NT A EE
Fr #1
TEEN
« ie examine, qui se Re une een ; car Fe cience prise comme point de départ, comme criteriw c'est le moi au superlatif. Or, comme parmi les homm qui examinent, il n’y en a pas deux qui voient de la mêm « manière en tous points, on est inévitablement condui des Églises individuelles. Autant de clochers que de bon. À nets, c’est la dernière logique et le terme du dernier protes tantisme: l’individualisme, c’est sa destinée providentielle; : réduire l’Église en poudre et en atomes, la dissoudre, 3 « c’est son effet inévitable ; car l’individualisme est un dis ‘ solvant si actif, un agent tellement corrosif qu’il finit par se dévorer lui-même, après avoir tout démoli , tout détruit (1). ds .. Depuis l’époque où ces lignes furent écrites les choses n ont point changé, et l’arbre du libre examen n’a pas cessé de porter les mêmes fruits. J’en appelle à tous ceux qui sont au courant du mouvement protestant; ont-elles rien ë. perdu de leur triste à propos ces paroles d’un calviniste à Connu? « J'ai la malheureuse habitude d’appeler les choses L « par leur nom... la majorité des protestants n’est pas « chrétienne. Nous‘sommes moins à l’école de la négation « qu’à celle du doute, ce qui est bien pis. Faudra-t-il met- n - tre le doute dans l’Église, ou mieux, définir l’Église le phyrronisme universel? La grande hypocrisie de notre 4 temps, c’est que tout le monde prétend être chrétien. Est. elle chrétienne la société qui ne conserve pas la doctrine chrétienne (2)?»
Et un ministre luthérien enchérissant sur ce point de .
de.
(D Nouvelliste Vaudois 1837. No 27.
(2) Archiv. du christianisme, 1848,
ue déjà peu LS résume en ces termes la théologie de sa secte : « Qu’y verrez-vous ? Qu'on a cessé de croire à la Trinité, à la divinité du Fils, au Saint-Esprit, au péché « originel, à la satisfaction, à la mort expiatoire, aux mira-
cles, au prophéties, à la résurrection, à l'ascension de | « Jésus, au baptême, à la cène, et qu’en général tout ce qui est essentiellement propre au christianisme doit dis- « paraitre, pour céder le gouvernement à la raison humaine, « Qu'est-il donc resté à la place du christianisme? Le pur « naturalisme. On en est même venu au point de donner au
« paganisme la préférence sur le christianisme (1).
Le dernier synode protestant a bien dévoilé cette suprême | misère de l’hérésie. Ce ne sont plus des symboles de croyance : qu’elle formule, car le premier de tous ses dogmes c’est la
liberté de n’en avoir aucun ; ce ne sont plus même les restes d'une révélation, c’est à peine une philosophie ; et je me demande comment l'honnêteté de certains pasteurs ne se révolte pas en touchant le traitement d’un culte reconnu 1 L par l’État, puisqu'ils ont cessé d’être les ministres d'un culte, pour devenir souvent des professeurs d’irréligion. 4 Ah! comme le spiritualisme de Cousin et de Royer-Colard . est au-dessus de l’exégèse athée de M. Coquerel!! __ Voilà le libre examen dans ses conséquences ; il n’est pas
Es
moins curieux à voir dans ses inconséquences.
. ‘ Certainement, il n’est point un seul protestant qui le soit . sur la foi unique de l'Écriture. Tous s’orientent, d’une ma- “#1
nière plus ou moins avouée, sur une règle qu’ils ont répu- | diée en théorie, sauf à n’en pas suivre d’autre dans la pra-
| tique, l'autorité.
Sy @) De Starck. Entret. philos,
a RO
leurs déterminations ia car ils FAR ner à tants parce qu’ils sont nés dans le protestantisme. Membres . de l’église anglicane, presbytérienne, luthérienne, calv
vertu d’une révélation due à la lecture de la Bible, mais en vertu d’un préjugé despotique de leur éducation. Sans doute, : ils peuvent nous objecter que nous sommes catholiques de la même manière ; mais nous, en agissant ainsi, nous s0m= mes conséquents avec notre principe, tandis qu’ils sont en opposition avec le leur. Chez nous, en effet, la religion n’est : pas une question, un problème à résoudre par chacun. * l'homme ayant trop peu de jours à passer sur la terre pour les consumer à la recherche de la yoie qu'il doit suivre. Dieu lui a épargné le temps et la peine de ce choix, en le confiant à une autorité enseignante: de cette manière, la religion lu: est transmise comme la vie, et de même que la parole de ses parents lui garantit la légitimité de sa naissance, la # parole de l’Église lui certifie la divine origine de sareligion, Tout cela est parfaitement logique. Au contraire, pour le A disciple de la réforme qui prétend ne relever que de la raison 4 individuelle, quelle honte d'être à la merci de toutes les. È préventions domestiques ou nationales qui décident ordinais rement de sa foi! Il ne dépend pas de l'Église, mais il est | esclave des hasards de sa naissance et de ses relations ; Le doit suivre son sens privé, et tout le monde gouverne sa É : Conscience excepté lui-même. : ; à L'autorité des pasteurs existe aussi dans le protestantisme, 2 do ce soit Dr HROREr avec ce prin-