‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 13 sur 179 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

les écarts dont on se rendrait coupable relativement à l'orthographe généralement reçue pour les noms propres orientaux n'ont point l'importance des erreurs commises à l'égard de nos noms propres. 11 n'est certes pas indifférent d'écrire Paris avec un P ou avec un K^ mais il est à peu près égal d'écrire Bukarest, Dukharest, Buchnresty ou bien Kiva, Khiva, llha ou Chivay parce que, de toutes laçons le Français prononcera toujours le nom de ces deux villes d'une "manière plus ou moins choquante pour une oreille orientale; et il en sera exactement de même de tous les mots où figurent Y h aspiré et surtout les i et / gutturaux, complètement étrangers à toutes les langues européennes, excepté à celles dérivées du slave. Les divergences que présenterait l'orthographe de tous ces mots n'ont donc pas plus d'importance les unes que les autres; ce ne sont qu'autant de variantes d'un système radicalement et inévitablement vicieux, que chacun s'efforce d'adapter à son usage personnel.

Cependant, comme tout auteur placé dans l'obligation de traduire en langue européenne des sons orientaux doit s'en tenir à une méthode, j'ai adopté l'orthographe précédemment indiquée. Malheureusement, plus d'une fois, des déviations involontaires i\ cette orthographe ont pu m'échapper dans le cours d'un ouvrage hérissé de mots et de noms propres d'origine orientale. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple (et je crains qu'il n'y en ait beaucoup d'autres), le mot su (eau, rivière) a été par mégarde écrit sur ma carte sans 0, tandis que dans mon texte l'ortliographe adop-

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