‹ Le Bon génieChapitre 59 sur 135 · TE · texte numérisé non relu

TE

CORRESPONDANCE

nÉPOXSES AUX DERNIÈRES QUESTIONS DU BON GÉNIE.

J'ai encore aujourd'hui tant de jolies lettres en réponse à mes questions sur la snisihilité et la susceptibiiité, et ce serait un si grand dommage de ne pas leur réserver le plus de place possible, que je me dispenserai de tout préambule. Je choisis quatre de ces lettres pour les imprimer en entier : ce sont celles de M"' Antoinette R. de la M....; de M. Eugène

Delisle; de M"" Stéphanie de F...., et Célinie de B

Je commence par celle de M"' Antoinette, à cause de la précision de ses définitions, auxquelles les trois autres serviront de développement.

"Mon bon Génie, la sensibilité est cette heureuse disposition du cœur, qui le rend accessible aux émotions diverses que nous font éprouver It bien et le mal, le plaisir et la douleur. La susceptibilité est une autre disposition de l'âme, qui porte à se choquer trop facilement.

« On ne voit, dans la première, que tendresse, amour, bienlaisance, générosité; dans la seconde, au contraire, tout est égoïsme, amour-propre et méfiance

"Si la sensibilité multiplie les peines, elle multi-

plie encore plus les jouissances; mais la susceptibilité ne semble posséder un cœur, que pour le tenir dans un état continuel d'irritation et de souffrances la plupart imaginaires.

« Autant les personnes sensibles sont aimées et recherchées, autant on évite et on craint les gens susceptibles qui se formalisent quelquefois des choses les plus innocentes. La sensibilité fait naître et entretient les doux sentiments de l'amitié; la susceptibilité les étouffe d'abord.

" Antoinette R. de l.\ M...., à Marseille. »

« Mon bon Génie, la sensibilité est une disposition naturelle à s'affecter de tout ce qui intéresse l'humanité. Source d'un grand nombre vertus, elle dispose à la compassion des malheurs d'autrui, à la clémence, à la générosité, h la reconnaissance, enfin à tous les sentimens qui nous portent à vouloir du bien aux autres et à leur en faire. L'homme sensible s'oublie soi-même, pour ne songer qu'à l'objet du sentiment qu'il éprouve; il fait le bien sans effort , car il y trouve son bonheur; les sacrifices ne lui coûtent rien pour satisfaire ce penchant qui devient quelquefois une . ; passion; passion qui ennoblit lame, et qui est le d ù^'iî^;. '• apanage de fêtre pensant, puisque Dieu, en i<j^Viiu ' faisant présent, a voulu qu'il trouvât lans so*g)roi-'-

pre cœur la recompense de tout ce qu'il fait pour le bien de ses semblables.

« Une sensibilité factice et qui se rapporte toujours à soi, l'amour-propre et l'égoisme, vice le plus odieux de tous, produisent la susceptibilité qui est une disposition à se choquer trop aisément d'un mot échappé au hazard , d'une plaisanterie léyère. Elle rend insupportable à soi et aux auties celui qui s'y laisse aller. Quoique l'une puisse, au pçemier coup-d'œil, paraître l'excès de l'autre, et que ceux qui ont ce défaut prétendent que la susceptibilité n'est que le résultat d'une sensibilité trop vive, il existe, ce me semble, une bien grande différence entre elles. La meilleure preuve que Ton puisse en donner, c'est que la sensibilité gagne à celui qui en est douéraffectiou de tout le monde, parce qu'elle naît d'un bon cœur et le rend propre à faire le bonheur de ce qui l'entoure; tandis que la susceptibilité expose au ricicule, au mépris, et même à la haine. Avec quel soin ne doit-on pas fuir celui qui s'offense d'un rien! qu'il doit être malheureux! personne ne peut l'aimer, car ce défaut insupportable détruit l'harmonie de la société et l'union des familles, tandis que la sensibilité en fait le charme. Un auteur a dit que la médisance, l'envie et la susceptibilité sont le partage de la médiocrité et de la bêtise; et cela doit être ainsi, puisque la susceptibilité pour la moindre offense, prouvequ'on sent toute son imperfection, tout sa faiblesse. "Eugène Delisle, à Périgueiix. »

« Mon bon Génie, la sensibilité est une qualité que nous devons à la Nature, et qui ne peut s'acquérir. Elle nous porte à nous attendrir, non seulement à la vue mais au simple récit des maux ou des malheurs des autres, et nous fait trouver une sorte de douceur à y compatir et à les soulager. Elle rend les liens de l'amitié et plus doux et plus chers, et prête un charme particulier h nos discours et à nos actions. C'est elle qui nous inspire le tact et la délicatesse nécessaires pour consoler un ami malheureux. Enfin, c'est une des qualités les plus attachantes, et celle qui donne le plus d'attrait à nos relations intimes. Mais il existe, je crois, une vraie et une fausse sensibilité: la première, active et généreuse, nous porte à voler au secours de nos semblables, sans nous inquiéter de ce que l'aspect de leurs maux nous fera souffrir; la seconde, au contraire, se concentre sur nous-mêmes, et fait que, par la crainte d'éprouver des émotions pénibles, nous évitons la vue «les êtres souffrants, et nous fuyons les occasions de les soulager ou de les consoler. Cette dernière est fille de l'égoisme et de la faiblesse.

