‹ Le Bon génie (volume 3)Chapitre 64 sur 169 · Dauplnne, n» 3î; et · texte numérisé non relu

Dauplnne, n» 3î; et

. Iit'z les principaux libraires

et directeurs des postes des

déparleuicnts.

LELECÏRICITE.

(suite. )

Oïl appelle fluide électiHjue la matière qui piotluit les pliéuomènes de l'éleclricité. Comme il est impossible de connaître d'une manière positive et absolue la nature de ce fluiile, on a été obligé de faire différentes suppositions pour expliquer les effets par lesquels il se manifeste, et l'on a imaginé plusieurs théories, dont la plus satisfaisante est celle qu'a donnée un jihysicien nommé Coulomb; c'est la seule dont je me bornerai à vous parler, et je vous prie de bien retenir ce que je vais vous dire à ce sujet.

Coulomb suppose que le fluide électrique est composé de deux fluides, dont l'un porte le nom deJJuide vitré, parce qu'il se dégage par le frottement du verre, et l'autre est nomméjluide résineux, parce qu'il •it; dégage par le frottement de la résine.

Lorsque ces deux fluides sont réunis, ils composent le fluide éleclrique tiaturet, qui paraît être répandu giMieralenient dans les corps, mais qui , dans cet état, ne manifeste sa présence par aucun effet sensible.

Chacun des deux fluides, pris séparément, se manifeste par queli[ues uns des effets dont j'ai parlé dans mon précédent article, et qui proviennent de l'.îction

de chacun de ces deux fluides sur l'autre et sur luimême. Voici quelle est cette action.

Ces deux fluides s'attirent réciproquement, et tendent toujours à se réunir pour composer du fluide électrique naturel; mais le fluide vitré repousse le fluide vitré, et le fluide résineux repousse le fluide résineux. Il en résulte, i", que lorsque deux corps sont électrisés chacun j)ar un fluide différent, c'està-dire lorsqu'on a accumulé, dans l'un de ces corps, du fluide vitré, et dans l'autre du fluide résineux, ces deux corps sont attirés l'un vers l'autre; 2^, que lorsque deux corps sont électrisés par le même fluide, soit vitré, soit résineux, ces deux corps se repoussent.

Il résulte encore, de celte double propriété, qu'un corps électrisé, n'importe par lequel des deux fluides, doit attirer à lui les corps qui ne sont pas électrisés, c'est-à-dire qui ne contiennent que du fluide naturel. Voici comment :

Supposez que vous approchiez d'un corps non électrisé et ne contenant que du fluide électrique naturel, un corps électrisé par du fluide vitré; à l'instant le fluide vitré du corps électrisé agit sur les deux fluides dont est composé le fluide naturel du corps non électrisé; il attire le fluide résineux et repousse le fluide vitré, de manière que le premier s'accumule dans la partie voisine du corps électrisé, et l'autre est

repoussé à distance. Le corps qui n'était pas électrisé se trouve alors réellement électrisé par du fluide résineux, et doit par conséquent être attiré vers le corps électrisé par du fluide vitré.

Vous concevez, mes amis, qu'il est aisé de faire le même raisonnement dans le cas où ce serait un corps électrisé par du fluide résineux que vous approcheriez d'un corps non électrisé.

Relisez, je vous prie, avec attention ce que je viens d'écrire, et fâchez de bien retenir ces trois propositions :

i". Le fluide électrique naturel est composé de deux fluides, le fluide vitré et le fluide résineux;

2". Chacun de ces deux fluides repousse le fluide de même nom et attire le fluide de nom différent; car ils tendent toujours à se réunir pour recomposer du fluide naturel.

3°. On dit qu'un corps est électrisé, quand il se trouve surcliargé de l'un des deux fluides; un corps qui ne contient que du fluide naturel n'est point électrisé.

