LE BOOMERANG 17S
temps... Le ciel peut, d'ailleurs, m'aider un peu, car je m'aide autant que je puis... Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il grêle, je joue dix heures par jour à la manille (il y avait tant de morte-saison dans l'aérostation, à cause des vents contraires!)...
C'est ainsi, par le jeu, que j'assure médiocrement ma subsistance, ainsi que celle de ma bonne amie... Ah! ah!... Charmante histoire que celle de ces vingt-cinq louis ! Tiens, Guillaume!... Bonjour, cher ami!
Guillaume de la Renforcerie venait, en effet, d'entrer, le visage rougi par les veilles en des endroits enfumés.
— Bonjour... fait-il.
Et son œil fureteur cherche Marie- Blanche Loison.
Mais Marie-Blanche Loison est absente.
Gorgé de confiance dans l'issue du pari, riche en expectative, Népomucène Le Briquetier se met déjà en garde contre un possible tapage.
— Guillaume, dit-il, écoute, écoute-moi bien. Tu ne viens pas ici dans l'intention de m'emprunter de l'argent? Tu n'es pas tenaillé par un besoin pressant.
— Pas précisément à cette minute. Pourquoi?
Lors Le Briquetier, goguenard :
— Il est donc parfaitement établi que tu n'as pas perdu, cette nuit, une somme importante; et tu ne songes pas du tout à te brûler la cervelle?
— Où veux-tu en venir? clame Guillaume.
— Je puis donc te parler librement.
Sache, mon vieux La Renforcerie, que je l'ai gagné ce pari, ce fameux pari de vingtcinq louis. Là, tout à l'heure, tu vas la voir s'abouler, la belle galette.
— Ton argent, cher ami, fait Guillaume très digne, garde-le. Gagné de la sorte, il me fait horreur! Non, je viens en simple témoin, avec un cœur ulcéré, constater ton triomphe... ou ta défaite.
— Ma défaite, tu as dit ma défaite!
Sache que s'il y a quelqu'un qui touche, des chances sérieuses veulent que ce soit moi. Je suis tellement sûr, vois-tu, de mon fait, que je n'ai pas prévu l'éventualité de la perte, et que j'ai même négligé de passer ^ au Crédit Lyonnais pour voir s'il y a encore quelque chose à mon compte. ^
— Ainsi, dit Guillaume d'une voix creuse, tu es sûr de Marie-Blanche ? Elle a trompé pourtant Rousse- ^ ^ tière avec moi, et moi avec 0 a T
— Oui, mais elle y a <^ \ mis le temps, et- puis Roussetière et toi, étesvous Français, oui ou non? Tandis que Berg- op-Zoom, c'est un étranger!... D'ailleurs, j'aime mieux te l'avouer, je
Tai mise au courant de la situation.
— Es-tu certain qu'elle ait bien compris ?... insinua Guillaume d'une façon perfidement sournoise, en amant jaloux et pas consolé.
— Tu cherches à m'inquiéter !...
— Et, où est-elle, en ce moment ?...
— Au musée du Louvre, m'a-t-elle dit.
C'est un lieu calme, surtout dans les salles où il n'y a personne... et elles sont nombreuses, tu sais... Néanmoins, malgré son calme, je trépide. Cette pendule marche avec une lenteur désespérante.
— 11 est huit heures et demie.
— Ça fait trois heures au méridien de Paris.
— C'est juste. Si, pour nous distraire, nous descendions à l'estaminet de l'hôtel, faire une manille à deux ?
— Parfaitement ! Il faut bercer sur l'aile du hasard les inquiétudes de l'attente.
— Les inquiétudes!... Ah! ah!... Reconnais que tu trembles.
— Je tremble sans trembler... Sait-on jamais ?
Quarante-et-un.
Quarante- deux.
— Chi lo sa ?
— Quien Sabe?
— Et le Berg-op-Zoom ?
— Richelieu vient de me dire qu'il est dans sa chambre.
