Comment trouver dans la richesse
un élément de bonheur.
En usant des biens de ce monde dans un esprit chrétien de sagesse et de surnaturel qui fait que, sans s’y attacher avec exagération, l’on y trouve un moyen honorable de tenir son rang et de faire face aux exigences de sa situation.
Etant l’objet des attentions de la Providence, on en prend occasion d’exprimer sa reconnaissance à l’auteur de tout don qui, par la délivrance des soucis terrestres, laisse ainsi plus de temps pour vaquer aux exercices de la vie spirituelle.
Se souvenant que les biens de la fortune sont des talents qu’il faut faire fructifier, on en dispose avec esprit de foi et on en confie en partie le dépôt dans les bonnes œuvres et dans le sein des pauvres.
Les riches, à un degré quelconque, qui agissent de la sorte, trouvent dans leur richesse même, comme d’autres dans leur pauvreté, l’occasion d’une véritable jouissance et le moyen dé faire des heureux. Ce n’est que dans cet esprit que l’on doit recevoir la richesse et en disposer.
M. E. de la Croix
Paris. — ?Vvec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
Maison du Bon Pasteur, 228, Boulevard Péreire, Paris
1. — Les affections humaines ne donnent qu’un bonheur incomplet.
Quand le cœur commence à aimer, il entrevoit un bonheur qu’il croit devoir toujours durer. Quand il a varié tant soit peu dans ses affections, il soupçonne déjà qu’il manque quelque chose à l’amour humain pour le satisfaire complètement.
Qu’arrivent les déceptions, les ingratitudes et les abandons, alors les illusions tombent et le cœur désespère de pouvoir jamais être vraiment heureux.
Il doit en être ainsi, puisque le cœur de l’homme n’est point fait pour la créature, mais pour Dieu. L’immensité l’attire, l’éternité le réclame ; l’amour divin seul est capable de combler les lacunes inévitables des affections terrestres.
Pourquoi alors se contenter d’affections qui ne contiennent que des parcelles de bonheur, lorsqu’il est si facile de les surnaturaliser par un amour qui prend sa source en Jésus et se prolonge dans l’éternité?
des affections humaines