Si vous avez bien retenu ce qui précède, cela vous mettra à même de comprendre tous les phénomènes électriques que vous pourrez observer. Ainsi, vous comprendrez comment ont lieu les attractions et répulsions des corps électrisés; vous comprendiez que les aiijrettes lumineuses, les étincelles qui s'échappent des corps électrisés sont produites par l'un des deux fluides qui s'élance pour se réunir à l'autre; vous comprendrez enfin que, lorsque cette réunion violente et brusque a lieu dans un corps animé, elle peut y produire une forte commotion.

Mais avant de vous parler de ces phénomènes, je dois vous dire quels sont les moyens de faire naître la vertu électrique dans les corps, c'est-à-dire de les électriser. Ces moyens sont au nombre de tiois: le froUcment, la chaleur et la communication.

Il y a des corps qui s'électrisent par le frottement, ce sont le verre et toutes les matières vitrifiées, les résines, la soie, les gommes, les poils des animaux.

Qmîlques substances minérales sont particulièrement susceptibles d'être électrisées parla simple action de la chaleur.

Les corps qui s'électrisent le mieux par communinication, c'est-à-dire en recevant d'un autre corps le fluide électrique qu'on y a accumulé, sont les métaux , le corps de l'homme et des animaux, l'eau et les matières liiunides.

Ces derniers corps ont la proprii'lé de transmettre 1res iacilemcnt leur ('leclricitt', c'est pounnioi on dit qu'ils sont conducteurs. Pour les électriser et poiu' qu'ils conservent la vertu électrique, il est nécessaire de les isoler, c'est-à-dire de les soutenir sur des supports (jui soient de nature à ne pai la^cr qi.e trè.s peu

ou même point leur électricité, et qui ne puissent pas la transmettre aux autres corps placés dans le voisinage. Les corps qui sont le plus propres à isoler les conducteurs sont ceux qui s'électrisent par frottement, attendu qu'ils ne sont pas susceptibles d'être électrisés par communication.

Cet article, mes bons amis, ne vous paraîtra peutêtre pas trop amusant; mais il était indispensable de vous dire tout cela, et de vous le dire même un peu sèchement, de manière à ne point partager votre attention. Si je suis assez heureux pour ra'être exprirué clairement, et si vous prenez la peine nécessaire pour bien saisir ce que j'ai dit, vous en serez dédommagés, je l'espère, et vous trouverez plus d'intérêt dans les articles qui suivront. II faut tout acheter dans ce monde, et la réflexion et l'attention sont la monnaie dont on paie le plaisir de savoir.

Je vous parlerai, dimanche prochain, de la machine électrique et de quelques-uns des effets qu'on en obtient.

COREESPONDANCE.

EÉPONSE.S KVïi DEliNIÉUES QUESTIONS DU BON" G1-MI-.

Ma correspondance est un peu moins nombieu-e aujourd'hui que la dernière fois; mais il semble que ceux de mes correspondants qui ont répondu à mes questions aient pris soin de me dédoinmager, autant que possible, du silence des antres. Parmi les lettres que j'ai sous les yeux, il en est peu qui ne renferment quelque chose de remarquable, et c'est aujourd'hui plus que jamais que je regretterai de ne pouvoir les mentionner toutes.

On se lappellc que mes questions étaient relatives à la prudence et à la poltronnerie. Les quatre réponses que j'ai cru devoir choisir pour les imprimer en entier sont de M. Eugène Dclisle, M"' Blanche R..., M"' C. A. , et M. Louis de Saint- Auvant. Les voici :

>i Mon bon Génie, la prudence est une vertu qui fait connaître et pratiquer ce qu'il convient de faire dans les différentes positions de la vie; elle apprend à discerner les biens et les maux, ce qu'il faut rcclier- < her et ce qu'il fant éviter. Comparée à la poltronnerie, c'est une prévoyance raisonnée, c'est-h-dire (jue l'homme prudent ne .s'expose point au danger avant de l'examiner, et ne court pas au-devant sans mesure et sans réflexion, connne le téméraire qui, guidé souvent par la seule vanité, se lance en aveugle dans les périls, et fait ainsi plutôt preuve de folie que de véritable courage. Loin donc que ce dernier soit incompatible avec la prudence, il me semble au contraire devoir s'allier très bien avec elle; car celui qui réfléchit dans le danger, l'envisage de sang-froid, en

caliiilL- toutes les chances, j)eiit le braver quand il le faut, et sans le rechercher, ne le fuira pas, si la patrie, ramitié ou l'honneur le lui ilemaiulent.

