‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 18 sur 179 · Loc. cU,y vol. M, p · texte numérisé non relu

Loc. cU,y vol. M, p

une gorge extrêmement pittoresque, toute parsemée de frais bocages. A peu de distance à Test du village Akbaba, cette gorge se trouve close par des hauteurs fort boisées qui la séparent de la vallée, également étroite et accidentée, au fond de laquelle se trouve le gros village d*Arnaout-koï, arrosé par un ruisseau qui débouche dans un des affluents du Rivas-tchaï.

La gracieuse et vaste baie qui, au sud de Beïkos, se déploie en un demi-cercle et se termine par le promontoire de Kanlydja, sert d'embouchure à plusieurs vallées pleines de fraîcheur et d'attraits, parmi lesquelles se distinguent celles de Sultanieh, d'Indjirkoï et de Tchuboukly. Elles figurent dans le très-petit nombre de localités dont les noms se rattachent non à des souvenirs de l'antiquité, mais simplement à des légendes de l'histoire ottomane, qui n*ont même pas toujours l'avantage d'être d'une nature bien poétique, puisque, d'après M. de Hammer*, le nom de Tchuboukly viendrait du mot turc tchuhmk, tuyau , verge , parce qu'en ces lieux le sultan Bajazet II aurait administré de sa royale main une fustigation à son fils Sélim II, et que la verge (ichubouk) qui avait servi à cette auguste correction paternelle aurait pris racine dans l'endroit môme et produit un arbre magnifique.

Le beau promontoire de Kanlydja, qui sert de limite méridionale à la vaste baie dans laquelle débouchent les trois vallées dont il vient d'être question, se rattache

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