(i La susceptibilité naît presque toujours de l'amourpropre ; c'est un défaut qui fait que nous nous (à-

chons sans sujet, et que souvent nous interprétons en mal ce que les autres avaient dit sans avoir l'intention de nous blesser. Il est insupportable de vivre avec des personnes susceptibles, parce que l'on est toujours dans la crainte de les irriter; on les évite, on les redoute, et il est impossible de former jamais avec elles une liaison durable. Ce défaut met de la froideur et de la contrainte dans les rapports les plus intimes; il lasse, même nos amis; on ne saurait trop chercher à s'en préserver; mais si l'on a le malheur d'en être atteint, les seuls moyens de s'en corriger sont une vraie modestie et une humilité sincère. Enfin, mon bon Génie, si vous me permettez de vous rendre toute ma pensée par une comparaison un peu bizarre, une personne susceptible me paraît être précisément, au moral, ce qu'un hérisson est au physique.

" Il me semble, mon bon Génie, que ces deux définitions suffisent pour faire sentir la différence qui existe entre la sensibilité et la susceptibilité: l'une est une qualité qui plaît, attache, attire; l'autre un défaut qui choque, repousse et blesse. J'ajouterai seulement que cette dernière prend quelquefois le masque de l'autre, bien qu'elle n'ait aucun rapport avec elle. (1 Stéphanie de V , à Villequier. »

«Mon bon Génie, la susceptibilité est un défaut qui naît de l'amour-propre, de l'opinion que nous avons de notre mérite et des égards qui nous sont dus. La susceptibilité est presque toujours une preuve de la petitesse d'esprit; je dis presque toujours, car un amour-propre désordonné entraine quelquefois dans ce misérable défaut les hommes même supérieurs. Comme il est très difficile de s'en corriger, et qu'il est aussi inconunode pour les autres que pénible pour celui qui en est atteint, il faut éviter de se laisser dominer par l'amour-propre qui en est le principe. La susceptibilité naît aussi dune trop grande sensibilité; alors elle est plus excusable: cependant, quand on croit pouvoir exiger des autres à proportion de ce que l'on fait pour eux, on les dispense, en quelque sorte, de la reconnaissance quoii exige avec trop de rigueur. Il faut toujours s'oublier soi-même dans le bien que l'on fait aux autres, et autant que possible, dans les sentiments que l'on a pour eux.

(i La sensibilité est un don du ciel, qui est la soiuTc de nos plus douces jouissances, comme aussi de nos douleurs les plus vives. Mais qui voudrait éviter les unes, à condition de ne jamais ressentir les autres? La susceptibilité est autant à redouter (|ue la sensibilité est à désirer. On ne peut pas se rendre sensible, mais on peut combattre le penchant k la susceptibilité, quel qu'en soit en nous le principe. Je suis sensible, mon bon Génie, h l'amilié que vous nous

tomoi[picz, et à la peine que vous prenez pour nous amusor; je suis bien persuadée que tous tos abonnés pensent comme moi.

«CÉLIXIE DE B , à B... ))

Je rpjjrette de ne pouvoir imprimer aussi en entier, faute d'espace, les lettres de Mesdemoiselles JliiieL., Sophie Cil...., et Louise F.... Je vais du moins en extraire quelques pensées, ainsi que de plusieurs autres réponses qui m'ont aussi paru particulièrement dignes d'attention.

CI Si quelquefois la sensibilité nous cause de vives peines, elle nous est aussi une source de jouissances, dont la première, à mon gré, est d'être chéri par tous, heureux ou malheureux. L'un nous aime parce que nous prenons intérêt à ce qui fait sa félicité; l'autre se rapjiroche aussi de nous, parce que, sensibles à son malheur, nous cherchons à l'adoucir par tous les moyens que nous suggère notre compassion. La susceptibilité, au contraire, ne sert qu'à éloigner tout le monde de nous. Comment, en effet, pourrait-on rechercher ceux dont l'esprit insociable nous attribue toujours la volonté de leur faire des attaques ou des reproches indirects? Enfin, mon bon Génie, il me semble que la susceptibilité suppose toujours du ressentiment de la part de celui qui a cette disposition d'esprit, tandis que la sensibilité n'empêche pas que nous n'accueillions avec bienveillance , même ce qui nous affecte le plus. » (M"* Aline L , à Baugé.)

