, et comme on avait le projet d'y passer la matinée tout entière, on emporta quelques petites provisions pour le second déjeuner des jeunes gens.

Après avoir bien couru, folâtré, joué de cent manières tout autour de l'étang et dans les bois, on vint s'asseoir à l'ombre au bord de l'eau, pour faire honneur aux provisions dont la prévoyance maternelle s'était munie. A peine notre jeunesse était-elle assise en rond sur l'herbe depuis trois ou quatre minutes, que je vis une de ces jeunes personnes commencer à se gratter les jambes, le coude-pied , le col et les bras.

u Qu'as-tu donc à faire tout ce mouvement et toutes ces contorsions? lui dit une de ses compagnes. — J'ai... J'ai... des démangeaisons, répondit -elle, et je me gratte. — Ah! c'est bon, reprit l'autre, tu crains les insectes, te voilà comme Julia, de l'histoire du Déjeuner Champêtre, que le bon Génie nous a apprise.» Celle-ci, tout en plaisantant son amie, commençait à se gratter aussi. Bientôt les autres en firent autant, et les jeunes garçons ne tardèrent pas à se donner des tapes sur les pieds, sur le col, et à se gratter à leur tour.

Le fait est que les bords de l'étang étaient peuplés de cousins, et que c'était pour eux une assez bonne aubaine que toutes ces jeunes peaux délicates, bien dilatées par un vif exercice, et par conséquent faciles à piquer. Bientôt le mouvement que chacun se donnait devint pour les autres un spectacle comique qui excita de grands éclats de rire. <i Je crois, en vérité, dit celle qui avait donné le signal, que nous ferons bien de déménager d'ici, et je commence à troiiy^'que Julia n'était pas si ridicule, pour vouloir se/rjcttre à l'abri de ces vilains animaux. » Ce consul fiit suivi, et nous vîmes revenir près de nous, en,rirint de bon cœur, toute la jolie volée. « Ah! bon GtJMte, puisque nous vous tenons, vous allez nous dire pÔUr-'; quoi l'on est si bien piqué par les cousins, quand ol^

va s'asseoir au bord de l'eau? — Très volontiers, mes enfants, répondis-je. » Et à ce mot, la jeune troupe vint se groupper autour de moi.

" Les cousins , repris-je, sont, comme vous avez pu l'observer-, de petits insectes dont le corps est allongé et délié, et les ailes fines et légères. Leur tète est munie d'une trompe très délicate, composée de quatre ou cinq filets d'une grande finesse. C'est cette trompe que l'insecte inlioduit dans la peau, pour sucer notre sang dont il est fort avide. Il paraît qu'elle renferme une sorte de venin, car la pi(jûre du cousfn, quoique légère, produit des ampoules et, en même temps, des démangeaisons très vives, ainsi que viius venez de l'éprouver. Cet insecte est fort incommqde dans les campagnes, et quelquefois même dans les villes. Dans certaines contrées méridionales de la France, on n'évite ses atteintes pendant la nuit, qu'en mettant aux lits une enveloppe de gaze qu'on nomme cousinière. Mais il y a des pays oîi il est bien autrement redoutable. En Afrique et en Amérique, on a beaucoup à souffrir de celui qui est connu sous le nom de niaringouin. Les cousins sont aussi très multipliés dans les campagnes de la Suède, et principalement en Laponie, où les habitants tâchent de s'en préserver, en se frottant le visage et les mains avec de la graisse, ou en faisant du feu autour de leurs cabanes pour les en éloigner.

Il C'est sur-tout au bord des eaux dormantes qcreies cousins abondent, et voici pourquoi. Cet insecte comme tous les autres, provient d'un œuf, duqttel sort une larve, qui se transforme en chrysalide , d'où sort enfin l'animal ailé. Les cousins déposent leurs œufs dans l'eau. La larve qui en sort vit aussi dans l'eau. Lorsqu'elle s'est changée en chrysalide, elle y demeure encore. L'insecte reste dans cet état pendant huit à dix jours; mais les moments qui suivent son parfait développement sont très critiques pour lui, et il court de grands dangers. L'eau, dans laquelle il a vécu pendant sa jeunesse, lui est funeste quand il a des ailes; aussi prend-il de grandes piécautions pour en sortir. Après avoir débarrassé la partie anlérieme de son corps de la peau de chrysalide où il était renfermé, il y reste encore attaché par l'extrémité postérieure, et fait usage de la partie qu'il a quittée comme d'un bateau auquel lui-même sert de màt. Il reste dans cette position, jusqu'à ce que ses ailes se soient déployées. Quand il croit qu'elles sont assez affermies pour oser s'y confier, il appuie légèrement ses pattes sur l'eau , prend l'essor, et devient habitant de l'air. Mais les rivages des eaux n'en sont pas moins sa patrie, et il est obligé d'y revenir pour y déposer ses œul^ à son tour. — Mon bon Génie, dit la première des jeunes filles qui avait clé piquée, et qui se grattait toujours, est-ce qu'il n'y a aucun moyen pour

guéiir de cette vilaine démangeaison. — X'e n'est pas , répondis-je, en se ijratlant avec acharnement qu'on y parvient, car on risque au contraire d'envenimer la piqûre. Je crois que le meilleur moyen est de comprimer fortement la partie blessée, et de laver ensuite la plaie avec de l'eau.— Merci, mon bon Génie; je vais suivre sur-le-champ votre conseil. ..

