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l mme qui se trouve en face d’une nt à aussi autorisée a que la sienne et opposée à la sienne ne peut raisonnable- ; 4 | ment S à se sans He De même que deux
it se “unies dans ce résultat négatif, dans ce zéro e la conviction qui se nomme le doute. Maintenant, placez
| ce celui que l’on refuse à | VÉvangile.
‘La négation ne peut donc se produire sous forme dogma- 4 tique, car elle vient toujours, par un chemin ou par Pautre, se résoudre dans le scepticisme. L L'histoire nous en. fournit une piquante confirmation, qui est trop rebattue 3 pour que j'aie la prétention de l’apprendre au lecteur. AE | Jean-Jacques Rousseau, interrogé sur ce qu'il fallait de a penser des sanctions éternelles, répond : Je n'en sais rien. LA 6 Un bel esprit prétend être parvenu à une évidence opposée | à cette croyance, et Diderot lui dit : Je vous en défie. Enfin, 4 où se vante, en Fa de Voltaire, d’en avoir démontré 1 la fausseté, et il s’écrie : Vous êtes bien heureux, je n’en * suis pas là. Donc, un simple peut- être est le point culminant des opinions contraires à la foi. Et c est sur ce vide effrayant
que l’on voudrait échafauder la destinée humaine ! Maïs ce serait jeter des démentis exorbitants à la nature et la pousser au crime par le désespoir !
Eh ! qui exprimera l’angoisse d’un mortel s ane icibas, la nuit au devant de lui, la nuit derrière lui, et qui court la chance d’être précipité, par un accès de fièÿre ou par une congestion, dans des abimes sans fond ! Quel martyre, pour un être avide de savoir, qui soulève les voiles de l'avenir, qui regarde au fond des sépulcres, qui frappe à la porte de toutes Les écoles pour en interroger les oracles, et qui rentre, haletant, au fond de son àme, sans lui apporter d’autres solutions qu’un peut-être ! Je le demande, ce qui réduit ainsi l'humanité aux abois peut-il être son partage naturel ?
Et, au contraire, pour fortifier la preuve, retournons l’'hypothèse. Quelle douce paix, quelle fête intime dans une àme, le jour où, après de longues pérégrinations dans le faux, elle touche enfin le seuil de la vérité retrouvée et profère cette parole sainte : Je crois ! Oui, je crois, c’est-à-dire ma vie et ma mort ne sont plus un my stère, ni mes douleurs l'injustice d’une fatalité sans cœur. Je crois, donc je ne m'éveillerai plus, désormais, dans des angoisses sans
réponse, quand la cons:ience me dira, aux heures de la réflexion : Où est ton Dieu? Je crois, donc je puis dormir tranquille dans mon présent : il y à une Providence qui le couvre de son regard; je peux affronter sans crainte l’avenir: j'aperçois un Père qui me tend les bras par-delà le tombeau. Je crois, enfin; comme depuis ce moment la vie est légère, le monde est beau et cette vallée de larmes rayonne de célestes clartés ! Rien n’égale le bonheur de ce pauvre aveugle qui, encore endolori des chutes de son voyage, se
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rer comme Ain Jean, sur Je sein de ne Vérité, etembrasse toutes les certitudes nécessaires au repos de la vie dans ce seul mot : Je crois. ô … Et, à ce besoin, à cette aspiration de la natureintelligente, que répond la négation ? L'Allemagne, qui s’est donné la spécialité des.découvertes originales, à imaginé un type de
| grandeur et de félicité intellectuelles à l'encontre du précé- CE
dent; elle l’a nommé d’un nom aussi barbare que la chose, Me: douteur perpétuel! Le douteur perpétuel, c’est un dilet- fante du blasphème, c’est un amateur des impasses de la AN
pensée, ‘un sophiste transcendental; en un mot, un COrrup- 3 teur des intelligences.
Disons-le une fois pour toutes, nous estimons la puissance
à plus que la sûreté du génie allemand. Il estime lui-même trop i médiocrement le bon sens français pour que celui-ci soit tenu
; L' crpu aRR
à une grande réciprocité. Il n’y a pas longtemps qu'un pro” z fesseur de Gættingue, prenant la France en pitié de ce qu’elle Des s’essayait à des œuvres scientifiques , lui conseillait de s'en tenir à son aptitude naturelle, de donner le branle à la. mode. Il est vrai que nous sommes, en tous les genres, les 4 grands initiateurs de la mode ; et c’est fort heureux pour les È songeurs de la Germanie qui ont des systèmes bizarres à |
vulgariser. Si nous n’avions pas fait à ces conceptions l'hon-
neur de les présenter à l'Europe, traduites et expliquées en français, jamais elles n'auraient percé les brouillards du Rhin: “
-. Eh! qui saurait sans nous gue Berlin a rêvé?
Mais je ferme cette parenthèse, et j'ajoute : Le douteur
perpétuel a beau inventer de nouvelles manières d'obscur- &
LE RTS CMPOORE RET A A e tee > AIN THE IAE EEE Et PES GE
cir le soleil, il n’inventera pas une nouvelle humanité. Si l'homme dépravé par le Kantisme et par l’Hégélianisme, semblable aux héros d’Ossian, se complaïît dans des palais dé brumes flottantes, l’homme créé de Dieu a besoin de toucher la terre ferme. Si l’un aime à se balancer en disant : Je cherche, l’autre à besoin de marcher en disant : Je crois; et quand on présente le doute, qui est l’immobilité de l’esprit, comme un état de progrès et un mouvement en avant, ce n’est point la preuve qu’on devance l’humanité, mais qu’on croit la devancer, parce qu’on lui à tourné le dos.
Et, ici, je défère à la conscience la question obscurcie par des tours de sophistique. Évidemment l’homme qui ne croit pas à une religion, ne croit qu’en soi-même, ou aux autorités qu’il se donne. Cependant, le moi et les autorités qu’il choisit étant faillibles, ne peuvent obtenir de la raison que des adhésions douteuses, car l’infaillibilité seule inspire et commande la certitude. Aussi, qu’arrive-t-il aux libres-penseurs qui méconnaissent cette loi? L’humiliation d’avoir un symbole religieux plus variable que leurs opinions politiques, et de flotter, sans trêve ni dignité, au gré d’un piétisme nomade, qui stationne le matin dans l'affirmation, le soir dans la négation, faisant de tous les esprits attachés à sa remorque de vrais juifs-érrants du progrès indéfini. Or, de même que la marche vers un but est raisonnable, toute marche sans terme d'arrivée est un mouvement désordonné. Il en est de l’esprit de l’homme comme de l’homme luimême : les voyages le distraient et le développent ; le Yagabondage le démoralise et le rend malheureux.
La faculté aimante réclame en nous, comme la précé-
LE, tué, hi,