" Je crois que ce qui s'appelle être sensible aux reproches, c'est, lorsqu'on nous en a fait, de prendre une ferme résolution de nous corriger du défaut dont on a eu la bonté de nous avertir.» (M"' Sophe Ch...., à Paris.)

«Je suppose que quelqu'un plaisante sur un défaut quelconque : la personne sensible sentira celte leçon et en fera son profit; la j>ersonne susceptible, au contraire, s'aigrira, se fâchera, et la morale, la leçon, renfermées dans cette plaisanterie, seront tout-à-fait perdues pour elle. » (M''' Louise F...., à Grenoble.)

u Les personnes susceptibles sont en général malhenreuscs : écoutant avec plaisir les flatteurs, et s'éloignant des personnes qui pourraient les corriger en leur apprenant à se connaître, elles s'exposent h être souvent trompées. » {M"' Loui^ D , à Laraballe. )

«Une sensibilité modérée, qui ne tient ni de la faiblesse ni de la puérilité, est certainement une très bonne qualité, quand, avec cela, elle est jointe à un noble courage qui l'élève au-dessus d'elle-même et la met en action d'une manière utile. » (M"* M. P., à Nancy.)

« Je crois que la susceptibilité entraine à la médi-

sance, car ceux qui sont susceptibles, sont porte's a croire les autres coupables de méchanceté, et médisent d'eux, si même ils ne les calomnient pas. n (M"' Cœline B...., à Nancy.)

Je dois mentionner encore, comme méritant d'être distinguées, les lettres qui portent les signatures suivantes : Jugusta S. de €..., à Crans; Clémence deF,...,

à Villtbadin; Caliste B , à Mortefontaine; C.A., à

Saint-Martin-le-beau; Cécile de P , à Follembrav;

Charles G...., a Rouen; Pauline K...., Caroline B....,

Charlotte G...., à Nancy; Laure L , à Orléans;

Franceline G...., Élisa de T...., Amélie G , E. G.,

à Nancy; et Cécile de V. Cette dernière, quoique

âgée de moins de onze ans, a voulu répondre aux deux questions, et s'en est fort bien tirée.

Quant à la question adressée a mes plus jeunes correspondants, sur la manière de manifester leur reconnaissance pour les personnes qui leur veulent du bien, elle m'a procuré aussi des lettres fort satisfaisantes. En voici deux qui m'ont paru mériter la préférence] ce sont celles de Mesdemoiselles Amélie IV..... et Aimée L... :

u Mon bon Génie, les moyens par lesquels un enfant peut prouver sa reconnaissance aux différentes personnes qui lui veulent du bien, sont, je crois, la docilité, l'obéissance, la pi-évenance, l'application. Un enfant doit être tendre et confiant envers ses parents, soumis et respectueux envers ses maîtres, doux et poli envers les domestiques; il doit être attentif, lorsqu'on le réprimande, et écouter les conseils qu'on lui donne, ]X)ur s'en souvenir et éviter de retomber dans la même faute. Lorsqu'il va faire une chose que sa conscience réprouve, il doit réfléchir que Dieu le voit, et que, si ses parents étaient présents, il ne commettrait pas la faute qu'il a envie de faire.

"Adieu, mon bon Génie, nous vous devons tous de la reconnaissance pour le bien que vous nous voulez, les bons conseils et les bonnes instructions que vous nous donnez; nous devons vous la prouver, en les suivant et les faisant fructifier.

a Amélie W , lo ans et demi; à Corbeil.?»

«Mon bon Génie, on prouve sa reconnaissance aux personnes qui nous veulent du bien, eu recevant gracieusement et en suivant les avis qu'elles nous donnent; en ayant pour elles des attentions qui prouvent de l'affection; en faisant ce que l'on peut pour leur éviter de la peine; en priant Dieu pour elles; en cherchant à leur faire plaisir dans toutes les occasions, et en s'empressant de leur rendre tous les services qui dépendent de nous.

"J'ai aussi bien de la reconnaissance pour vous,

mon bon Génie, mais je ne sais comment la prouver; je vous aime bien, et je cbercbe à suivre vos avis; je voudrais bien vous connaître; alors je pourrais vous témoifyner l'attacbement et la reconnaissance avec lesquels je suis, etc., « Aimée L , à Pouilley. »

Ce serait presque une justice, et pour moi un plaisir, d'imprimer encore ici les lettres de Mesdemoiselles Cécile de F...., Marie de M...., Sophie S. de C..., et Elisabeth de L. C. ; mais je craindrais d'offrir à mes lecteurs une répétition trop multipliée des mêmes idées, exprimées dans les deux lettres qu'il viennent de lire. Je n'aurai pas tout-à-fait la même crainte, en cédant au désir de mettre sous leurs yeux les naïves réponses de Mademoiselle ^... S...., âgée seulement de huit ans et demi ; les voici :

