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7. ne qu ’il est nes de mettre la bartire one erment ; tre Dieu et son àme pour les empêcher de se rencontrer. rte Indépendamment de tout raisonnement intrinsèque, le besoin de croire ne se présente-t-il pas sous la garantie d'une es
autorité extérieure plus grande que celle de la difficulté de croire? C’est ce que nous allons établir dans une thèse. préliminaire, qui constituera une immense présomption / contre la négation. Sans doute, une présomption n’est pas une preuve directe, mais ellé donne des assurances à défaut È Ë de lumière; et pourquoi ne pas voir une lumière dans ces & assurances? L’Écriture nous dit qu'il y avait, au temple de ; 2 __: Salomon, des ouvertures latérales qui jetaient le jour en biais dans les sacrés parvis. C’est une de ces croisées que DE . voudrais percer en ce moment sur l'intérieur de notre basihé doctrinale.
Les croyants ont pour eux, dans péccnMl du genre humain, la plus grande garantie qui puisse couvrir une sa affirmation. A cette assertion il ne faut pas objecter que l'apologie par voie d'autorité n’est point scientifique; la science, qui voudrait interdire ce mode de transmission à | notre vérité, en recherche les bénéfices pour la sienne. Cer- , tainement, les masses ne comprendront jamais que ses conclusions générales, ses principes n'étant compris que par les hommes spéciaux ; de telle façon que, comme la. ne foi, elle fait son chemin dans le monde, appuyée sur les | bras de l'autorité. Néanmoins, le Hbre-penseur, qui trouve fort sages les esprits inclinés en Sorbonne devant sa chaire, traite de superstition la docilité envers la nôtre; et Rhdis que, dans le premier auditoire, quiconque élèverait un doute sur la distance qui nous sépare des étoiles serait
Sir F AA : TS . : LE CRE à DANS L'ENSEMBLE DE L'HUMANITÉ.
taxé d’obscurantisme, dans le second, celui qui nie avec
le plus d'audace passe aisément pour celui qui voit le
mieux.
Sans éluder les discussions à fond, reconnaissons donc que autorité sera toujours l'arbitre providentiel de l’immense majorité des esprits. Méconnaître, pour son compte, une pareille boussole, serait se condamner à l’'opprobre de ne rien savoir en même temps qu’au tourment de ne rien croire. C’est le besoin , plutôt que la faiblesse de l’homme,
de s'orienter sur une affirmation choisie et vénérée; et, quand cette affirmation mérite, par sa certitude, la confiance qu’on lui accorde, loin d’abaisser la dignité de l’esprit, elle le relève en le préservant de vacillations humiliantes, et en lui donnant, sur la foi d'autrui, une quiétude que sa propre conduite ne lui inspirerait pas. C’est pourquoi, en faveur de ceux qui sont moins impressionnés par la valeur des doctrines que par celle des autorités, je fais une motion qui porte la lumière : c'est celle des Israéliles au désert, quand ils hésitaient sur les chemins de la terre pro
mise : Constituons un guide à notre tête. £
Dieu connaissait bien le besoin que fous avions de recevoir du dehors une vérité garantie, plutôt que de tirer de nous-mêmes une vérité douloureuse et dévorée d’incertitudes; c’est pourquoi, au milieu de la mêlée confuse des
systèmes et des négations, il à élevé l'autorité de son Église, sorte de terme gigantesque marquant sur la route le point de bifurcation où l'esprit va se perdre dans le chaos par le chemin de l’orgueil, s’il n’aime mieux aller au soleil par l'obéissance, Mais l'autorité de l’Église étant surnaturelle, l'intelligence des contemporains la considère avec
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role de l’Église soit éminemment rationnel, dans ce sens- 4 : qu'en théorie philosophique la raison n’adhère à l'Église n qu'après avoir reconnu ses titres, la raison se croit absorbée 1 : par le seul fait qu’elle est soumise, et elle devient rebelle
de peur d’être esclave.
Puisque l'autorité de Dieu est récusée, nous allons cons-
… tituer une autorité humaine s'imposant par la masse et par la force de ses témoignages; sorte de: jury religieux qu'il ne sera pas possible de décliner sans rompre avec les habitudes du sens commun. Cette preuve considérable se trouve établie au profit du besoin de croire, par la valeur Collective et comparée : 1° de ses défenseurs; 2° de ses. adhérents. ,
Je n’envisage l'autorité apologétique des défenseurs de la religion que dans notre corps enseignant. Je n'envisage nullement ce corps comme divinement assisté, ce qui serait demander des actes de foi pour ramener les esprits à la foi, mais comme une vaste hiérarchie doctorale qui s'étend de saint Paul jusqu’au dernier missionnaire de l'Évangile : et prenant ce faisceau d’ hommes spéciaux par leur côté naturel, c’est-à-dire avec les talents et les vertus qui les distinguent, F je fonde en leur faveur une présomption ainsi formulée : A 50 moins d’évidence contraire, aucune négation n’a le droit de prévaloir contre leur affirmation, parce qu'ils sont l'auto= rité la plus éclairée et l'autorité la plus sincère.