— Descendons... Je veux voir en bas le résultat des courses. La première de Saint- Ouen doit être affichée.
— Tu as joué ?
— Non, mais il y a un cheval que j'aurais voulu jouer. Ça m'embêterait, s'il avait gagné !
— Etrange façon de s'intéresser aux courses.
— La seule, dans tous les cas, insuffisante à se faire effondrer le moindre patrimoine.
Ils descendirent et s'attablèrent dans le petit estaminet attenant à l'hôtel de la Gloche-de-Bois.
La manille à deux est un jeu assez difficile. Le développement de sa théorie nous entraînerait à dix pages, au bas mot, d'explications. Nous préférons renvoyer le lecteur à l'excellent traité écrit, sur ce sujet, en collaboration, par les deux spé-
cialistes bien connus, MM. Anatole et Paul Leroy-Beaulieu.
Pendant que nos amis mettent l'atout, tantôt à carreau, tantôt à pique, demandent :
— Quarante.
— Quarante-et-un.
— Quarante-deux.
— A toi, mais tu ne les feras pas.
— Pourquoi cela ?
— Avec le jeu que j'ai, tu ne peux pas faire quarante-deux... Il est vrai que le proverbe : « Heureux en amour... ».
— Ironiste !
Pendant, dis-je, que nos amis se livrent aux douceurs de la manille à deux, que se déroule-t-il ailleurs ?
Oui, que se déroule-t-il ailleurs ?
Ailleurs, il se déroule du joli !
Prenez donc plutôt la peine, mesdames et messieurs, de vouloir bien passer au chapitre suivant, et vous serez édifiés!
CHAPITRE QUATORZIÈME. — Dans le^ quel — et, d'avance, le rouge en monte au front de l'auteur — une charmante jeune femme qui, sans détenir dans le domaine de l'art dramatique une situation comparable à celle de Sarah Bernardt ou de Jtéjane, nen est pas moins une petite comédienne, sur laquelle, au cas où elle se mettrait à sérieusement travailler sous la direction d'un profeS' seur habile et consciencieux, on pourrait fonder certaines espérances dans les rôles qui n exigent point de Vinterprète une vive intelligence, s'en voit réduite à prodiguer, et cela par suite d'un simple malentendu, ses suprêmes caresses à un Hollandais pour lequel la pauvre enfant éprouverait plutôt de laversion.
Un jour, notre excellent et regretté confrère Charles GhinchoUe, rendant compte, dans le Figaro, de je ne sais quel scandale oscarwildien, interrompit brusquement
son article par cette phrase, dont le souvenir, après tant d'années, m'est aussi fidèle qu'au jour où je la lus pour la première fois :
«... Mais je suis forcé de m'arrêter, car ma plume se cabre dans ma main au récit de telles turpitudes. Je prie les lecteurs de vouloir bien ni'excuser. »
Eh bien, tel que vous me voyez aujourd'hui, je suis dans l'exactement même situation qu'à l'époque, notre vieux GhinchoUe.
Je n'avais pas plutôt tracé sur le papier blanc l'intitulé de ce chapitre que je sentis dans les doigts d'abord, puis dans la main jusqu'au poignet, ensuite dans l'avantbras, et enfin se prolongeant jusqu'au deltoïde, comme de petites secousses suivies d'un engourdissement des plus pénibles.
Mais moi, au travail, je suis un type dans le genre de Sénèque, qui disait, à tout bout de champ : « 0 douleur ! tu n'es qu'un mot ! »
J'appelai donc à moi toute mon énergie, afin de poursuivre ma tâche.
Vains efforts !
En examinant de plus près ce curieux manège, quelle ne fut pas ma stupeur de constater que, littéralement, non pas ma plume, ainsi que l'observa trop superficiel-
lement Ghincholle, mais mon porte-plume, se cabrait dans ma main.
Se cabrait^ il n'y a pas d'autre expression.
Et je compris !
Mais, voyez-vous d'ici mon embarras et ma vexation.