CORRESPONDAÎNCE.

ni-PONSES AUX DERMÈUES QUESTIONS l)V BON GÉNIE.

Il m'est très doux de voir avec quel empressement mes jeunes amis répondent aux désirs que je leur exprime, et je les en remercie. Depuis que j'ai dit combien je souhaitais que mes rapports avec eux se multipliassent, ma correspondance devient de plus en plus nombreuse. Je dois à mon tour lui consacrer plus d'espace; c'est juste. Je vais donc, sans préambule, rendre compte de celle d'aujourd'hui.

Dans mon numéro du ig juin dernier, j'ai commencé le récit de l'aventure de Fernand de Rosneil avec un petit villageois, et j'ai interrompu ce récit, en priant mes jeunes correspondants, ou de l'achever, ou lie me dire ce qu'ils auraient fail à la place de Fernand, et ce qu'ils pensent de la conduite du petit vdlaqeois?

J'ai reçu des réponses sous ces deux formes; mais celles dans lesquelles le récit est continué forment le plus petit nombre. Parmi ces continuations, j'ai choisi les trois qui m'ont paru supérieures aux autres pour les imprimer; elles sont de Mesdemoiselles Blanche U..., f'ircjinie G...., et Delphine F..... (de Vienne). Les voici :

<. Fernand à ces mots reste stupéfait; frappé de la conduite du jeune paysan, il le regarde, il hésite; les différents combats qui l'agitent, se peignent tour-àtour sur son visage; d'un côté, son orgueil lui conseille de punir le paysan de ce qu'il appelle son insolence, de l'autre, il est obligé de s'avouer qu'il a mérité cette dure leçon. Enfin son cœur l'emporte. Il s'avance, tend la main au jeune paysan, et lui dit: i( Pardonnez-moi, je vous ai offensé, l'orgueil m'égaie rait; je sens combien, dans ce moment, vous vous «êtes élevé au-dessus de moi. Daignez devenir mon Il ami, et je vous promets de faire tous mes efforts ^ (( pour mériter ce titre.» I^c paysan, <[ui connaissait l'orgueil de Fernand, reste immobile de surprise, il peut à peine croire à ses paroles, il craint d'y répondre; mais voyant que son silence afflige Fernand, il saisit la main que celui-ci lui présente, et lui dit: « Gardez-vous de croire que le dédain soit la cause iide mou silence; l'csi en ce moment, .;u contraire.

«que vous mérite/ tout mon respect, et c'est à moi h u vous prier de me parJouner ia leçon que j'ai osé « vous donner. » Fernand l'assura que, loin de lui en vouloir, il se souviendrait toujours du service quil lui avait rendu, en lui faisant sentir combien son orgueil était ridicule et coupable; et beaucoup plus content de lui-même qu'il ne l'avait jamais été, et mille fois plus heureux, il rentra chez son père avec la ferme intention de se corrifjer, et en reconnaissant que la vertu seule nous rend supérieurs aux autres

hommes.

(1 Blanche R "

«Fernand à ces mots resta confus, et jeta sur le petit paysan un reyard oi^i se peignaient la honte et l'humiliation, que semblait encore combattre son insolence naturelle. Son premier mouvement fut de mettre la main à sa bourse, croyant qu'en donnant de l'argent au petit paysan, il réparerait son orgueilleuse conduite; mais celui-ci qui s'eu aperçut, prit un air de surprise et de -dédain qui fit sentir à Fernand que ce n'était pas de cette manière qu'il fallait réparer Sa sottise. Fernand, après un moment de rellexion, s'approcha tîu petit paysan, et lui tendant amicalement la main, lui dit: « Par ta conduite modérée et « généreuse, tu viens de me donner une leçon ipii me «corrigera pour toujours d'un défaut qui faisait le « malheur de mes parents. » Puis, ramassant la branche de chêne qui était à ses piods ; « Je veux, dît-il^ "la conserver toujours; elle sera pour moi un talis- « man qui m'empêchera de me laisser aller à l'orgueil «et à l'insolence, et j'espère que je n'en aurai pas Il souvent besoin. »

« Fernand devint par la suite si doux et si modeste que personne ne pouvait plus le reconnaître, et l'on peut bien juger quelle fut la joie de ses parents, quand ils le virent corrigé. Il répara bien les torts qu'il avait eus, en faisant beaucoup de bien à celui qui lui avait donné une si bonne leçon; il le mit à même d'acquérir une instruciion convenable h son état, qui, jointe à toutes les bonnes qualités du cœur qu'il possédait déjà, en firent un homme de mérite. Il devint par la suite le fermier de Fernand, qui ne cessa de le regarder comme son meilleur ami.