u La poltronnerie est un défaut qui doit inspirer, s'il est possible, plus de pitié encore que de mépris. Le poltron tremble à la moindre api)arence de daiiper; sa frayeur dénature tout, lui grossit tous les objets, et lui ferait tout sacrifiera la méprisable crainte d'un péril même ima{jinaire. En butte aux humiliations, il n'a pas la force de s'y soustraire. Enfin, c'est un manque total d'énergie qui, inné, dit-on, dans quelques personnes, pourrait cependant, ce me semble, toujours se corriger, en ne s'abandonnant pas à son premier mouvement, et en examinant posément ce qui cause notre frayeur.

«Quant à la différence qui existe entre ces deux choses, elle est sûrement immense, puisque, comme je l'ai dit, l'une est une vertu digne d'estime, et l'autre un défaut méprisable. Mais comme tout, même le bien, doit avoir des bornes, uue prudence portée trop loin pourrait toucher de bien près à la poltronnerie, et c'est ce qui fait qu'on dit souvent par dérision, en parlant d'un poltron, qu'il est extrêmement prudent. (Cependant ce jeu de mots me parait en être un abus, car beaucoup de prudence n'exclut pas beaucoup de courage. L'histoire nous en offre plusieurs exemples dans ses grands hommes, et sur-tout dans Fabius Maximus, cet habile général qui, nommé dictateur pour s'opposer a Annibal qui avait déjà battu les meilleurs capitaines romains, et traité de lâche et de poltron parce qu'il agissait avec lenteur, n'en persista pas moins dans sa prudence et sa circonspection, et sauva la République par cette même prudence. Enfin cette qualité fait qu'on évite un danger dont un intérêt plus ou moins puissant nous fait un devoir de ne pas courir les risques, pendant que la poltronnerie porte toujours à fuir ce danger, quelque avantage ou quelque obligation qu'il y ait à le br.ucr. « Toujours votre dévoué et reconnaissant petit ami, « Eugène Delisle. » ( à Périgueux. )

"Mon bon Génie, la prudence est une qualit(ï qui fait que nous portons dans notre conduite du discernement, du calme et de la sagesse. La poltronnerie, au contraire, trouble notre jugement, et nous fiit agir avec inconséquence et pusillanimité.

« L'homme prudent évite le danger, sans le craindre. Le poltron le fait, sans oser ni l'envisager, ni le combattre.

" Le vrai courage accompagne toujours la prudence. La poltronnerie s'effraie de tout et ne raisonne rien.

«On se confie à l'homme prudent et on l'estime. On se moque du poltron et on le méprise.

« Votre toute affectionnée, « Bi.axche R -i

« La prudence, mon bon Génie, ine parait être luie vertu de tous les instants, de tous les jours, de toutes les circonstances de la vie; c'est elle qui doit nous servira régler notre conduite, nos nitturs, nos discours et nos actions, suivant la droite raison. En la prenant toujours pour guide, je suis sûre de ne rien dire, de ne rien faire qui puisse diminuer la tendre affection de mes parents, de mes amis. C'est elle qui m'oblige à bien examiner les choses, à prendre conseil. Elle me défend contre la précipitation et l'étourderie si funestes à la jeunesse. Elle est reconnue pour la première des vertus cardinales, je crois, parce qu'elle est la plus nécessaire à notre bonheur.