Moi qui comptais si bien vous décocher une de ces pages croustillantes qui suffisent à faire monter la vente d'un volume
de trente ou quarante mille exemplaires'.
C'était bien ma veine !
Alors, que faire?
Qu'auriez-vous, a'Ous qui souriez, fait à ma place?
— J'entends une voix dans l'assistance :
— J'aurais changé de porte-plume!
Telle est bien la manœuvre que je
m'empressai d'exécuter.
Peine perdue.
Mon deuxième porte-plume, lequel je choisis en liège, ne fut pas long à me prouver que sa légèreté matérielle n'avait en rien déteint sur son moral.
De même en alla-t-il avec un porteplume en fer.
Une idée : si j'essayais du crayon!
Ah! ben ouiche!
Plutôt que d'écrire les caractères que je lui imposais, la mine se brisa net, avec un petit bruit sec qui en disait plus long que les plus longs discours de l'honorable sénateur Bérenger.
Les touches d'un robuste dactylographe, à grands frais amené de la ville voisine, me mirent au bout des doigts de telles
brûlures, que j'en porte encore les marques.
Découragé, démoralisé, anéanti, je remis au lendemain la suite de mon travail, et voici comment, mesdames et messieurs, j'éprouve le vif regret de n'avoir pas pu développer la matière correspondant à l'intitulé du présent chapitre.
Je prie, comme disait Ghincholle dans les mêmes circonstances, les lecteurs de vouloir bien m'excuser.
CHAPITRE QUINZIÈME. — Dans lequel, si le lecteur veut bien tendre l'oreille, il percevra le résigné gazouillis solitaire de cette petite oiselette rose et blanche quest notre jeune et candide amie Marie -Blanche, la bien nommée, pâle victime du milieu cynique et débauché dans lequel les hasards de la vie, aidés par les mauvais traitements de ses parents, — la mère, une pas grand'chose, le père, ancien préfet de Vordre moral, tombé dans la plus crapuleuse fange, — iont amenée, provisoirement, osons Vespérer, pauvre petite !
Marie-Blanche Loison semble fort étonnée de ne pas trouver, l'attendant en leur petit appartement, son ami Népomucène Le Briquetier.
— Où peut-il bien être, mon pauvre
chéri? se dit-elle avec plus de ferveur que jamais.
Et, pendant qu'elle rend à sa blonde chevelure une ordonnance correcte :
— Trois heures passées, monologuet-elle.
Encore une heure... et le pari était perdu...
Faut-il que je l'aime assez, mon Népo, pour avoir fait cela ?
Quand il m'a parlé de ça, il y a quelques jours, je n'ai vu qu'une chose, c'est qu'il fallait... connaître... hélas! connaître ce Hollandais, pour faire gagner vingt-cinq louis à mon beau chéri, à mon Népo !
J'étais bien décidée, mais j'ai retardé jusqu'au dernier moment.
Je suis donc allée le trouver, ce Hollandais affreux que je déteste...
Je l'avais rencontré tant de fois dans l'escalier ! Ce qu'il m'en faisait, des agaceries de toutes sortes.
L'imbécile ! Je ne lui avais jamais répondu.
Et comme il faisait sonner sa galette!
Ah? oui! le duc de Richelieu ne parlait
que deçà! ^lais, je n'avais pas bronché. C'est que j'aime mon petit Népo, mon petit Bribrique!
Et pourtant?
Quand j'ai ouvert sa porte, à ce Hollandais, quand je suis allée à lui, et que je lui ai dit avec résignation: « Je suis à vous!... » jamais je n'ai vu un type aussi épaté, si troublé...
Si troublé, qu'à un moment j'étais inquiète ! Aurait-il le temps de se remettre avant quatre heures? me demandais-je.
