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ses miracles, parce qu’il ne la possède pas, et, tandis que ceux de Dieu commandent le respect par la grandeur qui les entoure et par les vertus qu’ils inspirent, ceux de Satan sont reconnaissables au ridicule qui, souvent, les caractérise, à la puérilité qui les dégrade, et à la corruption qu’ils cautionnent ou qu’ils fomentent.
Donc, le démon n’imprimera jamais la bonté à ses miracles, parce qu’il ne la possède pas, et, tandis que ceux de Dieu sont bienfaisants et subjuguent comme la manifestation d’un amour infini, ceux de Satan sont souvent nuisibles, et l'expression d’une puissance haineuse qui se délecte dans le mal.
Donc, le démon n’imprimera jamais le sceau de la vérité à ses miracles, parce qu’il est le père du mensonge ; et s’il se transforme, un instant, en ange de lumière par des paroles Ou par des actes conformes à à l'Évangile, c'est pour mieux cacher l’irréconciliable guerre qu'il lui fait.
Et, ici, qu’on ne m'objecte point qu'après avoir prouvé la vérité par les miracles, nous prouvons les miracles par notre vérité. Les miracles de l’Église étant toujours plus grands Œue ceux qui leur sont opposés, « le schisme et l’hérésie sont « plus re d'erreurs que leur miracle n’est marqué de « vérité ; voilà pourquoi, s’il y avait miracles contre mira- « cles, ceux de l’Église étant premiers et plus grands, il « faudrait toujours la croire contre les miracles. Entre deux « autorités, c’est la principale qui discerne (1). »
Donc, le démon n’imprimera jamais le caractère de la puissance suprême à ses œuvres, parce que, s’il surpasse
(1) Pascal, Pensées,
5 naturel ; à Dieu seul ces actes d'autorité souveraine, tels que donner la vie, ressusciter les morts, changer la substance des choses, prophétiser l’avenir.
Donc, le démon n’aura jamais pour ministres des saints honorés des respects de la postérité; et, tandis que les instruments des miracles divins apparaissent comme les
# | modèles et l'idéal de la pureté morale, les instruments du miracle diabolique, depuis Simon le Magicien et Appollo- 3 nius de Thyane, jusques aux mediums et aux pythonisses
du spiritisme, sont un type mystérieux, mélange équivoque
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de voyant et de jongleur, et causant au monde plus de à frayeur ou de défiance que d’estime. Enfin, ne semble-t-il - pas que l’on ait tout dit sur le parallèle en question, quand F on à pu ainsi marquer la différence des causes par celle des effets? Aux miracles divins, les gloires de la civilisation chrétienne; aux prestiges de Satan, les stupides abomina-
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tions de la barbarie païenne. Aux uns, les progrès de notre j