‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 69 sur 179 · AnnaL, pars iv, p. 5û3, édition de Bonn · texte numérisé non relu

AnnaL, pars iv, p. 5û3, édition de Bonn

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tous les cas , il est certain qu'à la fin du xfii" siècle , Ghassan *, le plus remarquîible parmi les Ilkhans mongols de la Perse, soumit à une réforme générale forganisation postale de ses vastes Etats; or, bien que l'Asie Mineure fût à cette époque sous la domination directe des Seldjuks. les sultans d'Iconium non-seulement étaient tributaires des Ilkhans, mais encore reconnaissaient leur souveraineté; en sorte que lesinstitutions posUUes établies par Ghassan dans ses Etats ^ comme mesure générale ont sans doute été appliquées à l'Anatolie tout entière.

11 n'est donc pas improbable que le régime post^'il aujourd'hui en vigueur dans l'empire ottoman ait été calqué sur celui des Ilkhans de la Perse. On pourrait en induire que ce régime, tel qu'il existe actuellement en Anatolie, se rattache jusqu'à un certain point, par une filiation interrompue de temps à autre, mais jamais complètement effacée, aux institutions de Cyrus,

i. Uammer, Geschichte der llkhane, vol. H, p. 168. Ce célèbre historien de l'empire ottoman , qui condamnera longtemps encore ses successeurs au rôle de copistes s'ils connaissent son œuvre, ou à n'être que des écrivains superficiels s'ils l'ignorent, a prouvé dans son histoire des Ilkhans que toute la législation ottomane, notamment le fameux Code de Suleiman, surnommé le Législateur, ne sont que des imitations et souvent des reproductions littérales des actes administratifs et militaires de Ghassan.

2. Ce qui prouve la grande extension que durent avoir les institutions postales des Mongols, c'est que le mot yam, par lequel, selon Hammer, les Mongols désignaient les relais de poste, est encore en vigueur dans toute la Russie, où môme les postillons s'appellent yam- Uchik, ou cochers des yams (relais de poste). Ces expressions sont au nombre de celles qui ont été introduites dans la langue russe par la domination mongole.

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l'onduleur de lancien empire persan, ce qui donnerait à l'organisation postale de l'Asie Mineure une durée de plus de vingt-trois siècles. Au reste, la continuation de ce régime pendant les époques les plus récentes ne prouve nullement que cette contrée ait conservé sa richesse en chevaux , mais seulement que le peu qui liii en restait suffisait encore aux besoins les plus rigoureux des lignes postales, l'existence de ces dernières ne supposant pas nécessairement un état florissant de la race chevaline. A mesure que nous avançons à travers le moyen âge , nous voyons disparaître ces exemples de grandes fournitures de chevaux pour le service militaire par lesquelles l'Asie Mineure manifestait jadis si fréquemment ses intarissables ressources en ce genre. 11 est vrai qu'au xii* siècle, lorsque le terrible Hulagou, fondateur de la dynastie mongole en Perse, fit son expédition contre ce dernier pays, son allié Hethun, roi d'Arménie, lui fournit 12,000 cavaliers et 40,000 fantassins*, ce qui, sans conteste, témoigne d'une grande richesse en chevaux ; mais c'est à peu près le dernier exemple d'un contingent de cette nature et de cette importance apporté par un peuple de l'Asie Mineure.

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