‹ Le bon vieux tempsChapitre 8 sur 26 · LA FAMILLE · texte numérisé non relu

LA FAMILLE

terminée, et c'est vite fait, les garçons s'en retournent avec l'abbé, les filles avec la gouvernante. Ni le père ni la mère ne s'inquiètent plus d'eux. Eux, c'est à peine s'ils savent qu'ils ont un père, qil'ils ont une mère !

Le moment venu d'achever une éducation si bien commencée^ l'autorité, la fameuse autorité se montre dans tout son éclat. C'est un despotisme absolu^ ni plus ni moins. Le fils atné prendra la robe ou l'épée ; non point à son gré, mais selon que le père a résolu. Le fils cadet entrera dans les ordres; il aura la vocation, le père l'entend ainsi. Quant aux filles, elles vont au couvent, avec la vocation. S'il en est qu'on marie, elles recevront des mains du père l'époux qui lui convient. Laid, vieux, répugnant, corrompu, peu importe, le père a choisi. Après I

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lisez, tes bistûîres, Ksez. les Hiémoires du bon xkux temps^ita tous dieoot ee (gai arri:v^ après»

De ooft. jjOttFS ks pcàieâSBes seoles^ et eaeore^ anUssect la dure- loi d'us avhîtraire (^ les marie sans coBâuller leur es&xtj Les &uiilles qjd Be flttit pas royales oui eâsaé d'être tjf ranfiîques :. <{aa4ceKYi&gMiMiif laur a.cQD£|iiia ce beau droit

Maïs 1X06 maidages d'argent — dît-oa — mais fiûs mariages de vaoité^ ne soiU peut-être pas meilleurs cpie ceux du bon yma temps I

Peut-être. Toutefois si notre époque » trop aouTenI entealnéer pencha iiers la mal, eUe possède la liberta du bien, lia fait a sa va-

Un ttot encore»

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yoQl6Z'<^mis.'SB38iFrà'Yif l'educatién da beau

monde y teHe^pie niM'aîeusNla ck«iQaienl à leurs

^fàBttC lis6E: leK^ iMres' de lord OUesterfteld. DeoHuidèz'i'voHi oa^ qw devient la* Aunille, ce Sciiieteurir0'<iëft afIbetiMs honnêtes, ce foyer de pureté, de poéfne eC dïdéal, quand un pareil ppogranme' est' éeril de^ là main d'un père, (pnind'iii' est "pfatoé^SMiS'léff yeux d'un fHd, quand le père^n9eoaifllan)dfr à son>< enfant 14 poursuite des plàr tfeifltes: succès, quand il dm enseigne- je ne^ SBÎ&qoeirart din pkâre^el de c(n*n>mpre afin deim««pan«iir, qaa»iill<»présento~appelons^la ohose^par S0a mwar^ — to mmiiel du pariait:, débauché I

Notre siècle a de fort mauvaises éducations.

Sàii9i^eHer€teBrrlès^eflipspeut4ôlre, on trou- ^i^erait^aujoardlnii dès^pères qui ino placent pas,

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je le crains, leurs visées beaucoup plus haut que ne faisait lord Chesterûeld. Ces pères-là poussent leurs fils vers les carrières brillantes, vers les fortunes rapides, vers la vie facile, vers les mauvais plaisirs : non par système, non de parti pris, mais par mollesse, par manque de principes, pour faire comme tout le monde, parce qu'ils ne se préoccupent ni de Tâme, ni du devoir, ni de l'avenir, parce qu'ils n'aspirent à lien de grand ou d'élevé. Ces pères-là, trèscoupables et très-condamnables, ne formuleront pas, soyez- en certains, les règles infâmes universellement admirées du siècle passé. S*ils l'osaient, un cri de réprobation les contraindrait à rougir.

Notre temps doit se réformer, l'orgueil lui siérait mal. Il a toutefois cet avantage, im-

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mense, sur le bon vieux temps , que ses vices, grâce à Dieu, ne lui semblent pas être des

vertus.

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