‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 64 sur 179 · Ihid.j c · texte numérisé non relu

Ihid.j c

k. Hérodote (1. i, 106) nous apprend que, lors de rinvasion de Xerxès, les généraux grecs réunis à Athènes expédièrent à Sparte le

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cela même que nous ne pouvons pas admettre comme mesure de la vitesse des courriers persans le temps qu'Hérodote exige pour franchir la route royale dont il vient d'être question, nous sommes privés des moyens d'apprécier la rapidité si vantée de leur marche. 11 est vrai qu'Hérodote nous apprend le nombre de stations ou de relais échelonnés sur cette route , et dit (ainsi que Xénophon) qu'il y avait autant de relais que de jours voulus pour parcourir la ligne postale; mais, en calculant d'après ces données, nous aurions un résultat tout à fait incompatible avec une idée de rapidité quelconque : en effet, Hérodote donne 111 relais depuis Sardes jusqu'à Suse (dont 51 en Asie Mineure entre Sardes et l'Euphrate) ; si ce chiffre doit représenter le nombre de jours que les courriers persans mettaient à parcourir cette distance, il s'ensuit qu'ils auraient fait à peine 20 kilomètres par jour.

Au milieu de ces indications vagues et contradictoires, il ne nous reste qu'un moyen d'appréciation approximative : c'est d'admettre, comme mesure de l'espace franchi en un jour par les courriers persans, les limites dans lesquelles se trouvent circonscrites les forces mêmes du cheval. Nous avons vu qu'Hérodote et Xénophon disent expressément qu'on employait autant de chevaux qu'il fallait de journées de voyage; or, il ne serait guère possible de faire franchir au même

célèbre messager Phidippidès, qui franchit à pied, en un jour et demi, l'espace de trente -cinq lieues métriques qui sépare ces deux villes, ce qui fait (en supposant qu'il n'ait marché que le jour et en admettant dix-sept heures de marche) plus de huit kilomètres par heure!

cheval plus de 70 kilomètres par jour, ce qui donnerait pour toute la course, depuis Sardes jusqu'à Suse, environ 25 jours, et conséquemment une vitesse bien inférieure à celle que déploient aujourd'hui les Tatars turcs en changeant de chevaux plusieurs fois par jour. En outre, les courriers persans avaient, sur ces Tatars, non- seulement l'avantage de ne travailler qu'un seul jour, mais encore celui de traverser une contrée peuplée et jouissant d'une parfaite sécurité, et enfin de cheminer sur des routes le long desquelles se trouvaient échelonnés de beaux hôtels ^ comme le dit expressément Uérodote *.

Les maîtres de l'Asie Mineure tiraient d'assez grands avantages de l'état florissant de la race chevaline dans ce pays pour l'entretenir et en seconder le développement. Les fastueux satrapes qui gouvernaient les provinces au nom du roi de Perse prirent l'habitude de s'entourer d'une nombreuse cavalerie : c'est ce que prouve la relation que Xénophon nous a laissée de l'expédition du roi lacédémonien Agésilas en Asie Mineure contre le satrape Pharnabase^. Le

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