‹ Le Bon Sens de la foiChapitre 27 sur 121 · RES A · texte numérisé non relu

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ie superstition de l’incrédule : son opinion politique. Il l’affirme jusqu’au fanatisme, et, quelquefois, jusqu’à la mort. Mais ce symbole, quel qu’il soit, serait-il mieux établi et plus exempt de nuages que le symbole des Apôtres ? A Dieu ne plaise, que je vienne arborer ici la doctrine immorale de l’indifférentisme politique; mais, tout en À admettant que l’on préfère une opinion à une autre, quelle

est celle de ces opinions qui ne prête point à plus d’objec- È 4 __ tions que la théorie chrétienne? Depuis cent ans que les 4 divers systèmes de droit public dissertent dans les parle- : ments du monde, de quel côté a-t-on vu poindre la lumière | sans ombre? Et, cependant, comment se fait-il que le même - homme affirme à outrance sa politique et nie aussi passionnément sa religion ? Il y a plus, que le scepticisme, qui est de bon genre en matière de religion, soit regardé comme un abaissement de caractère, une désertion du champ de bataille en politique? Évidemment, ce sont là des interprétations opposées du devoir, et ce n’est point la raison qui les à dictées.

Je serais bien coupable si je venais énerver la vigueur des convictions dans mon lecteur, Non, partout où je découvre la foi, à un degré quelconque, je la salue comme une consécration de la dignité humaine, et comme un trait d'union entre l’àme qui la porte et la mienne. Mais, au moins, stipulons les droits de cette foi suréminente qui domine toutes à les autres par ses preuves. Or, quand vous trouvez l’Évangile hérissé de difficultés, et votre théorie démocratique où 4 constitutionnelle exempte de toute obscurité; quand, à la fin de votre carrière, vous vous applaudissez de l'avoir con-

sacrée à un parti, et vous n'avez pas estimé Dieu assez pro-

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