‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 71 sur 179 · Hisl. anim., 1. viii, 2/i · texte numérisé non relu

Hisl. anim., 1. viii, 2/i

Quoi qu'il en soit, les savantes recherches de RosenmûUer prouvent que cet animal n'était pas indigène chez les Hc^breux qui, pendant longtemps, le tirèrent de V Arménie, jusqu'à ce qu'enfin ils fussent parvenus à en assurer la reproduction chez eux et même à en faire leur monture privilégiée : aussi les premiers rois hébreux n'en employaient -ils point d'autre. Au reste, ce qui explique la tardive introduction chez les Hébreux de la procréation des mulets, c'est l'interdiction dont la loi de Moïse frappait le mélange de sangs différents*. L'Asie Mineure paraît s'être contentée du mérite d'avoir doté l'Europe, et même une partie de l'Orient, de cet utile animal , sans, avoir cherché à acquérir aucune célébrité par le développement donné à l'élevage de sa race ; car parmi les pays que les anciens nous signalent comme produisant les mulets les plus recherchés, la péninsule anatolique n'est point citée. Du temps d'Aristote, le mulet ne parait pas avoir été très-répandu en Grèce, puisque ce célèbre naturaliste prétend ^ que dans l'Élide il était impossible de le faire reproduire, et que, pour en avoir, les habitants conduisaient leurs juments dans un pays limitrophe, où elles rencontraient des ânes. Sans doute la rareté de ces derniers animaux en Élide était le véritable motif de la prétendue impossibilité d'y obtenir la reproduction des mulets; les influences climatériques ne devaient y être pour rien, car aujourd'hui le mulet est tout aussi com-

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