" VlRGIMF. G 'I

«Fernand fut prêt à demander pardon au jeune paysan; mais cet élan de générosité fut aussitôt ré- ])rimé par un mouvement d'orgueil. Lui, s'humilier devant un inférieur! s'abaisser jusqu'à ce point! Cependant, se disait-il à lui-même, j'ai souvent entendu dire à mon père que le véritable orgueil consiste à bien faire. Mais malgré ces bonnes- réflexions, son défaut naturel l'emporla; il jeta dédaigneusement au petit paysan une pièce d'argent, et continua sa route. Mais le jeune paysan l'arrêtant; «Gardez votre ar-

Hgent, lui dit-il, ce n'est pas avec cela qu'on fait il oublier ses torts. »

«Le lendemain, T'crnand fut rencontré par un cheval fougueux qui évidemment allait le renverser, lorsque le jeune paysan, qui se trouvait là, accoutumé dès l'enfance à dompter les chevaux, le saisit et donne à Fernand le temps de se mettre à l'abri du danger, en lui disant: « Vous voyez donc. Monsieur, « qu'un pauvre petit paysan peut être utile à quelque « chose. — Oui, mon ami, reprit Fernand en lui ser- «rant affectueusement la main; je reconnais mes «torts, et te prie de me les pardonner. Tu l'emportes .1 sur moi, non seulement par la force du corps, mais « par la bonté du cœur. J'espère me souvenir toute 11 ma vie de ta conduite, et me défaire enfin de cet « insupportable orgueil. »

« Delphine F »

Je regrette que l'étendue de mon journal ne me permette pas d'imprimer, à la suite de ces trois jolis

récits, ceux que m'ont adressés M"" Jloselie B , de

Lyon, M"' Félicie M , des forges de Syam, M"' So-

pliie Ch...., et M. Jules Guérin. Ils y figureraient très bien, mais il faut que je donne aussi un échantillon des réponses qui m'ont été faites sous une autre forme. Je me bornerai à imprimer en entier une seule lettre, et je n'ai pas besoin de dire que tous mes correspondants et correspondantes se sont acconlés pour l^ùiaer la conduite de Fernand, pour loiii-r la générosité du jeune villageois, et pour penser que Fernand devait profiter de la leçon, et trouver quel([ue moyens de réparer le tort qu'il avait eu envers cet honnête petit garçon. La lettre suivante, que je choisis parce qu'elle renferme des développcnsents et des rapprochements intéressants, est de iVi"'' jériaiip de C..., de .\!ontfleury.

« Mon bon Génie, il me semble que, si j'avais été à la place de Fernand, j'aurais vu combien le jeune paysan m'était supérieur, et je lui aurais dit : « Vous «me faites sentir combien ma conduite est indigne; Il je veux désormais devenir aussi généreux que vous; "je vous remercie mille fois de m'avoir donné cette il leçon qui me montre combien le rang et la fortune « sont peu de chose, lorsqu'ils ne sont pas joints à la « bonté. 'I On m'a dit qu'un Grec très vertueux, nommé Epaminoni'as, avait été maltraité par ses concitoyens, et que ses ennemis, par ironie, lui firent donner la charge de tenir les rues propres. Ses amis s'indignaient de ce qu'on lui avait donné un si vil emploi. "Mes amis, dit-il, ce n'est pas la profession «qui honore l'homme, mais l'homme qui lionore la «profession.)! 11 me semble, mon bon Génie, qu'on peut appliquer la phrase de ce Grec au rang et à la fortune, car ils n'honorent pas l'homme, mais l'homme les honore.

il Quant à la conduite du jeune paysan, je pense qu'elle était bien difl^rente de celle de l'iioinme qui jette Gaston dans l'eau. Certes, Gaston le méritait, mais c'était bien mal à cet homme d'user de toute sa force contre un enfant, et surtout de le faire sans rien écouter de ce que Gaston aurait pu dire pour sa défense. J'admire, au contraire, la conduite du jeune paysan, car la plus belle vengeance est de rendre le bien pour le mal, et il a donné à Fernand une leçon dont j'espère qu'il profitera.