« La poltronnerie me paraît être une faiblesse d'esprit, un manque de caractère et de confiance, même en la bonté de Dieu. Elle fut, dans tous les temps, regardée comme un vice honteux qui dégrade l'homme: mais elle devient presque un crime, quand elle nous porte à négliger, à abandonner nos devoirs. Je ne lui trouve aucun rapport avec la prudence, cette noble vertu qui s'allie si bien avec la bravoure, la vaillance et tous les sentiments généreux auxquels on oppose généralement la poltronnerie, que l'on ne devrait, suivant moi, opposer qu'à la témérité, parce que les vices seuls peuvent avoirdes rapports entre eux. « J'ai l'honneur, etc.,

"C... A....1) (à Saint-Martin-le-Beau.)

« Mon bon Génie, la prudence, fille de la sagesse, est une vertu, qui nous donne les moyens de nous conduire convenablement dans toutes les situations de la vie.

«Un de ses préceptes les plus salutaires, dans les occasions importantes , est de ne pas nous en rapporter uniquement à nos propres lumières, mais de nous entourer des conseils de l'expérience et de l'amitié, comme par exemple des vôtres, mon bon Génie.

"La poltronnerie est un manque de courage, qui nous porte à fuir toute espèce de danger, et nous rend incapables d'aucune action généreuse. Ce mot, en général, est si peu compris de notre nation, qu'un français ne peut eu donner, ce me semble, une juste définition.

u La prudence, compagne inséparable du vrai cou- »age, ne court pas sans réflexion, tomme la témérité, à des dangers inutiles; mais elle les affronte, et trouve moyen de les surmonter, quand son devoir l'exige, ou que l'humanité la réclame.

«La poltronnerie, au contraire, toujours insensible aux nobles inspirations, toujours lâche et craintive, ne suit jamais que l'instinct de la peur, et ne sait même point agir pour sa propre conservation.

«11 y a donc entre elles une si grande différence,

qu'il serait injuste de la mc'coniiailre. Témoin Fabius dont on accusait la prudence, et qui finit cependant par mériter une gloire iniinortello en sauvant sa patrie. n Loris vv: Saint-Auvakt. »

J'extrais les passages et les pensées qui vont suivre, de plusieurs lettres que l'espace ne me permet pas d'insérer ici en entier.

" Le défaut opposé h la prudence est la ti-niérité, sou excès est la poltronnerie. Ainsi, toujours les vertus se trouvent placées entre les deux extrêmes; voilà [)Ourquoi il est si difficile à l'iiomme de marcher dans

la lionne voie qui est le juste milieu Heureux celui

qui sait découvrir le vrai point de départ et ne jamais s'en écarter! lîappclons-nous ce Fabius qu'on ne peut s'empêclier de citer lorsqu'on parle de prudence: long-temps, aux yeux du vulgaire, sa conduite sage et prudente fut traitée de poltronnerie; mais l'embarras d'Annibal le vengeait des clameurs du pcu[)lc; et faisant triompher les armes romaines , depuis longtem])s accoutumées aux défaites, il arracha un cri de reconnaissance à sa patrie, au moment où elle allait l'accuser de son deshonneur. » (M"' Camline L )

« L'homme prudent calcule les dangers et combine les moyens de les éviter. Le poltron , égaré par la peur, ne voit que les périls et n'a pas le courage de ehercber les moyens de les éviter; il fuit et renonce au but qu'il aurait été ou de son devoir ou de son honneur d'atteindre. " ( W'ylntoineue R. de la M...., a Marsciiie.)

« La prudence consiste h éviter tout danger inutile, sans être moins ferme en présence de ceux qui ne peuvent être écartés. "( M" V/nneHet/e il/....., à Vienne. )

« La prudence, en assurant le succès, élève le courage; Itt poltronnerie rend perclus , dit Simon de Nanfua. " (M"' Laure D...., à Beaune. )

Il La veille d'un jour où l'on devait livrer un combat, lin soldat qui craignait d'y perdre la vie, prit le prétexte que son père atteint d'une grave maladie desirait le voir, et demanda un congé. Le général, se doutant de sa ruse, lui dit: a Très bien, mon :iuii,

Il Tes père et mère honoreras.

