L. VII
4. Le Karasou , ou Maïsto d'aujourd'hui , à l'est de Salonique.
5. Probablement VAspro-Polamos qui traverse l'Akarnanie et débouche dans le golfo de Patras.
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lions qui ne cessaient de rôder autour de l'armée, ne faisant aucun mal aux hommes, mais dirigeant toute leur fureur contre les ruminants. Hérodote observe* à cette occasion que la contrée dont il s'agit se trouvait infestée de lions. De plus, il résulte de plusieurs passages de ses écrits et de ceux de Xénophon que, du temps de ces auteurs, la Macédoine était un véritable repaire d'animaux féroces, parmi lesquels figurait positivement le lion. Ainsi, en décrivant la destruction de la flotte persane (492 avant Jésus-Christ), brisée contre les rochers du mont Athos, Hérodote ^ dit que bon nombre de naufragés qui cherchèrent à se sauver sur la côte y furent dévorés par les bêtes fauves , car, ajoute-t-il, elles abondent dans les parages du mont Athos. Aristote* reproduit la délimitation tracée par Hérodote de la contrée qu'habitait le lion en Europe; ce qui prouve qu'à son époque, c'est-à-dire environ trois cents ans avant Jésus-Christ , cet animal conservait encore le domaine qu'il possédait près de deux siècles auparavant. Bien plus, nous l'y voyons longtemps après, puisque Parthenius^, qui vivait environ cinquante ans avant l'ère chrétienne, dit que le chasseur Eyanîppus, qu'il place en Thessalie, y poursuivait le lion et le sanglier. 11 est vrai qu'en sa qualité de romancier Parthenius ne saurait avoir une bien grande autorité; mais on n'a aucun motif de lui supposer des