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la finir en saint. Il n’y pas jusqu’à nos fautes qui ne soient -
utilisées par la grâce, car elle nous fait souvent un piédestal
de nos ruines, et il peut nous être avantageux d’avoir com-
mis un peu de mal pour être capables de beaucoup de bien. Aussi, ne tremblez pas vous qui, à défaut d’innocence, portez dans le cœur ce qui la remplace, le repentir. Les publicains sont biens accueillis par la miséricorde divine, et, quoi qu’il en soit de vos faiblesses , si elles ne sont plus aimées, une place d'honneur vous est réservée entre Augustin et Madeleine, au rang de ceux qui péchèrent beaucoup, mais qui pleurèrent encore davantage.
Et, après cela, nous alléguerions notre impuisance pour excuse de notre découragement? Je le comprendrais, si nous étions seul pour tenir tète à la difficulté ; mais, par la grace , deux hommes vont se réunir en nous, et notre faiblesse de ver de terre sera doublée, centuplée par la force de Jésus-Christ. Or, autant nous méritons notre propre défiance, autant Dieu est digne de notre foi. L’Écriture nous dit qu'il avance et qu'il fait marcher les siècles devant sa face ; il paraît, et il efface les empires coupables d’un seul regard ; il dit au Temple : Tu te relèveras, et il est obéi : dit à Jérusalem : Tu 1e tiendras debout, et son ordre s'exécute. Notre infirmité est donc toute-puissante, puisqu'elle est soutenue par une telle main. Que l’Auteur de la grâce pardonne à ces hommes de peu de foi qui ne se souviennent pas de ses miracles, et qui se ‘désespèrent, au fond de leurs iniquités invétérées, comme s’il n’avait jamais fait marcher les boiteux ni ressuscité les morts.
Mais, ici, l’épicuréisme trouve un nouveau biais pour éluder ces conclusions. Non content de proclamer les pas-
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