‹ Le Bon Sens de la foiChapitre 47 sur 121 · PR À · texte numérisé non relu

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ke bibliques par un 1 vaste due Se ous. ce.

a pas été en opposant des faits à des faits, mais en posant s prémisses arbitraires, desquelles il résulte que les faits

nt inacceptables, uniquement parce qu'ils sont miracu-

eux. De telle sorte que le mythisme germanique, comme

naturalisme français, se résout dans cet argument naïf : déclare que les miracles doivent être faux, donc ils e sont.

Voilà des conclusions auxquelles la raison ne peut sous-

crire, sans embrasser les impossibilités de l’absurde à la ace des obscurités du divin. Eh quoi ! tout le merveilleux de l’ancienne alliance, si bien confirmé par les monuments qui émergent chaque jour du sol de l'Orient; ces faits divins, si répandus dans les traditions universelles, que l’on a pu aujourd’hui recomposer la Bible sans la Bible; tout le pro- - phétisme avec le cortége de miracles concomitants et subéquents qui le justifient; enfin, cette concordance si com- pliquée, entre le premier et le second Testament, qui fait du premier un livre dont chaque feuillet, déchiré à dessein par la Providence, attend son complément de l'avenir, et du second un complément qui, confronté à la souche, s’y . adapte en certifiant l’unité du plan divin, tout cela ne serait : qu’un faisceau de coïncidences fortuites? Et la persévérante créance des peuples les plus intelligents de la terre à une à telle économie ne prouverait, d’une part, qu'un habile sys= tème d’impostures, et de l’autre qu ’un amour obstiné pour les mystifications? Je crois à la Bible, mille fois plus aisé- | ment qu’à de telles explications.

Passons au christianisme. Il est également rempli du sur paturel dans l’ordre physique. Un jour, nous reviendrons

sur la valeur historique des livres du Nouveau Testament, ét nous conviendrons que le P. Hardouin, attribuant l'Énéide à un moine du treizième siècle, le cède en audace critique aux novateurs qui contestent l'authenticité des Évangiles. Avec la moitié des chicanes élevées contre cette divine nar- : ration, on pourrait faire passer les œuvres de Démosthène, de Platon, de Tacite et de Tite-Live pour invention de faussaires, et si la critique obtient des adhésions quand elle se montre sceptique jusqu’à l’absurde envers les auteurs divins, et n'obtient que des sourires quand elle applique le même système aux auteurs profanes, c’est parce qu'elle” a des passions pour complices dans le premier cas, non dans le second. Le dernier mot du bon sens en cette matière est dans cet aveu, mille fois rebattu et encore trop peu compris : « Les faits de Socrate, dont personne ne doute, sont moins altestés que ceux de Jésus-Christ. »

Donc, les miracles de Jésus-Christ s'imposent avec l’enchàssement historique dans lequel ils sont en quelque sorte montés. Ils s'imposent parce qu'ils sont d’un caractère si

parfaitement inimitable que l'inventeur en serait plus étonnant que le héros. TIs s'imposent parce qu'ils sont si évidents que les Juifs ne les ont pas contestés, mais les ont attribués au démon, et que Celse, Porphyre et Julien l’Apostat, ne les pouvant récuser comme fait, les traitaient comme des opérations magiques. Ils s'imposent parce que l’histoire profane elle-même les garantit : Chalcidius mentionne l'apparition de l'étoile qui conduisit les Mages au divin berceau : Macrobe, quelques circonstances du massacre des Innocents : Lampride, le dessein d’Adrien et d'Alexandre Sévère d'élever un temple à Jésus, et Phlégon, affranchi d'Adrien, l’éclipse

ide. Ils s’im-

i avait été ncrédule, lui aussi, affirme avoir contemplé le plus grand es miracles, le Christ ressuscité. Ils s'imposent, enfin, parce

| que, même quand on nie les récits évangéliques, on ne peut

nier que leurs auteurs ne soient morts pour les certifier. Or, Matthieu, Jean, Pierre, Jacques et Jude, témoins et

quelquefois instruments des miracles de Jésus, ont scellé |

# leurs paroles de leur sang.

Ceux qui se complaisent dans les incertitudes de l’histoire,

| pour autoriser celles de leurs convictions, ne peuvent nier la vertu d’un pareil témoignage. Que des spéculatifs se trompent en mourant pour des idées préconçues et des pré- Du

jugés de naissance, cela se conçoit; mais comment se trom-

peraient-ils ceux qui, étendant la main sur un récit dont ils sont auteurs, s’écrient : Ce que nous avons entendu, ce que NOUS avons VU de nos yeux, Ce que NOUS avons touché de nos mains concernant le Verbe de vie, nous lannonçons (1)? Que des hommes intéressés par l’amour-propre un men

! songe, s’enivrent des applaudissements jusqu’à lui sacrifier “

| la vérité et la vie, c’est compréhensible. Mais que des hom- FA

mes meurent pour un mensonge, sans autre perspective que le mépris en ce monde et des châtiments dans l’autre, c’est incompréhensible, à tel point que les témoins de Jésus-Christ

seraient fous, s'ils n'étaient pas sincères, et qu'ils eussent été à jamais incroyables, s'ils n’avaient pas cru eux-mêmes.

Et puis, un simple appel au bon sens du monde moderne. Cette personne ineffable de Jésus-Christ qui n’est pas autre FC

(1) I. Saint Jean, 141.

chose que le surnaturel fait homme, et les résurrections et les guérisons rapportées par l'Évangile, et les prodiges de la Pentecôte, et les miracles de l’Église depuis dix-huit siècles, tout cela ne serait que des mirages fallacieux du passé, des phénomènes d’hypnotisme et des hallucinations des peuples les plus civilisés de l’univers?

Je sais qu’on à fait des livres pour obscurcir ce sens commun de la vérité historique, mais de tels livres rapportent plus de bénéfice que d’estime. Pour faire table rase des annales chrétiennes avec un système de suppositions malveillantes, il faut plus de courage que de délicatesse. La critique qui en a été capable ne se relèvera pas de son attentat, car son honneur à mille fois plus souffert que notre foi de son œuvre déicide, et si elle a découvert des degrés dans la sincérité de Jésus, donnons-lui acte que personne n’en trouve dans la sienne.

Je le demande, y a-t-il vestige d’un témoignage de ce genre dans aucune des religions positives qui ne portent pas le nom de Jésus-Christ? Sans doute, à toutes les heures de sa vie, le genre humain a vu le merveilleux se mêler à la trame de son histoire ; mais quelle différence entre le surnaturel vrai et celui de composition humaine ? Approchez, en ce moment, pèlerins aventureux qui prétendez avoir Contemplé des religions supérieures à la nôtre aux deux penchants de l'Himalaya ; venez, indianistes provocateurs, qui nous opposez sans cesse les gigantesques enfantements du génie de l’Orient, et puisque le brahmanisme et le bouddhisme sont le plus vaste spécimen des créations surnaturelles que Dieu n’inspira pas, sachons s'ils résistent à la suprême épreuve de notre premier criterium,

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