Enfin, il a repris son aplomb... et... et me voici ! C'a été un moment un peu ennuyeux. Mais comme mon Népo va être content! Dame, écoutez donc, vingt-cinq loLiis, ça fait cinq cents francs, après toutî
CHAPITRE SEIZIÈME. — Dans lequel Vaction commence à se corser, cela n'est pas trop tôt, — pour la plus grande confusion du sieur Népomucène Le Briquelier, qui voit s'abattre sur lui la double catastrophe, sentimentale d'une part, et ce qui le touche au plus vif, pécuniaire, sans parler de Vamourpropre, si tant est qu'on puisse accoupler ces deux mots quand il est question d'un aussi répugtiant personnage.
Dans le corridor, un pas résonne, un pas fier, un pas d'ancien aéronaute.
— Le voici! dit Marie-Blanche Loison, languissante amoureuse, douce Iphigénie.
Népomucène Le Briquetier se précipita, inquiet, fiévreux.
— Me voici! belle chérie ! Eh bien ?
— Mon chéri !...
— Quoi?... Qu'as-tu à me dire?
— Népo, dit Ma rie- Blanche avec gravité, Népo, tu as gagné...
Le Briquetier regarde Theiire.
— Pas encore, belle chérie, badine-t-il, pas encore ! Il n'est que la demie. Mon pari ne sera gagné que dans une demiheure. A quatre heures juste!
Mais l'inconsciente enfant (ô infantes de Velasquez avec de délicieuses collerettes de dentelles, pourquoi pensé-je à vous, en ce moment ?) l'inconsciente enfant proclame de sa menue bouche de bébé en sucre :
— Crois-tu que j'allais attendre à la dernière minute! Népo, tu as gagné!
Népo, tu as gagné !... Je te dis que tu as gagné !
— Gagné ? fait Népomucène, dont les yeux commencent à papilloter d'inquiétude. J'ai gagné, dis-tu?
— Eh, oui, mais je t'assure que j'ai passé là un moment bien pénible.
— Un moment, dis-tu, bien pénible?
Il y a, Népomucène Le Briquetier le sent, de la catastrophe dans l'air.
— Mais bast! n'y songeons plus, s'é-
UeLj^c\ij&,^ B[ [.r^WKOAÀ —
broiie Marie-Blanche, tu les as gagnés tes 500 francs, tu les as gagnés, c'est le principal !
— Tu crois, fait Le Briquetier, dont une pâleur affreuse envahit le visage.
— Faut-il que je t'aime ! !... clame-t-elle. imitant à s'y méprendre, et sans s'en douter, la voix de M"* Marguerite Moréno (de la Comédie-Française) *.
Abruti, sidéré, médusé, anesthésié, Népomucène Le Briquetier regarde longuement, avec une inquiétude solennelle, Marie-Blanche Loison.
Puis, de sa gorge subitement oppressée, il put tirer quelques sons possibles, vaguement humains.
— Explique-toi... oh! oh! explique-toi... Il y a dans tes paroles un peu de confusion.
Et, simple comme la toute petite agnelette blanche et rose que la brebis vient de mettre au monde sous le ciel bleu :
— C'est, balbutie-t-elle, pourtant bien
1. Entre l'instant où cette page fut écrite et l'instant présent, où elle voit le grand soleil de la publication^ un événement révolutionna les amateurs de théâtre classique : J!/"« Marguerite Moreno a froidement plaqué son vieux Claretie pour franchir le pont d'or que lui tendit, d'un geste qui n'appartient qu'à elle, M^^ Sarah Bernhardt.
simple, mon petit Népo. Je détestais ce Hollandais, et il m'en coûtait, je t'assure^ beaucoup de te tromper... Mais, puisque ça te rapportait vingt-cinq louis, j'ai pris bravement mon parti...
— Achève,
— Il n'y avait plus qu'une heure et demie. Je suis^allée trouver ce monsieur, et je lui ai dit, en fermant les yeux : « Je suis à vous !... »
— Et...?
— D'abord il a paru très épaté !... Jamais je n'ai vu un type aussi épaté !
— Il y avait de quoi... Et ensuite ?...
