‹ Le Bon génie (volume 3)Chapitre 166 sur 169 · APOLOGUE ALLEMAND · texte numérisé non relu

APOLOGUE ALLEMAND

Une petite fille, uommée Caroline, avait un serin qu'elle aimait beaucoup. Il chantait du matin au soir, et il était très beau, jaune connne de l'or, avec une petite huppe noire sur la tête. Caroline lui donnait à manger de la graine et de l'herbe tendre, quelquefois aussi un petit morceau de sucre, et tous les jours il avait de l'eau fraîche et claire.

Mais tout-à-coup l'oiseau devint triste, et un matin, lorsque Caroline voulut lui donner de l'eau, elle le trouva mort dans sa cage.

Alors la petite fille fit de grandes lamentations et pleura beaucoup. Sa mère alla acheter un autre serin, qui avait de plus belles couleurs que le premier et qui chantait aussi bien, et elle le mit dans la cage.

Mais (Caroline pleura plus fort, quand elle aperçut le nouvel oiseau.

La mère, étonnée, lui dit: Ma chère enfant, pourquoi pleures-tu encore? pourquoi es-tu si affligée? tes larmes ne ressusciteront pas ton oiseau, et en voila un autre qui est tout aussi beau.

Ah! chère Maman, répondit la petite, je n'ai pas bien agi avec mon serin, et je n'ai pas fait pour lui tout ce que je devais faire.

Chère Caroline, reprit la mère, tu as cependant eu bien soin de lui!

Olil non, répliqua l'enfant; quelque temps avant sa mort, je ne lui ai pas porté un morceau de sucre que tu m'avais donné pour lui , et je l'ai mangé. Ainsi parla Caroline, le cœur plein de tristesse.

Ah ! pensa la mère en elle-même , I.t douleur de cette bonne petite, est une faible image de celle que doit éprouver celui qui se reproche queh[ues torts envers un ami qui n'est plus.

VARIETES

Je sais que plusieurs de mes jeunes lecteurs et lecliices se plaignent d'avoir trop de leçons et de manquer de temps pour les apprendre. Je crois leur donner un avertissement qui leur sera profitable, en les prévenant que, depuis la fin de mars dernier, le soleil est levé tous les jours avant six heures.

— Je me suis trouvé, il y a quelques jours, avec un jeune garçon de douze ans, qui a fait devant moi quatre calenibourgs dans l'espace d'une demi-heure, .le n'ai rien voulu dire en présence des étrangers qui se trouvaient lii; mais je me suis promis de Tavertir, par la voie de mon Journal, que ses prétendus bons mots se trouvent imprimés depuis long-temps dans lin livre intitule'; l'Esprit ilrs Si:>ls.

iMi-RlMEIilE DE JULF5 DIDOT MyÈ, i>iPiiI»iErR DU l'.oi, riir ilu ronCtlc-Lodi, n" C.

Le prix de l'abonDemeni esl,pourParis,dc2 2 francs par ao , el de 1 2 francs pour six mois. Pour les dipartements, de 24 francs par an Cl i3 francs pour six moi

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