UNE EPOQUE DE TRANSITION
Le sujet que j'aborde peut se traiter de deux façons; l'une et l'autre se sont présentées à mon esprit. Il faut, ou nous perdre dans les détails en essayant de reproduire sous tous ses aspects l'image encore indécise du xix"" siècle, ou choisir un point culminant, principal, un de ces pitons qui dominent le chaos de l'histoire, nous y placer, et mettre en lumière les caractères essentiels de l'époque où nous vivons.
C'est à ce dernier parti que je n^e suis arrêté.
Je l'ai fait sans hésitation : voici-pourquoi. Notre époque est une époque de transition, une époque en formation, et pour ainsi dire en projet* Un prophète seul — je ne me donne pas pour tel — pourraitnous révéler ses destinées. Esclave ou libre, mauvais ou bon, impie ou chrétien^ quel sera notre temps? Dieu Je sait.
Mais Dieu ne nous appelle pas au fiitalismev Dieu a mis en nous une inlelligence pour exa-* miner, une conscienee pour choisir. L'avenir sera donc, à le bien prendre, ee que notre conscience voudra qu'il soit.
Dans ce labyrinthe, nous avons besoin d*iin fil conducteur.
Quel événement est intervena, vers la fti du siècle dernier?
Qii'efft«ce qui a mis fin ra bon vieca temps ?
Vùk en aorli ecA •fffMi^iîs6eaw»l îadivi-
à Msyevz coomie fétocle da aictniT
Qodi imDcipe, en im iM4, préside à luMéli- MfMPpboM èoBl nous a^JawaiiMi le» preaiers ifèflse&IeflMiiils ?
La qoeslk» d'origkie eBt id le qnuÊkm capitale, duieiui re aentiy te InMie d^eà jadiit le proaier progrès firaraira les progrèe eobaé* qiieals^ car il tes eoolteiiA t(»&.
£1 a'il ae trooTail en entre que deux îdéee au lieQ d'il!*» egiasaet aivjfeelre sîèd# à 809 dél^ reuaeeiil doM toules dMi» pareiltee à ees fé^^. rime bienfaisaule» rentre KiédkaDte,r qui se^ penchaient sur le berceau des princesses d'au- Uefoie, noiie étude preodiiît ptiie d*iiilérêi «BMoreip car eOeBOWBMiiferetait notre deieifw
Elle nous le montrera. Il ne s'agit pas d*uh «xamen curieux ; il s'agit de reconnaître le principe ami : celui qui renferme les plus magnifiques promesses ; il s'agit de reconnaître le principe ennemi : celui qui nous menace des plusformidables maux ; après, il s'agit de nous décider.
L'heure présente est une heure décisive ;elle couve l'avenir; or cet avenir nfiDus appartient^ je le répète ; nos énergies peuvent le faire splendide, nos lâchetés peuvent l'abandonner , à ses hasards; en aucun cas les perspectives du temps présent ne nous permettent ni de jeter derrière nous des regards attristés, ni d'accorder au bon vieux temps un soupir de regret.
Autrefois et aujourd'hui, sont sépares par un abime. Ce qui les distingue ne saurait s'ap-