— Ensuite, il m'a prise — au mot. Voilà !
N é p o m u cène Le Briquetier hoche machinalement la tête, c o m m e un homme pris de vertige.
Puis il regarde Marie-Blanche avec un air d'inénarrable effroi.
Il tombe, atterré, sur un fauteuil, le front dans ses mains.
Il garde un silence bien compréhensible en l'occurrence, et recommandé aux personnes de forte complexion, « rapport à l'apoplexie », comme dit le peuple.
Enfin, il relève la tête, une belle tête de foudroyé.
Calme, terriblement calme, comme dit Georges Ohnet, baignant dans une vague torpeur de tout son être, il psalmodie :
— Les plus grandes profondeurs de l'Océan Atlantique sont de sept mille deux cents mètres environ...
Elles ont été constatées dans le golfe du Mexique.
Le Pacifique a donné lieu à des sondages plus intéressants encore : huit mille six cents mètres dans la fosse dite de Tuscarora... (On a donné ce nom à cette partie du Pacifique parce que le navire anglais, chargé des sondages, s'appelait Tuscarora.)
Légère interruption, pendant laquelle
Népomucène Le Briquetier contemple son amie comme s'il la rencontrait pour la première fois, puis :
— Eh bien ! éclate-t-il, les sondeurs du Tuscarora^ à Marie-Blanche Loison, ces sondeurs, qui doivent être d'habiles sondeurs, pourtant, peuvent tous — tous, tous!
— être mis en la présence de la frêle âme que voici....
Ils pourront jusqu'au bout déployer leurs plus grandes sondes, leurs plus interminables sondes...
Il se lève , en proie à quelque frénésie psychoscientifique, et, véhément :
— Ils se pencheront sur le bastingage, ces sondeurs du Tuscarora, pour aller plus profondément.
On leur permettra de s'accrocher par les pieds , tu entends, par les pieds, au
bord du navire, et de tenir la corde au bout de leurs doigts.
Ah ! ah ! Croyez-vous qu'ils atteignent le fond de cette âme mignonne, de cette démesurée candeur ?
Pendant tout ce discours, le joli visage de Marie-Blanche a passé par toutes les nuances de rarc-en-ciel,même parl'ultra-violet.
Avec un infernal sourire de triomphe. Le Briquetier poursuit :
— Ils y coupent ! ils y coupent ! ! les sondeurs ! ! ! les sondeurs du Tuscarora.
Puis, avec un emportement presque lyrique, brutal cette fois et tonitruant :
— Vous y coupez, messieurs du Tuscarora ' !
Là-dessus, il trépigne, exulte, se livre à mille manifestations de la plus inquiétante frénésie, pousse des cris épouvantables devant Marie-Blanche muette ! de terreur.
Mais voilà qu'il se calme un peu, et
1. Toute la partie océanographique de cette scène est due à l'unique plume du chevalier Tristan Bernard.
Ail! làge sombre des cavernes.
qu'à cette instinctive enfant de la Nature, à cette pauvrette dénuée du sens deslongues diplomaties qu'illustrèrent Talleyrand, il adresse un doux regard.
— Il n'y a pas, dans la langue française, reprend-il, ni dans aucune autre langue européenne, de mots suffisants pour caractériser ton cas. Sais-tu à quoi j'en suis réduit ? J'en suis réduit aux rudes onomatopées, comme nos ancêtres des cavernes.
Puis, violemment, farouchement, hors de toutes bornes :
— Tu es, dit-il, la dernière des ha-ha-ha ! une hou-hou-hou de bas étage... Et, pour me résumer, une hi-hi-hi!...
L'index posé sur la tempe, Népomucène Le Briquetier réfléchit un instant, et, se répondant à lui-même :
' — Oui, une hi-hi-hi !... C'est le mot '.
Marie-Blanche ne comprend rien, sinon que Népo, son cher Népo, est en proie à quelque violence dont elle ne perçoit pas la cause.