L. XH
tifëres, s'occupent particulièrement des deux espèces dont il s*agit.
De même, si, comme nous l'apprend jElien*, les lois, en Phrygie, condamnaient à mort quiconque tuait un bœuf destiné au labourage, cela prouverait de deux choses Tune : ou la rareté absolue de cet animal, ou le grand développement de l'agriculture , dont les besoins sans cesse renaissants faisaient craindre qu'ils ne devinssent en disproportion avec les moyens de se procurer des bêtes de labour. D'ailleurs, Varron^ nous apprend que les anciens en général avaient tant de respect pour le bœuf, si indispensable aux travaux dos champs, qu'ils avaient décrété la peine capitale contre quiconque tuerait cet animal. Pline, Valùre-Maxime-^ et Columelle^ attestent le même fait. 11 en résulte que dans l'antiquité le bœuf était destiné plutôt à l'agriculture qu'à l'alimentation de l'homme, et que par conséquent c'était le mouton et la chèvre qui servaient particulièrement aux besoins de la boucherie, exactement comme de nos jours en Asie Mineure. 11 faut donc supposer que ces deux derniers animaux jouaient le rôle principal, sinon le rôle exclusif, dans les fournitures de viande salée que faisait aux Romains l'Asie Mineure, particulièrement l'Arménie ^ et le Pont^. Or, aujour-