‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 63 sur 179 · L. VIII · texte numérisé non relu

L. VIII

tir leur marche. Le premier courrier remet les dépêches au second, celui-ci au troisième, et ainsi de suite jusqu'au terme du voyage , on dirait la rapide progression des torches volant de main en main aux courses célébrées en l'honneur d'Héphaïstos*. »

Ces renseignements très-curieux , fournis par Hérodote et Xénophon sur les postes persanes, ne nous donnent pas cependant le moyen de déterminer directement la mesure de la vitesse dont ces auteurs parlent avec tant d'admiration; d'ailleurs l'idée d'une vitesse quelconque semblerait même ne pas s'accorder avec le temps que, dans un autre passage^, Hérodote déclare nécessaire pour parcourir la route royale établie entre Sardes et Suse : évaluant la longueur de cette dernière à 13,400 stades (environ 575 lieues métriques ou 2,336 kilomètres ) , il la fait franchir à peu près en 90 jours ou environ trois mois ^ , puisqu'il compte 150 stades (près de 7 lieues métriques) pour chaque journée. C'est l'allure d'une caravane, et rien ici ne révèle cette vélocité des courriers dont parlent les deux historiens grecs. 11 est donc évident qu'en assignant trois mois au voyage de Sardes à Suse Hérodote n'entendait que la marche d'une armée, ou tout au plus d'un piéton, et encore ce dernier n'aurait-il pas cheminé à la manière du fameux Phidippidès ^. Mais par

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