‹ Le Bon Sens de la foiChapitre 32 sur 121 · FACE · texte numérisé non relu

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toutes nuances, qui, jusqu’à la fin des siècles, demanderont de le toucher avant de le confesser?

Ici, ne.semble-t-il pas que, d’une façon plus ou moins inconsciente, la négation confine à la mauvaise foi ? La religion est étayée par l’histoire; l’antichristianisme, qui raconte en vrai voyant les faits des temps préhistoriques, réduit en poussière les certitudes les plus incontestables de l’histoire chrétienne, au crible d’une critique dissolvante. La religion s'appuie sur des raisonnements métaphysiques; l’antichristianisme nie en bloc la métaphysique pour qu'on ne puisse pas la lui opposer. La religion est de sa nature chose invisible; l’antichristianisme réduit toute la certitude au domaine du sensible. En d’autres termes, il supprime une grande partie des sciences , afin de mettre la religion hors la science, et il lui reproche ensuite d’être extra-scientifique.

Dieu avait prévu la difficuté qu'éprouverait un jour la foi de l’homme à l’adorer sans le voir, c’est pourquoi il a eu pitié de sa créature, et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et sa gloire a pu être contemplée (1). Mais le positivisme, qui méconnaît le Dieu invisible de la création, veut encore moins du Dieu parlant et agissant de la rédemption. Dans le premier cas, il lui reproche de se tenir trop haut; dans le second, il ne lui reconnait ni le droit ni le pouvoir de descendre si bas. Ainsi, l’homme trouve toujours le moyen de tenir tète à la vérité, par les raisons mêmes capables de le faire tomber à genoux.

Et c’est dans cette extrémité que, ne voulant pas déférer

(1) Saint Jean, 1,

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