Il afin que tu vives longuement. >i (M"' Ctillsie B...., à IMortefonlaine.)

«J'ai lu dans Bercpiin l'histoire de deux enfants dont l'un fut bien imprudent. Il s'enveloppa le soir d'un grand drap, monta siu' des échasses, et se mit sur le seuil de la porte. Son frère rentrant dans l'obscurité, vit cette (spècede grand fantôme, et s'effraya tellement qu'il tomba dans uru- faiblesse, puis resta toule sa vie muet cl imix'cille. ."^ou frère, qui le con-

naissait craintif, amait du avoir lu prudence de ne pas l'effrayer. Je n'ose dire tout-à-fait que l'autre était un poltron; il devait bien savoir qu'il n'y a pas de fantômes ; mais je le sais bien aussi , et pourtant j'aurais eu peur.» {M^' E... G..., à Nancy.)

" L'histoire intitulée : la Veille de Noi-l , que vous nous avez contée cet hiver, offre un exemple de poltronnerie et do prudence. Thomas, au moment où l'on frappe à la porte, s'enfuit sans réflexion et laisse sa sœur toute seule. Claudine, au contraire, reste courageusement; mais elle a la prudence, avant d'ouviir, de demander qui frappe. Alors, rassurée sur le danger qu'elle pouvait craindre, et reconnaissant la voix d'un malheureux, elle le fait entrer et lui donne tous les secours qui sont en son pouvoir, n (M"* Er. nestine P , à Montataire. )

« Les enfants doivent avoir confiance en la prudence de leurs parents , parce qu'elle supplée à la leur...

Il J'ai cherché le mot poltron)ierie dans mon dictionnaire, et j'ai trouvé que poltron dérivait de deux mots latins, pollice truncus (qui s'est coupé le pouce), parce que, chez les Romains, celui qui ne voulait pas aller à la guerre se coupait le pouce, et alors il était noté d'infamie et quelquefois réduit à l'esclavage, n (M"' Louise F...., à Grenoble.)

Parmi les autres lettres que j'ai sous les yeux, j'ai distingué particulièrement celles ([ui portent les signatures suivantes :

M"° Clémence de F., à Villebadin, département de l'Orne; M''' Sophie Ch....; M. Albert Patersi; M"' Caroline de V. ; M. François Ch...; M"' ^n nette de B....,

à Passy-sur-Seine; M"° Albertine B...., à Moulins; M. Jniliroise Beauclief, à La Flèche; M"' Juyustinr, au Lude; M. Jides Guérin ; M. Ernest Froidure.

VARIETES

— Je viens de lire dans Plutarque ce bon conseil: «Les haies et les chardons nous accrochent; nous

les écartons, nous les foulons aux pieds avec mépris; mais nous cherchons avec empressement les plants de vigne et d'olivier: de même il ne faut pas toujours nous lier avec ceux qui s'attachent trop aisément à nous; mais il faut nous unir étroitement à des gens éprouvés ([ui méritent notre tendresse, et dont rattachement ne pont manquer de nous être utile.

— On m'a demandé de donner une table des matières contenues dans le lion Génie. Je- me ferai un plaisir d'avoir égard à cette demande, et je donnerai, h la fin de cette année, une table générale des trois volunus que formera alors Ic.Iournal.

>f. JI'I.KS DIDdl AINi;, iMiMiiMi

.lu IViil.Je-I.D.li

Le prii de l'abonn esi , jiour Paris , de 2 2 franc par ta , el de 1 2 francs p sii mois. Pour les dcparle luenis, de 24 fraucs par au et l3 francs pour sis mois.

iir

NO i3.

Bureau de ral>oiinemeDt, chc: I.ocis Colas, libraire, rue Daupliine , n" 32; et chez les principani libraires ei directeurs des postes de?

déparlements.

m BOB OBIl,

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