« Ariaxe de C... " •

Voici maintenaut quelques pensées extraites de plusieurs des lettres que j'ai sous les yeux:

« Il est peut-être pénible de faire des excuses à lin inférieur; mais il doit toujoui-s être agréable de réparer ses torts. i> (M"" Marie de P de Versailles).

« La naissance et les richesses ne donnent à personne le droit de mépriser son semblable, et encore moins de l'insulter, n (M"' Antoinette R.. de la M...., de Marseille).

Il Quel que soit le rang que l'on occupe, quelle que soit la qualité de celui qu'on a outragé, il est toujours beau de reconnaître ses torts et de les réparer. Cette conduite est la marque d'une âme grande et noble., d (M. François D. P., de Versailles).

Il Le jeune paysan aurait mieux fait de ue pas moatrer qu'il aurait pu se venger; ce n'est pas d'une vraie générosité , car elle consiste à pardonner et à ne point faire sentir qu'on a pardonné. » (M"' Ariane S..., de Crans).

Il J'ai souvent entendu mon papa dire à mes frères : L'homme se juge par les sentiments , et non par l'habit. » (M"' Laure D...., de Beaune).

«Si Fernand eût été affable, d'un caractère doux et honnête, le petit villageois se serait fait un devoir de le saluer; mais il ne l'aurait pas fait, que Fernand ne devait pas s'en fâcher; car comment exiger des autres ce que nous ne faisons pas pour eux? »

(M"' Adèle D ).

« Un enfant généreux sait que les fautes des autres à son égard , ne peuvent servir d'excuse aux siennes envers ses semblables.» (M. Louis Herman, de Mézières).

«Quel affreux défaut que la fierté! il nous avilit tant aux yeux de nos semblables ! » ( M"" Maria J.B.L..).

Je sais bon gré à Mademoiselle Maria d'avoir eu

égard à mes observations amicales. Sa lettre est cette fois très satisfaisante sous tous les rapports, et j'en

augure bien pour tout le reste. Quoique Mademoiselle Maria ne me connaisse pas, je la prie de croire que cela nie fait grand plaisir.

il L'honnêteté et la modestie sont des vertus indispensable pour se faire aimer, estimer et respecter de tout le monde. » (M. Charles Donnât , de Colmar).

Il II est lâche de se battre contre ceux qui sont moins Ibrts que vous. » (M. Maurice de Faines).

"Quelque haute naissance, quelque richesse que l'on ait, on ne doit point s'en glorifier, ni s'en servir pour humilier les autres; ce ne sont point les richesses, les belles parures qui font le vrai mérite, mais une conduite irréprochable. " (M"' Fictorine T...., de la pension du Sacré Cœur, à Séez).

il La naissance ni la richesse ne nous donnent point le droit de mépriser les autres. » ( M"° Zoé G.., idem ).

Il C'est une grande folie d'être fier des richesses, d'autant plus qu'on peut en être privé dans l'instant même qu'on s'y attend le moins. » (M" Caroline L...)^

«Fernand avait beau être riche, le pauvre petit paysan, dans ce moment là, avait le degré sur lui. » (M"' Marguerite L...).

Je m'arrête, car il n'y aurait pas de raison pour en finir; et je me borne à mentionner les lettres suivantes, qui m'ont paru devoir être distiuyuées. Ce sont celles de M"' Augusta de V...., de Croissanville; M"' Clémence de F...., de Villebadin ; M"" Louise D....; M"' Sophie B..., de la pension du Sacré Cœur, à Séez; M"' Euphrasie P...,iilem; M"' Albertine B...., de Moulins; M"' Caliste B..., de Mortefontaine: MM. Ernest et Gabriel d'Erceville; M"' Fictorine P..... de Rouen; M"" Èlisa A..., de Limoges; M. Eugène A...., idem; M. Fortuné Boucault, de Privas; M"' Caroline de V.....; M"' Athénaïs D. S. A., de Rouen; M"' Anna de F.....; M"' Hortense; M"' Pauline F..., de Nuits; M. Ambroise Beauchef, de La Flèche ( sa lettre est écrite en latin ); M. François Guizot ; M. ou M"' S. de K.; M"' Lucie de P... , de Follembray ; M"' Alexandrine P...., de Rouen ; W" Joséphine , Louise et Fanny M...., d'.Vpt.

Il ne me reste plus de place pour ajouter quelques réflexions; je veux au moins féliciter celles de mes jeunes correspondantes qui se sont emparées depuis quelque temps du premier rang, et les avertir aussi de ne pas trop se confier dans leurs forces et de se bien tenir, car je remarque, dans plusieurs de mes autres correspondants et correspondantes, des progrès qui ne tarderont pas à en faire des émules redoutables.

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