Iliade, c. xii, v
coursiers à la robe dorée (alezan) d'Arisbé *, et qualifie les Méoniens^ de célèbres par leurs chevaux; de même il dit que Rhésus, roi des Thraces, qui occupait l'extrémité du camp troyen, possédait des coursiers d'une taille et d'une beauté admirables, « plus blancs que la neige et aussi véloces que le souffle de la tempête *. » Plusieurs passages du poète prouvent le soin extrême que les Troyens apportaient à l'entretien de leurs belles races de chevaux ^, ainsi que la destination exclusivement militaire de ce noble quadrupède, qui semblait exempt de travaux moins glorieux quoique infiniment plus utiles ^. Au reste, on sait que les héros d'Homère
1. Ville qui se trouvait sur la côte asiatique des Dardanelles, non loin de Tancienne Abydos.
2. Iliade, c. x, v. /(dl. Les anciens habitants de la Lydie s'appelaient Méoniens, et occupaient probablement la vallée du Méandre ainsi que les montagnes limitrophes; or aujourd'hui cette contrée n'est rien moins que recommandable par sa race chevaline.