SCÈNE TROISIÈME
Les mêmes, M"^ Derville.
M"* Derville : D'où vient ce bruit? Ma fille et Calypso sont en pleurs; qu' est-il arrivé?
CojiALit : Manidii, Mamau 1 Ma jolie perruche qui a un collier rose et les ailes doublées de jaune!
M"^ Derville: Après?
Coralie: Elle s'est envolée!
Zilia : Et par la faute de Calypso, qui ne devait pas la perdre de vue!
Coralie: Vois, Maman, elle est encore sur ce bananier. Cette méchante esclave refuse d'y grimper pour la reprendre.
Calypso: Moi avoir dit, Maîtresse, que bananier li bien grand!
M"' Derville : En effet.... Et puis, l'oiseau est posé sur l'extrémité d'une branche, et sans doute, il s'envolera dès que l'on approchera de l'arbre.
Coralie : On y montera. Je le veux ! Je le veux !
M"" Derville, (prenant sa fille par la main et la conduisant au pied de Carhre). Eh bien, montez-v. je vous le permets.
Coralie, (se reculant ) : Moi , Maman !
M"*' Derville: Il me semble qu'étant ici la seule personne qui aimiez cet animal farouche et criard, vous devez être la plus disposée h supporter la fatigue pour le ravoir.
Coralie et Zilia , (ensemble) : Mais, je pourrais nu tuer! — Mais, elle pourrait se tuer!
M'"" Derville : Et c'est en connaissant le danp.er de
cette entreprise, que vous la commandez à votre semblable!
ZiLiA, {d'un ton méprisant): Notre semblable!
M°"Derville : Calvpso, retournez à la case; qu'Anténor place, en deliors de la galerie, une cage avec des fruits pour attirer la perruche de ma fille; s'il parvient à la faire rentrer, Coralie le récompensera de sa peine. ÇCalypso sort.)