LE S
ont pas, et que, dans tous les siècles, A a fallu actualiser 4 l'apologétique, soit pour approprier la défense aux varian- tes de l’attaque, soit pour n'avoir pas l’air de livrer la : | “ vérité, en remettant aux seuls morts le soin de combattre | les ennemis vivants. Aussi bien, cette manière de vaincre | coûterait trop peu de PÈRE pour rapporter beaucoup d’hon- neur.
__ Cependant, je concède volontiers qu’à considérer, non | pou le bouddhisme des revues, mais celui de l’histoire, non point celui des sceptiques qui ne se convertissent à lui que par opposition au christianisme, mais celui des vrais È observateurs qu’il ne convertit jamais, je lui ai accordé une * attention disproportionnée à son importance. En voyant ce
mélange de caducité et de niais entètements, de paresse et 1 de cruauté, qui s'appelle le bouddhisme, placé à côté de ce | prodige de l’ordre physique, intellectuel et moral, qui se . nomme le christianisme, je crois entendre mon Maître me . dire : A qui m'as-tu comparé ? Cui assimilasti me ? Mais que Dieu me pardonne, si je suis devenu insensé; j'ai dû le com- parer aux cultes que notre époque affecte de lui préférer,
Il faut convenir qu'après dix-huit siècles de règne et de bienfaits, il avait droit de ne point subir la honte d'un tel parallèle; toutefois, plus je le compare, plus je admire, et plus je l’abaisse dans mes hypothèses, plus je le relève dans
mes adorations.