‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 37 sur 179 · Varro, de Re ritstira · texte numérisé non relu

Varro, de Re ritstira

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relias ou rclamen, ot il fait observer (|uo J'étyniologio de ces termes est fondée sur rancien usage d'arracher (vellere) le poil au lieu de le tondre, et que d'ailleurs, même à son époque, cette pratique n'était pas encore tout à fait abandonnée, ce qui s'explique d'autant plus aisément que, dans le même chapitre, l'auteur nous apprend que, de son temps, l'usage du rasoir était encore comparativement de date récente, puisqu'il fut introduit à Rome seulement environ deux siècles avant Tére chrétienne^.

La chèvre d'Angora douue en moyenne un(* ok , ou à peu près un kilogramme de laine. La quantité moyenne fournie annuellement par le district dont nous avons indiqué la limite (la ville d'Angora y com-

1. Ce ne fut (|u'à cette époque que l'on vit paraître à Home les premiers barbiers venant de la Cilicie. Il en résulte (|ue', depuis la fondation de Home, il s'était écoulé plus de quatre siècles pendant lesquels rasage de se faire la barbe était complètement inconnu en Italie, usage qui, à la vérité, est loin d'offrir une mesure quelconque du degré de la civilisation, puisque non -seulement les deux extrémités opposées de rette dernière se trouvent également marquées par la présence de la barbe , mais encore que l'habitude de la laisser intacte devra s'établir comme une conséquence directe de la tendance qui caractérise notre société moderne en la portant à l'abandon de toutes les pratiques conventionnelles dépourvues do raison d'être; en sorte qu'un jour viendra oi^i la prétention étrange de satisfaire aux convenances ou à la beauté, en se meurtrissant oliaqne matin la fisrure avec une lame tranchante, se

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prise) peut ^Ire csliinc^o ih* 350 ù /|()0,()0() oks, on environ 450 A 500,000 kilogrammes. Sur celte quantité, 400,000 oks sont employées dans la contrée à la fabrication du fil, dont on retire 25,000, et qu'on exporte en Hollande; 8 à 10,000 oks de laine sont manufacturées dans le pays même, et converties en chftles et en- tissus, dont l'exportation est prohibée par le gouvernement turc, et qui ne sont consommées que dans l'empire*; enfin, 300,000 oks, sous forme de laine brute, sont exportées en Angleterre, car une très-petite quantité seulement de ces laines brutes pénètre en France par le port de Marseille, et en Autriche par celui de Trieste. Ce relevé est basé sur des rcmseignements positifs, que je dois aux marchands arméniens et grecs d'Angora, de Sevrihissar, Kastamouni, Tchengueri et autnvs lieux, cenlrc^s du commerce des laines en Asie Mineure. Il prouve suffisamment l'importance que pourrait acquérir, dans l'intérêt du commerce extérieur de TAnatolie, l'élevage de la chèvre

trouvera reléguée dans les annales du ridicule et de Tabsurde, à côté (le Tbabitude des peuples malais d'introduire des anneaux dans leurs narines et leurs lèvres percées.

1. II paraît qu'au xvii" siècle le commerce do ces tissus était parfaitement libre; Evliya {loc, cit.) dit : v Les habitants d'Angora font de grands voyages dans le Frangislan (pays des Francs) et l'Egypte pour vendre leurs châles. » D'un autre côté, il semblerait qu'à cette époque on ne savait pas encore, en Europe, faire usage de la laine dont il s'agit, et qu'Angora s'entendait seule à la manufacturer; Pierre Belon, qui visita l'Asie Mineure au xvr siècle, dit, en parlant d'Angora, que « cette ville est renommée par les grands trafics de chanielot, car il n'y a ville on l'on en fa*«se sinon là. » {Ohsorv. rirs sing,,

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