«Mon bon Génie, on doit prouver sa reconnaissance à ses parents et à ses maîtresses, en étant bien sajje et bien appliquée; il faut leur dire des choses aimables, et leur parler très honnêtement. Je vous suis reconnaissante, mon bon Génie, du plaisir que j'ai à lire vos jolies histoires, et l'on m'a dit qne'je vous le prouverais entachant de bien vous répondre. On marque sa reconnaissance à ses petites amies en leur faisant amitié, et en les invitant à des parties de plaisir. Pour les bonnes, qui ont eu bien soin de nous quand nous étions petites, il faut leur parler avec douceur, et leur donner quelque chose qui leur fasse plaisir, à leur fête ou au nouvel an.

« Quand on a une pauvre nourrice qui est laitière et qui fait quelquefois deux lieues, comme la mienne, et qui arrive bien fatiguée, il faut lui demander si elle a faim ou soif, et lui donner, et la faire reposer. Sicile a de petits enfants, il faut tâcher de lui donner quelque chose pour eux. « A... S...., à Nancy, u

Je mentionnerai encore, comme très satisfaisantes, les lettres de ^V" Henriette G...., à Rouen; M. Albert

de Ch ; M"' Julie G...., à Nancy; M. Anatole de

T...,, à Autun; et M"* Marie de F. , à Bersailiin.

EXPLICATION DE LA DERNIERE CHARADE

Le mot de ma dernière charade est Cornélie, dans lequel on trouve cor, né et lie. Il a été deviné par un grand nombre de mes correspondants. En voici l'explication extraite de cinq de leurs lettres:

« Cor, instrument h vent contourné en spirale, insensiblement évasé depuis son embouchure jusqu'à son pavillon. Il est si sonore, il produit une si grande impression, que toute riche et brillante que puisse être une composition musicale, son exécution serait

I sans vie, si le cor n'y trouvait sa place. \.c son fort et retentissant du cor, l'a rendu l'instrument des chasseurs. Comment décrire son effet prodigieux dans les forêts? il porte la terreur et l'effroi parmi les animaux sauvages, ralHe, encourage les chasseurs, anime leurs chevaux, et électrise leurs chien-;. Cet instrument parait fort ancien : car la corne de bélier, dont les prêtres juifs se servaient, d'après l'Ecriture sainte, pour annoncer au peuple le Jubilé, était une espèce de cor. d (M"'' Antoinette R. de la M...., à Marseille.)

a Ké : on dit que quelqu'un est bien né, quand il est d'une famille honnête et qu'il se conduit bien. " {U"' Sophie Ch...., à Paris.)

(i Nous n'aurions pas le plaisir de vous écrire, mon bon Génie, si nous n'étions pas ??joh second. ^^ (M"" Henriette G...., a Rouen.)

li Lie est un sédiment qui se précipite au fond des tonneaux dans lesquels on a renfermé des liqueurs. La lie sert à plusieurs usages: elle est employée par les chapeliers; elle contient du tartre, dont on se sert dans les arts et dans la médecine; on peut aussi en extraire de la potasse. » (M"' Célinie de £...., à B ]

« La lie est la matière la plus épaisse et la plus grossière qui demeure au fond du vin ou d'une autre liqueur. Silène était le père nourricier de Bacchus; il avait un goût passionné pour le vin. Sa monture ordinaire et chérie était un âne; souvent ses compagnons étaient obligés de le coucher dessus pour le ramener chez lui, tant il avait bu. » {"SV^' Pauline K. , à Nancy. )

(i Cornélie était une célèbre dame romaine, fille de Scipion, femme du consul Sempronius, et mère des Gracqucs. Elle surveilla elle-même leur éducation, et préféra cette douce fonction à la couronne d'Egypte, qui lui fut offerte par Ptolémce. Aussi eutelle la gloire de se voir ériger de son vivant une statue, avec cette inscription: ConNÉi-iE, mère des Gracqves. C'est elle qui, lorsqu'on lui demanda de montrer ses ajustements et ses bijoux, fit venir les deux fils qu'elle avait élevés avec tant de soin pour la gloire de la patrie, et dit, en les présentant : f'oici ma parure, voici mes oniemcnts! Heureux les enfants qui, par de constants efforts, se rendent dignes d'un pareil éloge. » (M"' Stéphanie de F...., à V )

Parmi les autres explications très satisfaisantes que j'ai reçu de cette charade, je dois mentionner honorablement celles qui m'en ont été données par M"'

Clémence de F...... de Villebadin; M"' Caliste B

de Mortefoutaine; M"' Cécile de F. , de Paris; M"*

Marie de M., de Saumur; et M"' Aline Z., de Bauge.

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